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Bars à vins : le vin au verre a de beaux jours devant lui

Des bars à vins dans un pays de vignerons ? Non seulement ils existent, mais en plus ça marche ! La clientèle est au rendez-vous sous le signe du plaisir et de la découverte notamment à Tours, Loches et Amboise

1 - Thierry Marzloff, Wes Bar
2 - Jean-Christophe Laplanche, Les Flaveurs de la terre
3 - Mathieu Plou, Almost Plou

Photos D.R.

Dyonisos, dieu de la fête, du vin et des vignes, nous a donné le divin nectar. Partant de là, seriez-vous étonnés d’apprendre que le Wes Bar trouve son origine à Athènes à la suite d’une collaboration entre deux des actuels associés ? Voilà qui semble d’autant plus légitime pour un bar à vins qui se fait l’ambassadeur des crus du sud et, au-delà, du monde. Cosmopolite ? Ce nouvel établissement – dont l’acte de naissance date de mai 2005 – l’est d’abord par ses co-associés, Franck Artigaud, le Franco-grec spécialisé dans l’import-export de produits héllènes, François Barbato, le Montpelliérain gérant du restaurant le Juanita Banana, et Thierry Marzloff, le transfuge de l’univers audiovisuel qui apporte son expérience de la communication événementielle à l’aventure. Et c’en est sans doute une que de lancer un concept (déposé) de bar à vins – épicerie fine au look très affirmé : couleur noire, chromes, mobilier italien. Un parti pris très contemporain qui a déjà su séduire une clientèle masculine, certes, mais aussi jeune et féminine. “Nous prônons la convivialité, sans pour autant être le bar du quartier, explique Thierry Marzloff. Je pense qu’elle est sensible à notre désir de la faire voyager à travers les vins.” Du Puech-Haut, Pic au St-Loup et Faugères, en passant par tous les autres terroirs ancrés sous cette ligne imaginaire, le curieux a tout loisir de se délecter pour un prix raisonnable, au verre comme à la bouteille. “Voilà plus de trois ans que nous suivons ces viticulteurs dans leur démarche de qualité, ajoute-t-il. Et nous continuons à le faire avec le concours de la Cave 41, caviste à Nîmes renommé nationalement.” Par ailleurs, le Wes a choisi de faire entrer la planète sur sa carte et dans son épicerie fine – cave unique en son genre. Du Chili à l’Argentine, en passant par la Nouvelle-Zélande ou l’Australie, la qualité et le plaisir de la découverte restent les principales motivations du trio. Des valeurs, qu’il compte bien faire partager au milieu économique. Certaines d’entre elles répondent déjà positivement aux offres de cadeaux d’entreprise ou de soirées privées sur mesure. La cave sera prochainement équipée du matériel se prêtant à ce type d’activité et un commercial embauché pour lui donner de l’ampleur. Lieu ouvert sur la ville, le Wes Bar entend bien compter à Tours. Et pas uniquement grâce à sa carte.

Loches s’ouvre aux vins... d’ailleurs. Bien dans sa rue, bien dans sa ville, Jean-Christophe Laplanche est un caviste heureux à Loches depuis avril 2005 grâce aux Flaveurs de la terre. “Le rôle du caviste est de parcourir les vignobles à la recherche de beaux vins à des prix modérés, explique-t-il. Je souhaite convaincre qu’on peut boire bon à petits prix et que le vin est à la portée de tous.” Compétences à l’appui – il est détenteur d’un diplôme d’Etat de technicien conseil en commercialisation des vins et l’un des 400 membres de la fédération nationale des cavistes indépendants – l’homme tient d’abord à se faire l’ambassadeur du plaisir, à michemin entre le vigneron et l’amateur. “Mon objectif est clairement de provoquer la curiosité, ajoute-t-il. Et d’abord de rétablir certaines vérités.”
Par exemple, qu’un vin détenteur d’une appellation d’origine contrôlée n’est pas forcément meilleur qu’un vin dit “de table”. Cette volonté de faire plaisir en apportant quelques connaissances à sa clientèle, Jean- Christophe Laplanche la traduit de trois manières pour l’encourager à être toujours plus attentive à la nouveauté : en proposant une dégustation au verre – bar à vins oblige –, à l’occasion de l’acquisition d’une bouteille, voire au cours de l’un de ses parcours d’initiation à la dégustation. Voilà qui illustre bien ce lieu qui se veut de partage et de passion. En vingt heures et environ 35 crus dégustés, “l’élève” se dotera progressivement des outils qui lui permettront d’apprécier objectivement la qualité d’un vin. “Cela nous apprend l’humilité, le respect du travail d’autrui et du millésime”, conclut-il. Et plus qu’accessoirement, à connaître le vin tel qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être “soit tout sauf un produit marketing ou technologique”. Son souhait : obtenir l’autorisation d’agrandir sa terrasse et offrir ainsi davantage de visibilité à son commerce.

