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Cap 2010 : 7 étoiles
en 5 ans
L’équipe consulaire élue en décembre dernier
vient de finaliser son programme d’action pour
les cinq ans à venir. Les sept axes retenus
constituent autant d’objectifs à atteindre en 2010
Propos recueillis par Odile Ménard
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| Roger Mahoudeau, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine. |
| Photo : O.M. |
Dopée par la labellisation de quatre
pôles de compétitivité auxquels la
Touraine est associée, la nouvelle équipe
de la CCI de Touraine, que préside pour
un troisième mandat Roger Mahoudeau,
affiche une nouvelle dynamique qui
active les dossiers en cours : aménagement
du territoire, politique foncière,
logistique, tourisme, services aux ressortissants,
etc. La nouveauté traduit de
nouvelles ambitions : une réelle efficacité
avec un unique service de développement
économique de la Touraine, une qualité
des services de la CCI, de nouveaux
moyens d’aider les entreprises à s’implanter,
des formations adaptées au
monde économique qui change... Roger
Mahoudeau commente l’essentiel.
1/ Sciences de la beauté et
du bien-être : une extension
à mener
L’un des axes de travail de la CCI sera
de faire en sorte de compléter ce pôle de
compétitivité régional, désormais labellisé,
par les industries et les activités de
recherche sur la santé et le mieux-être,
bien spécifiques à la Touraine. La
présence du laboratoire de recherche de
l’université François-Rabelais à Tours
est un atout majeur pour réussir à élargir
la vocation de ce pôle et en faire
bénéficier un grand nombre d’entreprises
en Indre-et-Loire.
2/ Industries du XXIè siècle :
l’énergie porteuse
Autour de STMicroélectronics, entreprise
leader en Touraine, spécialiste de l’électronique
de puissance et porteuse du pôle
de compétitivité “Sciences et systèmes de
l’énergie électrique”, Armand Blottin a
réussi à fédérer, à mobiliser chercheurs et
entreprises. Dans la discrétion, la CCI a
joué son rôle de rassembleur : elle connaît
bien les entrepreneurs, mais aussi les décideurs,
les élus locaux et, de mieux en
mieux, les laboratoires de recherche privés
et publics. Passant à la vitesse supérieure,
elle va accélérer ce mouvement en faisant
comprendre aux entreprises qu’il est dans
leur intérêt de rejoindre ce pôle aux
nombreuses activités périphériques ou de
s’y associer à quelque niveau que ce soit.
C’est dans un même esprit que se constitue
en Touraine l’un des concepts-phares de
l’industrie du XXIè siècle, déjà associé au
pôle “Sciences de la beauté et du bienêtre”
: la Matériauthèque sensorielle, grand
projet de mise en réseau des connaissances
sur les matériaux, au service des entreprises
et de leur développement.
3/ Logistique : un chantier
considérable
Nous voulons redonner à la logistique
ses lettres de noblesse : le métier va
déjà bien au-delà du transport. Il ajoute
de la valeur à un produit stocké, mais
aussi géré pour le compte d’entreprises
qui travaillent en flux tendus, voire
assemblé, transformé sur place avant
d’être livré. Cette activité se développe
en Touraine où beaucoup reste à faire !
Certes, les autoroutes sont là, grâce à l’action
de la CCI et de l’association Bouge la
Touraine. Il nous faut désormais nous
battre pour obtenir l’A 10 bis – l’A 10
faisant actuellement office de boulevard
tourangeau – afin de libérer le centre-ville
du trafic et de la pollution. A condition de
bien définir son tracé, l’A 10 bis devrait
aussi créer de la dynamique dans le
Lochois. Et bien sûr, il faut enfin boucler
le périphérique !
Quant à la liaison ferroviaire TGV
Bordeaux-Tours, que l’on doit considérer
comme telle, c’est une belle opportunité
de tirer bénéfice du développement actuel du Bordelais, en particulier touristique. De
même, nous devons promouvoir la ligne
aérienne Tours/Europe qui passe par Lyon
et permet de faire l’aller-retour dans la
plupart des capitales européennes dans la
journée, tout en disposant sur place d’une
large plage de travail.
Enfin, développer la logistique, c’est aussi
s’assurer de la disponibilité des espaces
d’accueil : une vraie politique foncière
doit être engagée afin de réserver plusieurs
centaines d’hectares pour de futurs pôles.
Les terrains manquent ainsi que des
locaux adaptés. La CCI est prête à investir
pour aider les entreprises à s’implanter.
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" Le développement
vers l’international passe
par une clarification
des actions dispersées
et la création
de groupements
d’intérêt. "
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4/ Tourisme : faire face à
la compétition mondiale
Nous nous trouvons en situation de réussite
: 3è région de France la plus visitée,
département en tête de la région... Mais la
compétition mondiale est féroce et va s’accentuer.
