Sites d’activité l’espace
en plus
Diversité.
En améliorant ses accès
autoroutiers, la Touraine
se donne un nouvel élan.
Elle propose de nouvelles
zones d’activités
notamment dédiées au
secteur logistique
Patrick Chateau
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| L’extension du Node Park Touraine, à Tauxigny, porte sur 60 ha. - Photo : D.R. |
La Touraine compte 188 zones d’activité regroupant
3 550 entreprises et 70 000 emplois. 76 d’entre elles totalisent
près de 250 ha de terrains vacants et viabilisés. De plus,
une quinzaine de projets de nouvelles ZAC (725 ha) sont à
l’étude ou en cours de réalisation. Tours est en train de recueillir
les fruits de son nouveau positionnement autoroutier (A28 et
A85). La création et/ou l’extension de zones d’accueil de 150
à 350 ha, notamment à la périphérie de l’agglomération – qui
concentre environ 1 000 ha de réserves foncières – positionne
le département comme un prétendant sérieux au titre de zone
logistique de poids au cours des prochaines années. “Nous
présentons l’avantage d’être placé à proximité de Paris, explique
Marc Pommereau, président du Conseil général d’Indre-et-
Loire. Suffisamment pour que cela soit valorisant, et assez loin
de la zone d’attraction francilienne pour éviter de subir la même
pression financière.”
Base arrière logistique. La Touraine se transforme peu
à peu en base arrière pour les logisticiens en quête de nouvelles
plates-formes à exploiter sur l’axe Calais-Bayonne, via Rouen,
Le Havre et leur activité portuaire. La ZAC de Neuillé-Pont-
Pierre et ses 300 ha à deux pas de l’échangeur de l’A28 en constitue
un bon exemple (voir Touraine Eco n°241). Toujours au nord de
l’agglomération, la communauté de communes du Castelrenaudais
envisage d’ajouter quelque 90 ha aux 10 ha existants de la ZAC
de la Rivonnerie à Autrèche. Classée d’intérêt national, cette
nouvelle zone pourrait se concrétiser à l’horizon 2008-2009.
Présenté en septembre dernier aux partenaires de l’Etat, ce projet
dépend encore de la conclusion de différentes études et de la rapidité
d’acquisition des terrains concernés.
Après Lidl, La Poste, Tours Enrobés et la plate-forme logistique
CIRMAD, Isoparc s’achemine vers la conclusion de la
1ère phase d’occupation des 153 ha (dont 95 cessibles) aménagés
par la SET à Sorigny ; 25 ha supplémentaires seront prochainement
disponibles. Là encore de grosses structures dédiées à
l’activité logistique sont sur les rangs, pour des travaux au début
de l’année prochaine.
Plus à l’ouest, la communauté de communes de la Confluence
envisage l’ouverture de 142 ha sur Ballan-Miré et de 70 ha sur
Druyes. “Baptisée Carrefour en Touraine, cette ZAC constituera
une zone logistique idéalement placée à la croisée des autoroutes,
souligne Jacques Rabier, premier vice-président chargé du développement
économique. Une première tranche de 20 ha devrait
être disponible à la fin du premier semestre 2007 sur la route
d’Artannes. Elle aura aussi vocation à accueillir des PME.” Enfin,
la ZAC du Véron tient également à se positionner sur ce créneau.
La communauté de communes du Véron souhaite ajouter une
centaine d’hectares aux 70 déjà occupés pour accueillir des platesformes
peu ou prou identiques à celle de Système U.
Bienvenue aux PME. Néanmoins, la proximité avec un
échangeur autoroutier n’est pas forcément synonyme d’activité
logistique. Telle est la position des élus de la communauté de
communes Bléré-Val de Cher. Le territoire acquiert actuellement
une cinquantaine d’hectares – sur les 200 prévus à terme – à
proximité du futur échangeur de l’A85 à Sublaines. Susceptible
de débuter en 2008, la commercialisation des parcelles s’adressera
à tous types d’entreprises. Loches Développement adopte
un point de vue similaire au sujet de la ZAC Node Park à Tauxigny.
“Nous avons déposé un dossier de création de ZAC pour une
extension d’environ 60 ha, précise Alain Arnould, vice-président
chargé du développement économique. Nous avons l’espoir d’y
attirer des entreprises d’un certain niveau technologique davantage
créatrices d’emplois que celles du secteur logistique.”
