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STMicroelectronics
Des puces qui comptent
Excellence. Limplication à la fois
locale et mondiale de STMicroelectronics dans léconomie,
la recherche, la formation, lenvironnement et la vie quotidienne
en fait un acteur majeur de la Touraine et un partenaire du développement
Odile Ménard
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Patrick Gallois
Photos STMicroelectronics |
Cest le plus grand centre de fabrication de
composants Discrets en Europe : STMicroelectronics emploie à
Tours-Nord 1 411 personnes, autant de femmes que dhommes (la moyenne
dâge flirte avec les 36 ans), 260 ingénieurs et cadres,
300 techniciens et administratifs, 851 assistants de production, sans
compter les emplois induits de la co-traitance, comme on
dit chez le fabricant de puces électroniques. En huit ans, leffectif
total a augmenté de 500 personnes (dont 56 en 2003) et la taxe
professionnelle a été multipliée par quatre. STMicroelectronics
est également leader dans le domaine de lenvironnement,
au sein de lassociation dentreprises Pole Nord Industrie
et sur son propre site, certifié EMAS (Eco-Management audit system)
depuis 1997 et Iso 14001. On y affiche des résultats impressionnants
: en 7 ans, diminution des consommations électriques par produit
fabriqué de 34 % et de la consommation en eau de 55 %. Développer
lénergie solaire est au programme, sintégrer
au plan de déplacement urbain aussi.
La reconnaissance sexprime au travers
des partenariats entamés avec la création, en 1996, du
Laboratoire de microélectronique de puissance (LMP), laboratoire
universitaire installé à lintérieur du site
industriel. Puis, en 2000, est créé le Centre national
de recherche technologique (CNRT, label du ministère de la recherche,
financé par le Département, la Région et la communauté
dagglomération Tour(s)Plus), composé de ST, de luniversité,
du CEA et dun réseau de laboratoires. Des accords avec
luniversité ont conduit à la mise en place dune
filière en électronique de puissance et analogique à
Polytech, à Tours, à la création dune licence
en électronique de puissance à lIUT, où les
ingénieurs ST participent à lenseignement. Ces développements
se sont accompagnés dextensions successives du site depuis
1998 et même en 2001 alors que sévissait la plus
grave crise que lon ait jamais vécue, indique le
directeur Patrick Galloy : Tous les producteurs du monde étaient
en surcapacité, ayant cru que le développement dinternet
allait davantage encore amplifier la demande. Aujourdhui,
grâce à la spécificité mondiale de la production
tourangelle de plaquettes de silicium dun diamètre de 6
pouces, ST estime pouvoir célébrer sereinement ses trente
ans en Touraine.
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| Michel Dumont |
Historique. Cest en 1973 quest
créé à Tours Silec Semiconducteurs (SSC), un établissement
de la filiale semiconducteurs de la société Silec spécialisée
à lorigine dans la câblerie de signalisation puis
diversifiée dans les composants. Trois ans plus tard, la partie
semi-conducteurs est rachetée par Thomson- CSF (électronique
et systèmes de défense), et lentreprise tourangelle
devient Le Silicium Semiconducteur (SSC). En 1985, létablissement
de Tours, site de la Division Semiconducteurs Discrets, devient Thomson
Semiconducteurs et Michel Dumont prend à la fois la direction
du site et de la Division. En 1987, Thomson semiconducteurs épouse
une société italienne, SGS Microelectronics, et le site
de Tours adopte la dénomination SGSThomson Microelectronics.
En 1993, on accueille à Tours lactivité de la société
suisse TAG, rachetée par le groupe. En 1998, Thomson quitte lactionnariat
de la société, qui devient STMicroelectronics, Division
produits ASD TM & Discrets, toujours sous la direction de Michel
Dumont qui présidera également ST SA France, avant de
rejoindre le Sitelesc, syndicat des industries de tubes électroniques
et semi-conducteurs, dont il assure aujourdhui la présidence.
Il a transmis en avril 2003 la direction du site de Tours à Patrick
Galloy, également directeur industriel, et la Division Produits
à Ricardo De Sa Earp.
