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Jacques François, un opticien serein

Jacques François - Photo : P.C.

Opticien-audioprothésiste, Jacques François est à la tête d’une affaire comptant 17 boutiques (dont quatre dans le domaine de l’audition) et 60 collaborateurs essaimés sur l’Indreet- Loire, la Sarthe et l’Eure-et-Loir. Al’approche de la cinquantaine, c’est en toute sérénité qu’il organise actuellement sa succession au profit de ses fils. “En 1980, j’étais le premier opticien de Saint-Cyrsur- Loire”, rappelle ce créateur qui sait également endosser l’habit de repreneur. Par exemple, l’ex-Taillandier, rue Nationale, le plus ancien opticien de Tours avec sa centaine d’années au compteur. “Le rachat d’une affaire est toujours plus délicat, explique-t-il. En effet, j’ai toujours constaté une baisse du chiffre d’affaires les premières années ; sans doute le temps de gagner la confiance de notre nouvelle clientèle.” Aujourd’hui, Jacques François s’avoue “fier” d’un parcours professionnel qui le place en seconde position de la Guilde des Lunetiers par le chiffre d’affaires (2005 : 7,5 M€) et premier par le nombre d’enseignes. Huit cents opticiens se présentent comme lui sous les marques Vision Plus, Krys, VO, Lynx Optique et Entendre. “L’appartenance à cette coopérative, le 2e groupement mondial, et à son centre d’achat européen, le CODIR, contribue à ce résultat, notamment grâce à la formation, explique-t-il. Notre progression de 8,6 % en 2005 est essentiellement due à la qualité de nos collaborateurs.”

Contact : 02 47 41 20 60

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Eric Stipa, un coiffeur créateur

Eric Stipa

Comment un homme entré en apprentissage de coiffure à 14 ans à Tours en 1965 se retrouve-t-il quarante ans plus tard avec 130 salons dont 16 succursales à son nom – certains en Pologne, Suisse, Portugal... – et deux écoles de perfectionnement (Tours et Lyon) ? “Peut-être simplement parce que je suis un créateur dans tous les sens du terme”, explique-t-il. En 1972, il n’attend pas sa majorité pour ouvrir un premier salon à Saint- Cyr-sur-Loire. La décennie qui s’écoule le voit marquer la profession de son empreinte. “J’ai inventé les amortis, la ligne de cou, les perspectives, le carré-boule...”. Quelque 35 collections ont déjà été portées par sa clientèle très vite séduite par son concept de salon aux lignes épurées. La profession y trouve également son compte. Le nombre croissant de coiffeurs indépendants attirés par sa démarche valorisant la qualité l’amène à créer son école à Tours en 1985. “J’ai vécu quelques années difficiles pour l’imposer, avec Muriel mon épouse, mais nous avons eu raison de croire à ce positionnement provincial qui a fait connaître la région à plus de 10 000 stagiaires français et étrangers en vingt ans”, se souvient-il. Eric Stipa a également cru à la notion de label pour promouvoir “un métier de prestation de services à forte connotation humaine qui est tout sauf un produit manufacturé”. Résultat : une affaire de famille forte d’un chiffre d’affaires de 5,6M€ (hors labellisés), une centaine de collaborateurs, et des projets plein la tête.

Contact : 02 47 66 96 96

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CLEN, la force de l’outil de travail

Xavier Catelas - Photo P.C.

Nous prévoyons une croissance d’environ 12 % pour l’année 2006, annonce Xavier Catelas, président du directoire de CLEN (27 M€ de CA environ, 200 collaborateurs). Une progression rare dans le secteur du mobilier de bureau soumis à une crise grave depuis 2002.” Cette entreprise quarantenaire – et familiale à 96 % – crée des lignes de produits réparties en quatre familles : meubles de classement et de rangement, mobiliersystème, accessoires de bureau et luminaires, sièges. Deux datesclé expliquent sa progression : 1963, avec la création par Claude Catelas d’un tiroir en plastique injecté “toujours leader sur son marché”, et 1984, après avoir décroché le premier prix ex-aequo du concours international pour la création de nouveaux meubles de bureau ; distinction qui lui ouvrira les portes de nombreux marchés publics, dont celui du ministère des Finances. “Aujourd’hui, CLEN propose l’offre globale la plus large du marché en continuant à respecter ses engagements, à faire preuve d’une forte volonté d’innovation et à investir dans son outil de travail, poursuit Xavier Catelas. En prenant le parti d’intégrer toutes les techniques de fabrication sur notre site de Saint-Benoît-la-Forêt plutôt qu’à l’étranger, nous avons misé sur la réactivité, une meilleure productivité et la maîtrise de la qualité.” L’objectif à court terme : “Développer considérablement les ventes à l’export”.

Contact : 02 47 58 00 29

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