En couverture
Plan de développement économique de la CCI de Touraine
Témoignages. Autour des quatre pôles d’application et des trois axes d’impulsion, des partenaires ont accepté d’exprimer leur point de vue sur le plan stratégique de la CCI de Touraine à la réussite duquel, à différents niveaux, ils collaborent
Propos recueillis par Odile Ménard
Santé, beauté, bien-êtreJean-Luc Ansel, directeur général de la Cosmetic Valley *
- Photo : O.M. Quelle position occupe la Touraine dans le pôle de compétitivité Cosmetic Valley ?
Jean-Luc Ansel : La force de la Touraine tient à la présence de douze PME qui travaillent dans le secteur de la cosmétique et à la réputation de l’université François-Rabelais dans les sciences de la dermatologie. Ce réseau nous a permis de créer, avec des entreprises d’Eure-et- Loir et de Haute-Normandie un pôle cosméto-textile positionné en Touraine, qui va se renforcer avec la création d’un laboratoire de contrôle.
Que peut apporter aux PME la Cosmetic Valley ?
Jean-Luc Ansel : Le pôle représente environ 300 entreprises, de la plus petite à de grands noms de la cosmétique, et deux universités : Tours et Orléans. Les PMIPME peuvent s’appuyer sur les moyens de la recherche universitaire pour développer des innovations. De plus, la Cosmetic Valley a une image forte, reconnue à l’international comme représentant le luxe français. Il faut utiliser ce capital pour valoriser les entreprises de Touraine et en attirer d’autres sur son territoire. Le programme cosméto-textile est lui-même un outil d’innovation et de promotion dans les salons internationaux où les PME nous accompagnent. Il confirme la France - et la Touraine - dans une position de leader. La CCI, qui est notre avocat auprès des PME et des collectivités, l’a fort bien compris en montrant l’intérêt que la Touraine pouvait trouver à entrer dans la Cosmetic Valley.
• Le Pôle de compétitivité “cosmétique et sciences de la beauté et du bien-être” a pris le nom de Cosmetic Valley (basée à Chartres), une entité qui existait et s’est étendue. Il couvre aujourd’hui un réseau de près de 300 entreprises de l’Eure, l’Eure-et-Loire, les Yvelines, le Loiret, le Loir-et-Cher et l’Indre-et-Loire, et deux universités, Tours et Orléans.
Energies et industries d’avenirPhilippe Foucher, responsable des affaires industrielles et régionales au CEA de Monts
- Photo : D.R. Le CEA de Monts est l’un des établissements phares du pôle de compétitivité “Sciences et systèmes de l’énergie électrique, S2E2”. Quels sont les développements menés actuellement ?
Philippe Foucher : En collaboration avec des laboratoires de recherche et des industriels, le CEA/Le Ripault travaille à lever les verrous technologiques permettant d’envisager une utilisation massive et économiquement viable de l’hydrogène, vecteur énergétique de demain. Les études portent sur la conception de matériaux, l’élaboration de procédés et de démonstrateurs. On peut citer, entre autres, les études sur le stockage sécurisé de l’hydrogène gazeux et la conception des matériaux coeur des piles à combustible.
En quoi et comment un tel pôle peut-il représenter une opportunité de développement économique qui profite à tous ?
Philippe Foucher : Le pôle de compétitivité S2E2 rassemble autour de projets innovants chercheurs, universitaires et industriels. La plate forme Alhyance innovation, née de la volonté du CEA, du Conseil général et de la région Centre, sera un des outils de développement de l’activité socio-économique des nouvelles technologies pour l’énergie. Dans la dynamique du pôle, elle permettra aux équipes désireuses de porter l’innovation à maturité de travailler en synergie, ensemble en un même lieu, dans des laboratoires et sur des équipements dédiés.
Selon vous, quel peut être le rôle de la CCI de Touraine dans ce dispositif ?
Philippe Foucher : La CCI peut assurer la promotion en matière d’efficacité énergique auprès des PME et PMI pour les sensibiliser et les aider à prendre, dès aujourd’hui, les virages pour être, demain, au rendez-vous de cette nouvelle économie. Elle peut également impulser à la création de nouvelles entreprises dans un marché encore à inventer.
Formation et Recherche
Loïc Vaillant, vice-président chargé de la Recherche et de la valorisation de l’université François-Rabelais
- Photo : D.R. Comment s’exerce le partenariat entre la CCI de Touraine et l’université François-Rabelais de Tours, formalisé par une convention signée en 2005 ?
Loïc Vaillant : Ce type de partenariat entre une CCI et une université est innovant, très peu exercé en France ! Nous avons ainsi institutionnalisé des relations et, surtout, nous les avons programmées dans le temps, autour d’un objectif commun. Nous avons déjà constitué un groupe de travail sur la formation professionnelle, nous développons l’engagement de stagiaires universitaires de tous niveaux (Licence, Masters) et de doctorants dans les PME (dans les secteurs de la pharmacie, de l’électronique, de l’informatique...). La nouveauté en matière de formation vient de la prise en compte des besoins des entreprises et des capacités de l’université. Nous voudrions d’ailleurs, pour les étudiants, les doctorants et les enseignants- chercheurs, développer les visites d’entreprises et, inversement, présenter aux PME les laboratoires universitaires.
Quels projets ?
Loïc Vaillant : Nous avons pu fédérer des entreprises autour du projet sur l’habitat mobile des handicapés, qui concerne les lits médicalisés ou la fourchette électronique, par exemple. La CCI s’occupe de la veille technologique, le laboratoire informatique de l’université développe le projet. Nous travaillons aussi sur le pôle cosméto-textile, très novateur. Nous disposons de compétences universitaires et en entreprise pour fabriquer du textile intelligent aux propriétés scientifiquement démontrées. Nous menons un programme d’études sur quatre ans et qui concerne une trentaine de personnes dont la moitié dans le privé, à plein temps.
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