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| Ligne de production de plaquettes de silicium
et implanteur |
Original dans son organisation au sein de ST
(45 654 personnes, CA 2003 : 7,24 Mds$), le site de Tours pilote et
coordonne la production, la R&D et la conception ainsi que les applications.
Le siège de la division ASD TM & Discrets représentant
quatre familles de produits y est implanté. Ces produits - des
puces - sont des composants discrets (qui nassurent quune
seule fonction électronique élémentaire) et des
composants intégrés spécifiques pour la gestion
de la puissance, la protection et le filtrage. On fabrique ainsi à
Tours des thyristors et triacs qui fonctionnent en interrupteur (dans
pratiquement toutes les machines à laver, un thyristor et triac
vient de Tours), des redresseurs (pour les chargeurs de batteries de
téléphones ou dordinateurs portables par exemple
; un sur deux dans le monde comporte un composant fabriqué à
Tours), des composants de protection et des IPAD qui protègent
les systèmes électroniques contre des perturbations extérieures,
une innovation développée à Tours : LIPAD
est une technologie dintégration de composants actifs et
passifs. Les circuits de téléphone mobile comptent par
exemple entre 150 et 300 composants passifs quil faut réussir
à loger... La tendance majeure est de réduire la surface
quils occupent (par intégration verticale et horizontale)
afin de libérer de lespace pour introduire toujours plus
de technologie. Sur 9 mm2, lIPAD développé par ST
a de lavenir ! estime Patrick Galloy. Il faut cependant
pouvoir être réactif : Le cycle de vie des composants
se réduit de manière drastique, six mois actuellement
pour ceux dun téléphone mobile, et ce nest
pas fini ! Il nous faut donc réduire aussi le temps de développement
des produits. Actuellement, un quart des ventes est réalisé
avec des produits qui nexistaient pas il y a trois ans. Nous avons
donc besoin de renouveler notre portefeuille de produits tous les quatre
ans. Ce qui justifie les investissements denviron 15 M$
par an à Tours : ST Tours est en avance, en particulier
dans les technologies de composants pour les téléphones
mobiles : les Japonais, réputés pour la miniaturisation,
font partie de nos clients.
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Le centre STMIcroelectronics
à Tours |
6 pouces, un must pour des procédés
et du silicium très spécifiques : audelà des performances
industrielles, cest la spécificité des procédés
du site sur des plaquettes 6 pouces de faible épaisseur qui le
rend particulièrement compétitif : Nous sommes le
seul site au monde pour ces procédés en 6 pouces et la
demande est très très forte"
précise Patrick Galloy qui prévoit une capacité
de production de 27 000 plaquettes par semaine et annonce
une activité en croissance de 20 % entre 2002 et 2003. A
Tours, sur chaque plaquette de silicium l'on place de 300 à 70 000 puces
réalisées en atmosphère contrôlée
dans les 8 000 m2 de salles blanches du site... "Nous sommes dans le domaine de l'innovation et
de l'excellence."
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AMENAGEMENT
Opération-tiroir
De 55 000 m2 en 2000, par acquisitions successives de terrain
contigu (sur le site ex- Sprague et Sanitec) ST dispose aujourdhui
de 100 000 m2 dont 35 000 couverts qui lui permettront dassurer
son développement et de perpétuer son partenariat
avec luniversité et les laboratoires. Sanitec, pour
sa part, a acquis via la SET les deux tiers des 50 000 m2 disponibles
sur le site ex- Sprague, soit une surface de terrain de 30 000m2.
Lentreprise, dont Bernard Bolze préside le conseil
de surveillance et son fils Stéphane, le directoire, a
emménagé en août dernier, toujours avenue
du Danemark, mais au 8. Elle occupe un nouveau bâtiment
quelle a construit, ainsi quune partie des ex-bâtiments
Sprague, réaménagée par la SET, soit au total
7 000 m2 et de lespace autour. Les bâtiments restants
ont été démolis par la SET qui revendra le
terrain dans le cadre dune opération daménagement.
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