En Touraine / Expresso


De l’encre à l’écran : Jean Echenoz

Le jury du prix Lanterna Magica à la CCI de Touraine - Photo DR

Il y a deux ans, la CCI de Touraine et l’association Mécénat Touraine Entreprise ont décidé de devenir des partenaires actifs du Festival de l’Encre à l’écran. L’an dernier, les entreprises s’étaient mobilisées autour du film de Jean Cocteau La Belle et la Bête et avaient financé le prix Lanterna Magica, décerné à un auteur dont l’œuvre a toutes les qualités requises pour être adaptée à l’écran. C’est Marie Desplechin qui avait été distinguée pour son roman “Dragons”, paru aux éditions de l’Olivier. Roger Mahoudeau, président de la CCI de Touraine, lui avait remis le trophée des Entreprises de Touraine le 24 septembre, chez l’éditeur, en compagnie de la cinéaste Nina Companeez.

Cette année, au cours du festival qui s’est déroulé du 31 mars au 4 avril, la CCI de Touraine et Mécénat Touraine Entreprises ont parrainé la soirée du 2 avril, au cours de laquelle a été projeté “Poil de carotte” film muet de Julien Duvivier (1925) accompagné da vivo par l’Octuor de France dirigé par le compositeur québecois Gabriel Thibaudeau. Le prix Lanterna Magica a été décerné, après délibération du jury réuni le samedi 3 avril à la CCI, à Jean Echenoz pour son roman “Au piano” paru aux éditions de Minuit. Treize œuvres étaient en compétition. Jean Echenoz, déjà lauréat du prix Goncourt 1999 pour “Je m’en vais”, a séduit sur le thème “la pratique professionnelle du piano suppose une discipline stricte. Tout divertissement susceptible d’éloigner l’artiste de son clavier est exclu. Pourtant il aimerait lui aussi jouir de la lumière du monde, de la douceur de vivre, de la tiédeur de l’air... Non, mort au vif, le pianiste se doit à son public”.

Le prix Lanterna Magica des entreprises de Touraine a ainsi récompensé le meilleur roman adaptable à l’écran. Ce prix porte sur un montant de 15 000 Euros, dont 4600 Euros remis à l’auteur et l’éditeur, 10 400 Euros au producteur qui achètera les droits audiovisuels ou cinématographiques de ce même livre pour l’adapter à l’écran.

Le jury était présidé par Anne Fontaine, réalisatrice, et composé de MM Santiago Amigorena (scénariste), Patrick Godeau (producteur), David Moreau (compositeur), Bertrand Mouly (directeur de la photographie) et Bruno Todeschini (comédien). Prochain rendez-vous : la remise du prix au lauréat.

La CCI de Touraine
et Mécénat Touraine Entreprises
ont parrainé la soirée du 2 avril




EUROPE

Les ventes d’automobiles en Europe font le grand écart
La convergence des prix se poursuit mais les écarts entre certains pays restent, dans certains cas, considérables. Selon le dernier rapport publié par la Commission européenne sur le prix des véhicules automobiles dans l’Europe des Quinze, la période 2002-2003 a été marquée par une relative stabilité des prix, sauf aux Pays-Bas et en France où la hausse atteint respectivement % et 2,4 %. Globalement, c’est au Danemark, en Finlande et en Grèce que les prix HT sont les plus bas, l’Allemagne et, dans une moindre mesure, l’Autriche, occupant la position opposée. Pour des modèles identiques, les écarts de prix entre Etatsmembres se réduisent d’année en année (7 % lors de l’enquête précédente, 5,6 % aujourd’hui) ; toutefois certaines anomalies persistent : par exemple, le prix d’une VW Passat achetée en Allemagne est supérieur de 39 % au prix du même véhicule acheté en Grèce.
Pour la Commission européenne, la véritable concurrence, matérialisée par une baisse des prix plus homogène et vraiment profitable aux consommateurs, ne pourra fonctionner qu’avec l’abrogation totale et sans condition de la “clause de localisation” prévue pour octobre 2005. A dater de cette période, les concessionnaires pourront établir des filiales et des points de vente à l’étranger et pratiquer des prix moins chers que sur le marché national où ils s’établissent. Les consommateurs n’auront donc plus à se déplacer eux-mêmes pour trouver l’Etatmembre le plus attractif en matière de prix.
Pour en savoir plus : http://europa.eu.int/comm/competition/carEurossector.

Un numéro pour les cartes bancaires perdues ou volées
Pourquoi ne pas instituer un numéro d’appel unique ? Lorsque le détenteur d’une carte bancaire s’aperçoit que celle-ci est perdue ou volée, il n’a pas toujours sur lui le numéro à composer pour bloquer l’utilisation de cette carte. La Commission européenne a donc lancé, jusqu’au 30 avril 2004, une consultation publique portant sur la mise en place d’un numéro d’appel unique, facile à mémoriser, qui constituera une alternative aux mécanismes existants, qui seront de toute façon maintenus.
Selon un sondage Eurobaromètre réalisé fin 2003, 83 % des personnes interrogées seraient favorables à une telle initiative et 50 % d’entre elles seraient prêtes à payer pour un tel service.
Pour participer à la consultation :
http://europa.eu.int/yourvoice/consultations/indexEurosfr.htm

Rubrique réalisée en collaboration avec l’Euro Info Centre et Bernard Cottin