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Le 1% logement évolue
Prestations. Créée après-guerre, la participation des
employeurs à l’effort de construction est devenue obligatoire à partir
de 1953 pour les entreprises du secteur privé de plus de dix salariés,
hors secteur agricole. Ce versement ouvre droit aux salariés des entreprises
à différentes prestations. Celles-ci ont considérablement évolué ces
dernières années, comme l’explique François Mirault, directeur général
du CIL Val Touraine
Propos recueillis par Annie Blanchet
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| François Mirault Directeur général
du CIL Val Touraine Photo AB |
De 1 % versé à l’origine aux organismes collecteurs,
le taux s’est progressivement stabilisé à 0,45 % du montant des salaires
bruts versés dans l’année par l’entreprise. Le reste est alloué aux
Caisses d’Allocations Familiales (0,50 %), l’entreprise n’ayant économisé
tout au long de cette période que 0,05 %. A partir de 1995, l’Etat a
effectué sur les fonds collectés deux prélèvements d’un milliard d’euros
chacun, afin de contribuer au financement des prêts immobiliers à taux
zéro. En 1997 et 1998, une nouvelle contribution de 2 milliards d’euros
sur 5 ans, par prélèvement dégressif, a été faite en vue de financer
pour partie le budget logement.
Nouveaux financements. Depuis, l’Etat cesse
ses prélèvements mais crée l’obligation d’utiliser les fonds dans trois
domaines :
Financement de l’Anru. Créée par le ministre de la cohésion
sociale, Jean-Louis Borloo, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine
a pour but de permettre la rénovation des quartiers difficiles. Le 1
% logement participe à hauteur de 450 ME par an pendant cinq ans à ce
plan. Les dossiers sont en cours de montage. Celui de Tours est bien
avancé : la convention entre les différents partenaires a été signée
le 10 novembre dernier.
Financement du plan de relance du logement social. Il s’agit
de poursuivre la relance de la construction de logement sociaux : 45
000 logements construits en 2003, 80 000 en 2004 et 105 000 prévus en
2005. Le 1 % logement participera activement à ce plan par un financement
annuel de 698 ME, dont 210 ME de subventions.
Financement de la Foncière logement. Créée puis gérée par les
organismes syndicaux (patronat et salariés), la Foncière logement poursuit
un double objectif. D’une part, acheter et gérer des logements pour
loger les salariés des sociétés privées. D’autre part, lorsque ces logements
seront remboursés, les léguer aux organismes de retraite pour le financement
des retraites. En 2004, 250 ME ont été alloués. A terme, l’apport du
1 % logement sera d’un milliard d’euros par an pour la construction
de 15 000 logements.
Diversification des prestations. Prêt à l’accession
à la propriété et obtention d’un logement locatif ont été, pendant cinquante
ans, les réponses concrètes apportées aux salariés. L’éventail des solutions
s’est depuis considérablement élargi, notamment avec l’ouverture de
certaines prestations aux personnels des entreprises de moins de 10
personnes ne contribuant pas au 1 % logement. Sont ainsi proposées :
l’aide locative “Loca-Pass”, sans frais remboursable sur 3 ans ; le
prêt “Pass-Travaux” au taux de 1,5 % pour les travaux facturés, effectués
dans la résidence principale ; pour les salariés dont l’entreprise cotise
: l’aide “Mobili-Pass” jusqu’à 3 200 euros de subvention à toute personne
en mobilité professionnelle de plus de 70 km ; la recherche de logement
“Pass- Mobilité” pour le collaborateur qui ne connaît pas sa future
ville d’accueil ; et enfin, l’assistance logement pour le salarié se
trouvant en difficulté conjoncturelle, avec la possibilité d’un prêt
jusqu’à 40 000 euros à 1 %, remboursable sur 15 ans.
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