Portraits / A l'affiche ce mois-ci
Roulliaud :
une croissance externe réussie
Bruno Poilpré
- Photo : C.CReconnue pour son sérieux et la qualité de ses prestations depuis sa création en 1953, l’entreprise Roulliaud a été reprise en 1986 par Michel Dury avant d’être rachetée par Bruno Poilpré en 2002. « Au cours d’un dîner familial,Michel Dury, mon beau-frère,m’a proposé de rejoindre Roulliaud comme directeur général, avec un objectif : prendre sa suite à la tête de l’entreprise. » Ingénieur arts et métiers, Bruno quitte son poste de chargé d’affaires en mécanique au sein de Garczynsky Traploir en 1997 pour rejoindre Roulliaud, dont il prend la tête en septembre 2002. « L’entreprise comptait alors 180 salariés et avait pour activités principales le ravalement de façades et la peinture intérieure.Depuis, nous avons beaucoup évolué. Nous avons notamment intégré un département restauration du patrimoine ancien avec une équipe de tailleurs de pierre, et diversifié notre clientèle.Ainsi, aujourd’hui, nous travaillons avec les offices publics d’HLM, les syndics de copropriétés, les industriels, les entreprises du secteur tertiaire, les collectivités locales, et les particuliers. » Bruno Poilpré a également étendu l’activité de l’entreprise au-delà de la Touraine et du Loir-et-Cher, d’abord à Nantes, puis au Mans et à Angers. En 2003, il rachète Airaud, une entreprise nantaise fondée en 1924, pour s’implanter localement et disposer d’une certaine légitimité. « Nous avions alors été sollicités dans le cadre d’une opération de rénovation urbaine.Aujourd’hui, nous travaillons sur Nantes sous le nom d’Airaud, et, pour les grosses opérations, c’est Roulliaud qui prend le relais car l’entreprise est plus structurée, et dispose du matériel et de la technicité nécessaires » explique-t-il, en précisant : « nous possédons notre propre parc d’échafaudages et une logistique qui nous permettent d’être compétitifs dans un marché très concurrentiel. » Roulliaud se distingue aussi en réalisant l’isolation thermique par l’extérieure, l’imperméabilité des façades avec une garantie décennale et des travaux de peinture intérieure très pointus (enduis à la chaux, tadelak, stucco). « Mais nous devons encore accroître notre technicité, la qualité de nos prestations, et poursuivre notre démarche en matière de croissance externe », conclut Bruno Poilpré.
CC
Contact : 02 47 54 18 18
roulliaud@roulliaud.fr
Le bois, matière d’avenir pour ELB
Philippe Gallé
- Photo :P.C.Voilà déjà plusieurs mois que la Société industrielle des bois nouvelle (SIB) développe un diagnostic bilan carbone avec l’Ademe. L’entreprise chinonaise spécialisée dans la fabrication d’emballages légers en bois (ELB) s’intègre ainsi à la démarche menée par un groupe de huit entreprises pilotes sur le secteur. Il est vrai que Philippe Gallé, son président directeur général, est un entrepreneur motivé par les questions environnementales. Président de la commission recyclage du Syndicat des industriels français de l’emballage léger en bois (SIEL), il milite activement auprès des pouvoirs publics et de la clientèle. « Nous travaillons sur le devenir en fin de vie de ce produit stable dans le temps et qui ne donne pas de goût aux aliments, explique t’il. Nous devons monter une filière de recyclage des 250 à 300 millions de cagettes de peupliers utilisées chaque année. » Contrairement au plastique, celles-ci peuvent être fabriquées aussi longtemps que l’on replantera du peuplier, arbre du milieu humide à croissance rapide. C’est ce qu’a entrevu Philippe Gallé en reprenant le groupe EPC – holding regroupant SIB, CAM et Sequoia - en 2005.
Une ressource disponible localement
Cet ingénieur de formation agro-alimentaire – ayant oeuvré pendant une vingtaine d’années dans une banque locale bien connue - a racheté cette affaire représentant actuellement 96 salariés permanentes (150 l’été) et 10 M€de CA – dont 38 à Chinon pour 4,3 M€ de CA – sur la base de quatre critères indissociables : une bonne maîtrise de la problématique agricole et agro-alimentaire, une connaissance pluridisciplinaire du secteur d’activité, une expérience du management des hommes, une filière d’avenir. Forte d’une ressource disponible localement, l’entreprise chinonaise leader sur son secteur livre de Nantes à la Sologne en passant par le sud de l’Ile de France, Laval et Royan. « Nos ELB sont destinés à 40 % pour le maraîchage,à 35 % pour le melon et 25 % pour l’arboriculture, souligne Philippe Gallé. Nos parts de marché sont quasi stables, même si nous constatons une légère régression due au choix des donneurs d’ordre de développer l’emploi de l’emballage plastique. » Autres soucis : la hausse du prix du carburant et du fil d’acier. Néanmoins, il envisage d’accroître les effectifs du groupe et d’effectuer des gains de productivité depuis l’acquisition d’une nouvelle machine. Il souhaite aussi accroître les effectifs en rapatriant une partie de la fabrication réalisée actuellement dans des pays de l’Est.
PC
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