Tout Amboise dans un verre. Autre lieu, autre démarche chez Almost Plou. Plou qui est le nom de Mathieu, d’une famille de vignerons à Chargé, co-gérant (avec son cousin Frédéric) de ce bar à vins ouvert au pied du château d’Amboise en avril 2004. En effet, ce – petit – espace et sa – grande – terrasse appréciable aux beaux jours, remplissent d’abord et avant tout le rôle de vitrine des productions de la propriété familiale, dont la présence est attestée sur Chargé depuis 1508 ! Pour autant, on ne joue pas la carte du passéisme dans ce cadre très contemporain et néanmoins chaleureux. “Nous avons constitué notre carte en faisant la part belle aux vins de Loire, de Sancerre à Chinon, en passant évidemment par Amboise”, précise Mathieu Plou. Vous n’y trouverez qu’un seul bordeaux et un seul champagne... “Mais nous complétons notre offre à la demande.” Etrangère en haute saison, la clientèle d’Almost Plou est néanmoins essentiellement amboisienne, et jeune : “On ne croyait pas à la possibilité de toucher un public local compte tenu de la facilité à trouver une cave à deux pas de son domicile, avoue-t-il. Pourtant, elle s’est fidélisée avec le temps et a même apporté de nouveaux clients à la propriété.” Sa politique commerciale a également joué : des tarifs raisonnables, de beaux verres pour décupler le plaisir de la dégustation, des idées de cadeaux liées au monde du vin... la recette a su faire mouche.

Contact :
Wes Bar : 06 63 49 37 77 – tmarzlofft05@numericable.fr
Flaveurs de la terre : 02 47 59 08 91 – contact@lesflaveursdelaterre.fr
Almost Plou : 02 47 57 73 49 – plou@cegetel.net


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ATER : croissance soutenue

Photo P.C.

Ses études de bactériologiste destinaient naturellement Pascal Gréco au métier de chercheur. Le destin en a décidé autrement : il a abandonné les bactéries, mais pas la recherche en créant ATER, une société dont le coeur de métier s’appuie sur l’enquête civile et financière, essentiellement pour des banques, des compagnies d’assurances, EDF, l’Urssaf, voire le fonds de garantie d’indemnisation des victimes. Bien lui en a pris puisque le voilà aujourd’hui à la tête d’une entreprise leader hexagonal sur son marché, forte de 150 collaborateurs et d’un chiffre d’affaires de quelque 9 M€. La différence entre ATER et un cabinet d’agents privés de recherche ? “Nous recherchons une personne à la stricte condition qu’il existe un lien contractuel entre elle et notre client ou qu’elle fasse l’objet d’une décision de justice”, précise Pascal Gréco. Son mode d’investigation passe par le téléphone et l’informatique. En dix ans, le développement de nombreux logiciels d’optimisation des données a favorisé la naissance de deux services : GNR (Groupe national de restitution) chargé de retrouver les propriétaires de véhicules en mal de règlement, et PSADATAqui offre l’avantage d’améliorer le taux de recouvrement de petites créances. Parallèlement, le groupe fonde de gros espoirs sur son portail baptisé www.leshypotheques.com qui interprète, notamment, les documents du service de conservation des hypothèques en langage clair pour l’entreprise abonnée. Intéressée par la croissance externe, ATER continue à cultiver sa stratégie d’entreprise : celle qui, très tôt, l’a conduit à faire rimer avenir avec outils informatiques performants.

Contact : 02 47 34 09 18 – p.greco@ater.net

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Sodifra Agencement : le partenaire des grands


Photo P.C.

Dès 1998, Sylvain Goulard s’est fixé plusieurs règles en prenant les rênes de la Sodifra Agencement ; une société montlouisienne aujourd’hui spécialisée dans la fabrication et la pose de mobilier et d’agencement intérieur haut de gamme. Et cela lui a plutôt réussi si l’on en juge la progression des effectifs (de 18 à 40 salariés), son chiffre d’affaires (environ 3,5 M€) et sa clientèle exclusivement constituée de donneurs d’ordres, parmi lesquels Jean Nouvel, Philippe Starck, Miguel Cancio Martins, et, plus près de nous, Jean- Yves Barillet. Des collaborations qui ont conduit Sodifra à réaliser l’escalier monumental du Queen Mary II, le mobilier du musée Branly, la décoration de l’hôtel Vendôme, mais aussi à intervenir pour Leclerc ou la FNAC. “J’ai pour principe le respect du trait donné par le concepteur car nous ne pouvons pas nous permettre de faire le métier des grands, explique Sylvain Goulard. Pour autant, notre créativité s’exprime dans la latitude qui nous est laissée pour la mise en oeuvre de chaque projet.” Voilà pourquoi vous croiserez plus rarement cette équipe sur des chantiers stéréotypés. “Notre vraie richesse, c’est la polyvalence, la réactivité et nos valeurs humaines et professionnelles”, ajoute-t-il. Une capacité d’adaptation qui repose sur une parfaite connaissance de la chaîne de production du bois, et donc de ses fournisseurs. C’est en respectant ses multiples règles de conduite que Sodifra Agencement entend poursuivre sa route ponctuée d’un large éventail de marchés et de courant d’affaires potentielles.

Contact : 02 47 45 17 18
sodifra-agencement@sodifra-agencement.fr

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