AEsvres, la communauté de communes du Val-de-l’Indre et la
SET s’apprêtent à lancer les travaux de requalification de la
ZAE Saint-Malo. L’extension de la zone Even’parc est en cours ;
soit 12 ha déjà réservés ou commercialisés. Un dossier de création
de ZAC a été déposé pour lancer une seconde tranche de
40 ha accueillant tous types d’activités. L’ouverture de l’échangeur
de l’A85 au premier trimestre 2008 en fait d’ores et déjà
une zone très attractive.
AParçay-Meslay, la communauté de communes du Vouvrillon
clôt la procédure de la ZAC du Cassantin - classée d’intérêt national
par le Conseil général - destinée à accueillir de nouvelles entreprises
sur 70 ha supplémentaires (total : 127 ha). “La SET devrait
débuter la commercialisation des parcelles à la fin du premier
trimestre 2007, explique Jacques Galataud, président. La présence
déjà ancienne de la société Norbert Dentressangle ne prédestine
pas le Cassantin à devenir une plate-forme logistique. Nous tenons
à la diversité des activités.” Cette ZAC se caractérise par la qualité
de ses infrastructures : fort volet environnemental, haut débit,
circulation aisée pour les poids-lourds... “En face, la zone de
sport et de loisirs de Bellevue sera aménagée en partenariat avec
la direction départementale Jeunesse et Sport pour la détente des
salariés, et plus généralement de la population”, conclut-il.
Des projets dans l’agglo. Enfin, l’agglomération n’est
pas en reste. C’est aux Deux Lions que la société Delta Azur
lance deux programmes destinés au secteur tertiaire. D’une superficie
de 12 000 m2, le premier voisinera avec le futur îlot commercial
“L’heure tranquille”. Reliés entre eux, ces trois bâtiments en
R+4 avec parking en sous-sol sont en cours de commercialisation
(livraison 1er trimestre 2008). Le second projet prendra forme
face à l’IMT. Soit quatre bâtiments en R+1 et R+2 totalisant
7 800 m2 de bureaux. Une direction régionale y a déjà réservé sa
place. Par ailleurs, Tour(s)plus et la SET poursuivent l’extension
de la ZAC de la Liodière à Joué-lès-Tours Ainsi, la commercialisation
des 16 ha de La Flottière se termine. En 2007, les
Maupointières vont se développer sur 19 ha.
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RENCONTRE
Répondre au souhait des entreprises
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| Marc Pommereau, président du
Conseil général d’Indre-et-Loire - Photo : D.R. |
Quelle politique mène le Conseil général pour la promotion des
ZAC en direction des entreprises à la recherche d’un terrain ?
Marc Pommereau :
Tout d’abord, ces zones doivent répondre
à leur souhait, car la volonté politique seule ne suffit pas à les
attirer. Les services, et particulièrement ceux liés aux nouvelles
technologies, sont essentiels. Nous savons que notre communication
sur les NTIC porte ses fruits. Ensuite, il faut être en
mesure de proposer des infrastructures routières et ferroviaires
irriguant le territoire. De ce point de vue, l’ouverture à moyen
terme de l’A 85 – et plus récemment de l’A28 – contribue au
dynamisme de la Touraine.
Toutes ces zones d’activités ont-elles vocation à accueillir
le même type d’entreprise ?
Marc Pommereau : Il est évident que l’offre d’accueil doit être
équilibrée. Le département travaille donc dans le sens d’un classement
par catégorie auquel les maires sont conviés à participer.
En effet, il s’agit d’éviter le mitage du territoire. Non seulement ce
ne serait pas rentable, mais le coût environnemental serait accentué
avec la multiplication des camions sur des voies pas forcément
prévues pour cela. Sans oublier la mise en concurrence avec les
zones agricoles. Je souligne l’excellent
partenariat existant avec les
chambres consulaires et tout particulièrement
la CCI de Touraine. Il est
utile pour marcher d’un même pas
avec les collectivités locales.
Comment distinguez-vous les
différents types de ZAC ?
Marc Pommereau : Nous avons
donc défini trois types de ZAC soutenues
financièrement selon différents
critères, parmi lesquels le nombre d’emplois créés. Ce sont d’abord
les ZAC d’intérêt régional ou national situées principalement au
nord et au sud de l’agglomération près des principales voies routières
et ferroviaires. Elles offrent suffisamment d’espace pour accueillir
de grands noms de la logistique ou pour accompagner les entreprises
dans leur développement. Les zones d’intérêt communautaire
sont souvent très pertinentes pour les entreprises innovantes
qui ont des parts de marché à l’international. Enfin, n’oublions pas
les zones artisanales qui jouent davantage sur la proximité.
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