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Automobile - stratégies pour une filière
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POLE AUTOMOBILE CENTRE
Un nouvel outil pour les entreprises
Rassemblant l’ensemble des acteurs de la filière, le Pôle Automobile
de la région Centre est un nouvel outil mis à la disposition des industriels
pour favoriser l’amélioration continue de leurs performances,
leur adaptation aux attentes des constructeurs et leur coopération.
Alain Courtois, 1er vice-président de la Chambre régionale de Commerce
et d’Industrie du Centre, présente la démarche
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| Alain Courtois - Photo : D.R. |
Tout a commencé avec la fermeture de l’usine Matra de
Romorantin-Lanthenay, qui a provoqué un véritable séisme
économique en touchant plus particulièrement les départements
du Cher, de l’Indre et du Loir-et-Cher. Un “coup de pied de l’âne”
qui a ouvert les yeux sur l’importance de la filière industrielle
automobile dans la région et, surtout, sur la nécessité d’anticiper.
L’enquête réalisée par le réseau consulaire, dans le cadre de
l’action financée par la DRIRE et la Région, en 2003, a permis
de mesurer la potentialité de ce secteur d’activité.
Comment s’organise le Pôle ?
Lancé par le réseau consulaire (CRCI et CCI
départementales), avec le soutien financier de la
DRIRE et du Conseil régional du Centre, le pôle sera
à terme piloté par les industriels eux-mêmes.
L’implication des acteurs se concrétise dès
maintenant par l’adhésion au Pôle, qu’ils soient
fournisseurs de rang 1 et 2 ou plus, équipementiers
ou fournisseurs de biens d’équipement ou de services,
mais également organismes institutionnels, prescripteurs, structures
de recherche et écoles impliqués dans la filière. La diversité des
entreprises est importante, car sont aussi concernées celles dont
le chiffre d’affaires ne dépend pas que de l’automobile. A côté
des partenaires financiers, des partenaires techniques : Galia, Pôle
AVR de l’université d’Orléans et de Tours, Icare (Institut pour la
compétitivité auto et la recherche de l’excellence)...
Patrick Farman vient d’en être nommé président, une équipe et
des moyens (site Internet, newsletter, veille industrielle...) ont été
mis en place, au service d’actions ciblées pour appuyer la filière.
Le pôle sera, à terme,
piloté par les industriels
eux-mêmes.
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A quoi peut-il servir ?
Le Pôle a pour vocation le développement et la pérennité des
entreprises. Il s’agit d’avoir une démarche cohérente et de faire travailler
ensemble les fournisseurs de
l’automobile sur les sujets
d’intérêt commun : formation,
matières premières, logiciels,
normes qualité... Le Pôle prévoit
donc des actions collectives et
individuelles qui se complètent
pour répondre aux spécificités de
la filière et de chacun de ses
acteurs. Le programme est aussi
diversifié que la coopération inter-entreprises, la promotion des savoirfaire,
la veille des marchés et des technologies, le diagnostic de
l’entreprise, l’amélioration de sa performance opérationnelle, le
développement de ses outils TIC ou encore son accompagnement
à la dimension internationale.
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Année du centenaire Rolland-Pilain
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| Photo : A.B. |
Associée à l’événement, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Touraine
accueillera les 23, 24 et 25 juin, dans son Grand Salon, l’exposition organisée dans
le cadre du centenaire de la fondation de la firme Rolland-Pilain, ainsi que plusieurs
voitures du constructeur dans la cour d’honneur. “Créée en 1906 par le financier Rolland
et le mécanicien Emile Pilain, la marque a durablement marqué le paysage automobile”,
rappelle Jean Blanchard, vice-président de l’association des Amis de Rolland-Pilain.
En effet, constructeur tourangeau sérieux avant 1914, la Grande Guerre permet à
l’entreprise de la place Rabelais de progresser en s’alliant au motoriste d’aviation
Gnome-Rhône. Au début des années vingt, sa notoriété devient nationale voire
internationale, grâce à une présence commerciale sur l’ensemble du territoire et, surtout,
à sa participation remarquée aux Grand-Prix parmi les Bugatti, Delage, Fiat, Voisin
et autre Sunbeam. “Dès 1922, certains modèles seront dotés de freins à commande
hydraulique. Une première mondiale !”, observe Jean Blanchard. Mais la concurrence
est rude. Le client rechigne à payer 30% de plus que le modèle équivalant en Citroën
ou Renault. En 1927, l’usine tourangelle ferme pour disparaître définitivement en 1930.
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