Il nous faut porter nos efforts sur la
Loire, patrimoine mondial actuellement
sous-exploité et dont l’image n’est pas
véhiculée. Une manifestation grandiose
s’impose ! Nous avons aussi besoin
d’identifier des sites au long du fleuve pour
y implanter des hôtels, des restaurants, qui
manquent cruellement... La Loire à Vélo,
ce n’est qu’un début ! Nous pouvons aller
plus loin sur ce concept. Quant à nos
produits, châteaux, vins, ils méritent d’être
mieux mis en valeur, sur le thème développé
par Serge Babary au Comité du
tourisme “Ici, vivre est un art”, ou via des
opérations comme la Touraine à New York
ou le thème de saint Martin. La CCI veut
accentuer les partenariats en ce sens,
jusqu’à réussir à créer avec les élus de la
Chambre de métiers et de l’artisanat et de
la Chambre d’agriculture une Maison des
produits régionaux, confiée au secteur
privé. Cette structure pourrait s’installer là
où passent les étrangers, sur l’autoroute où
l’image de la Touraine n’est ni très positive
ni exploitée... Dans le domaine du
tourisme, nous disposons d’une marge de
manoeuvre importante ! Il faut en profiter.
5/ Recherche et
enseignement supérieur :
créer des structures
de rapprochement
Une idée nous est venue : en Touraine,
orienter les travaux des chercheurs vers les
besoins des entreprises et... intéresser
financièrement ces chercheurs au succès de
la démarche, porteuse de développement et
d’emploi. La recherche, actuellement destinée
aux grandes sociétés, intéresse aussi les PME ! C’est en effet dans ces entreprises
que le potentiel de création d’emploi est le
plus important ! Il nous faut donc favoriser
les rapprochements, déjà engagés avec
l’université, et créer les formations dont les
PME ont besoin. Au sein de l’ESCEM, ce
type de partenariat sur la formation est
aujourd’hui très fort avec l’université de
Sherbrooke au Canada. C’est donc réalisable
avec d’autres entités.
6/ Développement
économique : vers
une structure unique, enfin !
Un seul numéro de téléphone, un seul
patron entouré de collaborateurs de haut
niveau, une présidence tournante : la CCI
compte bien convaincre ses partenaires
(Conseil général, Tour(s)plus) de créer
avec elle une structure unique, technique,
de développement économique de la
Touraine, à l’image de ce qui existe à
Lyon, par exemple. En attendant, c’est sur
le court terme que porte la proposition de
la CCI à ses partenaires : créer un groupe
informel où chacun apporte ses informations
(projet d’implantation, de création,
difficultés des entreprises...) afin de
gagner en efficacité. Actuellement en
Touraine, 80 personnes travaillent au
développement économique, les structures
se chevauchent, et les actions se
contrarient avec une terrible inefficacité !
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Le bureau de la CCI
de Touraine.
1 - Roger Mahoudeau,
président
Les vice-présidents :
2 - Serge Babary
3 - Gérard Bouyer
4 - Josée Le Bihan-Kats
5 - Patrick Poirier
6 - Bernard Estivin
7 - Yves Massot
8 - Eric Pasquier
9 - Christian Brault |
| Photo : D.R. |
7/ Services de la CCI :
des hommes au service
des hommes
Grand chambardement cet été à la CCI :
création au rez-de-chaussée d’une unité
spéciale “Espace Entreprendre” (lire en
p. 33) destiné à la création et à la transmission-
reprise d’entreprises, rédéfinition
des missions de chaque direction,
nouvelle politique de formation des
personnels et déménagement de bureaux.
La CCI s’adapte ainsi au monde économique
et à ses nouvelles exigences, visant
la certification Iso 9001 en 2010. Les
moyens d’y parvenir sont déjà engagés, la
CCI ayant décidé de “balayer devant sa
porte” : la Gestion de la relation-client
(chaque ressortissant est un “client” de la
CCI et doit être traité comme tel, jusqu’à la satisfaction totale) se met en place.
Plus que jamais, la CCI se mobilise au
service des entreprises sur ses coeurs de
métier :
- la création et transmission d’entreprise,
- le développement vers l’international
en clarifiant et en rentabilisant les
actions dispersées des partenaires institutionnels,
la création de groupements
d’intérêt qui rapprochent les entreprises
(marchés, prises de participation...),
- une politique immobilière (terrains et
locaux) qui permette aux entreprises
de s’installer dans des conditions
abordables, ou aux créateurs de disposer
d’une pépinière intégrant tous les
services nécessaires,
- l’appui au commerce, notamment en
zone rurale : on consacre beaucoup
d’argent dans la restauration des
églises et bourgs déserts... Il faut se
décider à en mettre aussi et suffisamment,
dans des multiservices d’un
concept innovant comme celui qu’ont
développé les CCI, incluant service
postal, blanchisserie, etc.,
- l’intelligence économique, avec le
développement des réseaux d’information
tel Résis et Altema,
- le développement durable, créateur
d’emplois, où tout reste à inventer.
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