Dossier / Témoignages


Plan de développement économique de la CCI de Touraine



Carrefour logistique

Michel Lezeau, vice-président du Conseil général

- Photo : D.R.

Quelles sont, selon vous, les priorités d’aménagement favorables à l’amplification du carrefour logistique que constitue la Touraine ?

Michel Lezeau : Le Conseil général s’investit très fortement depuis plusieurs années sur la création et l’aménagement de grandes zones d’activité à vocation logistique situées au plus près des axes routiers et autoroutiers. C’est le cas de zones déjà existantes telles que Isoparc et Carrefouren Touraine. Et de celles à venir comme le Cassantin, Sublaines et Neuillé-Pont- Pierre. Pour faciliter leur développement et assurer aux entreprises qui s’y implanteront le meilleur service possible, le Conseil général a également investi dans la création de nouveaux échangeurs (celui de Sorigny par exemple) et a déjà créé au nord de Tours, à Parçay-Meslay, un grand centre routier. Un deuxième de même nature est en projet sur la zone d’Isoparc.

Comment le partenariat CCI - Conseil général sert-il ce développement ?

Michel Lezeau : La mobilisation des acteurs du développement économique est fondamentale pour l’avenir de la Touraine. La logistique est un thème fédérateur autour duquel j’ai souhaité créer, au sein de l'Agence Développement de la Touraine (ADT) que je préside, une commission logistique réunissant l’ensemble des professionnels de la profession, présidée par Bernard Estivin. Une étude a ainsi été menée au sein de cette commission dont les résultats ont confirmé la pertinence de nos choix. La vocation logistique de la Touraine est indéniable, le succès rencontré par Isoparc notamment auprès de grands groupes tels que Lidl ou La Poste nous l’ayant déjà prouvé. En terme de promotion, le partenariat entre la CCI et l’ADT est également très fort. Leur présence conjointe aux grands salons professionnels, comme cela a été le cas en mars dernier à la Semaine du Transport et de la logistique (SITL), facilite une démarche active et dynamique auprès d’investisseurs potentiels ou d’acteurs de la profession.



Loire, tourisme et culture

Serge Babary, président du Comité départemental du tourisme, vice-président de la CCI de Touraine

-Photo : M.A.T.

Les valeurs ligériennes, patrimoine, culture, art de vivre, font-elles recette auprès des touristes ?

Serge Babary : En Touraine, et en 2004, les touristes ont dépensé 787 millions d’euros, soit une augmentation de 7,3 % par rapport à 2003. En 2005, et en six mois, 70 000 personnes ont emprunté en Touraine un parcours Loire à Vélo. L’opération “Plus de Touraine” (hôtels à moitié prix les week-ends de mars et du 1er avril), a enregistré 550 r é s e r v a t i o n s d e chambres (1 100 nuitées) soit deux fois plus qu’en novembre 2005... Grâce à ce type d’opérations, chaque année nous réussissons à neutraliser des éléments négatifs (image bousculée par des événements, autres destinations plus “paisibles” que la France...) ; c’est la preuve qu’il faut inventer de nouveaux concepts. Le début de l’année 2006 est satisfaisant.

Des investisseurs ont des projets en Touraine. Une véritable économie touristique peut-elle se développer ?

Serge Babary : Depuis trois ans, nous voyons sortir des projets. Le premier - la résidence Pierre & Vacances à Loches - en a entraîné d’autres, concurrents. On voit que la Touraine est devenue une destination dynamique. Il est par ailleurs encourageant de voir que les professionnels jouent bien le jeu de la communauté d’action : la mission que nous avons menée à New York, celle que nous organisons à Londres, témoignent d’une belle participation. Le Département accompagne le développement de l’économie touristique avec la mise en place d’un fonds d’intervention dont bénéficient des entreprises du secteur. Une dizaine de projets privés sont actuellement concernés. C’est bon signe.


Fédérer

Alain Dayan, adjoint au maire de Tours

- Photo : O.M.

Comme les membres de la CCI de Touraine, vous semblez acquis à l’idée de fédérer les acteurs économiques du département. Pourquoi ?

Alain Dayan : En économie, encore plus qu’ailleurs, il s’agit d’être efficace. La compétition internationale nous oblige à fédérer nos énergies pour attirer des investisseurs sur notre territoire. Le temps des querelles de clocher est largement révolu. Le fonctionnement de la Semaval (aéroport Tours Val de Loire, partenaires : CCI, Conseil général, Tours(Plus) me semble un bon exemple d’efficacité. Avoir une présidence tournante sur des projets d’intérêt général pour la Touraine permet d’obtenir plus facilement un consensus et bénéficie à leur réalisation.

La création d’une structure économique commune aux différents acteurs vous semble-t-elle réalisable et comment ?

Alain Dayan : Elle est souhaitable. La difficulté est de savoir à partir de quelle structure elle peut être élaborée. L’habitude de travailler ensemble autour de dossiers peut être amplifiée. Nous avons des exemples, ces dernières années, de réalisations - la micro-électronique de puissance, par exemple -, où l’ensemble des acteurs ont su porter les projets. Déjà la structure d’agglomération facilite la prise en compte de l’intérêt général dans le développement de l’économie. Une étape nous reste à franchir pour convaincre le reste du territoire de notre intérêt commun pour le développement économique. La CCI participe largement à cet effort de conviction.


 
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