Dossier / Rencontre / Formation ressources humaines
François Taquet
Avocat, professeur de droit social à l’ESCEM
Ressources humaines l’actualité en 2h
Formation. Les “Petits-déjeuners de l’ESCEM-CCIT” ont été lancés le 11 mars dernier, autour du “Départ négocié”. Animés par François Taquet, professeur de droit social à l’ESCEM, ils permettent de balayer un thème d’actualité en deux heures, répondant concrètement aux préoccupations des chefs d’entreprise et de leurs DRH
Propos recueillis par Odile Ménard
Photo : D.R.. Les “Petits-déjeuners” organisés par l’ESCEM et la CCI de Touraine sont conçus comme des ateliers de formation continue. Ils s’adressent à tous ceux qui ont en charge ou participent à la gestion et au management d’une entreprise : dirigeants, responsables de ressources humaines ou leurs collaborateurs. Ces ateliers sont animés par un professeur de droit à l’ESCEM, François Taquet. Avocat, responsable du Cerdis (centre d’étude et de ressource en dialogue social), il est également l’auteur d’un ouvrage, “Le départ négocié” (Ed. Gereso), thème de la première rencontre, le 11 mars dernier.
Pourquoi avoir choisi de traiter du départ négocié ?
François Taquet : Actuellement, plus de 80% des départs de cadres d’entreprise sont des départs négociés, pour beaucoup entre l’âge de 55 et 65 ans. En tant qu’avocat, j’en mène environs deux par semaine ! Encore faut-il savoir ce que l’on entend par “départ négocié” car cette notion recouvre aussi bien la rupture amiable que la transaction. Dans le cadre d’une transaction bien faite, chacun y retrouve son compte : l’employeur évite l’aléa judiciaire, le salarié quitte l’entreprise avec de substantiels avantages. La solution peut donc se révéler intéressante mais doit être bien négociée. En outre, l’accord des parties doit être clairement rédigé, faute de quoi les tribunaux annuleraient le contrat formalisé.
J’ai essayé de montrer que le départ négocié était souhaitable, qu’il pouvait être intéressant pour les parties mais que l’opération juridique qui s’en suivait était délicate, mais pas impossible dès lors que les parties respectent les principes fixés par la loi et par la jurisprudence. J’ai illustré mes propos de nombreux exemples, comparaison de coûts d’un départ, etc. J’ai enfin répondu aux questions des personnes présentes, les invitant à m’interpeller par la suite, via l’e-mail d’Alain Martinès, pour compléter leur information.Quels autres thèmes aborderez-vous ?
F.T. : Le 17 juin, j’animerai à l’ESCEM un Petit-déjeuner sur le thème “Savoir gérer un contrôle URSSAF”. Les entreprises sont en moyenne vérifiées une fois tous les trois ans et les redressements sont de plus en plus importants en raison d’une législation floue... Il est donc important de s’y préparer. Le 14 octobre, nous traiterons des problèmes juridiques liés à l’état de santé du salarié. Enfin le 9 décembre, nous ferons le point sur les clauses du contrat de travail, comment le choisir et le rédiger.Pourquoi cette formule express ?
F.T. : Pour répondre aux attentes des entreprises, face à une jurisprudence qui, actuellement, bouge énormément... En proposant ces ateliers de formation d’une vingtaine de personnes, nous pouvons apporter une réponse rapide et balayer un vaste sujet sous ses différents aspects. Le moment de la journée semble convenir au public concerné ; le prix est abordable (35 € par session), une convention de formation de 8 heures (soit quatre sessions) pouvant être établie pour un montant de 120 €.
Contact: 02 47 71 71 40
amartines@escem.fr