Entreprendre/ Portraits


Michel Valgrés travaille en tandem

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En 1986, fabriquer des bandes d’emballage pour composants électroniques, destinées aux fabricants de composants et aux assembleurs (informatique, connectique, électroménager, téléphonie...), était une activité inédite, hormis au Japon où démarrait cette fabrication. Michel Valgrés, ingénieur Arts et Métiers, décide pourtant de se lancer dans l’aventure. Il crée la société Val de Loire Electronique à Tours-nord, après avoir quitté la direction d’une filiale anglaise spécialisée dans la résistance bobinée. “Les débuts ont été difficiles. Ebauche de la machine pour fabriquer les bandes, étude de marché, soutien de l’Anvar... La première commande n’arrive qu’un an après la création de l’entreprise. Quant à la production, elle ne démarre que deux ans plus tard ! Sur ce marché très spécifique, les clients pouvaient participer à l’élaboration de l’outillage.”
Vient ensuite le développement à l’export. L’Europe, puis les Etats- Unis, par le biais d’un contrat de licence passé avec une firme américaine. “Mais c’est en Asie que le marché est gigantesque. Nous venons de conclure un nouveau partenariat : nous fabriquons les outillages et la Chine assure la production.” Parallèlement, une seconde activité a vu le jour : l’emballage à façon pour les assembleurs et fabricants de composants. Le site tourangeau emploie aujourd’hui 27 personnes. Fort de ses premiers succès, Michel Valgrés crée en 1992, toujours à Tours-nord, la société VMB. Quinze personnes y assurent la fabrication de composants inductifs. L’activité porte sur le bobinage de petits transformateurs destinés à différents secteurs d’activité : domaine militaire, téléphonie... “Là aussi, la clientèle peut participer à la mise au point de solutions spécifiques.”


A l’Envigne, Philippe Brohan ouvre les appétits

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“Le lieu, fréquenté surtout par les touristes, est devenu en moins d’un an un bistrot gourmand particulièrement prisé par une clientèle locale et affaires”, explique Philippe Brohan, le nouveau patron du restaurant situé route de Larçay, à Saint-Avertin. Repris début 2003, l’établissement est rebaptisé “L’Envigne”, du nom de la petite rivière qui passe dans le village de son arrière-grand-mère. En même temps, Philippe réalise son rêve : “A trente ans, je serai chez-moi”, avait-il prédit. Son parcours préalable dans la restauration mérite cependant d’être cité. Après son apprentissage à la Rôtisserie Tourangelle, il exerce pendant trois ans, en Grande-Bretagne, pour le compte des Frères Roux. De retour en Touraine, il est engagé au Château d’Artigny, puis il prend, pendant huit ans, la direction de la salle comme maître d’hôtel au Domaine de la Tortinière. Enfin, une ultime année est consacrée aux études, comme assistant de direction.
Aujourd’hui, dans la salle de son restaurant qu’il a entièrement redécorée, il vante la qualité de ses plats, une gastronomie traditionnelle personnalisée par son chef de cuisine. Il explique à l’oreille attentive ce qui fait la fierté de ses “formules” que le client compose selon son gré en fonction de la carte. Côté cave, il privilégie les vins AOC, dont ceux de la Vallée de la Loire. “Le bouche à oreille fonctionne également très fort. Aussi est-il est nécessaire de réserver.”
Contact : 02 47 27 07 13
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TCM offre des compétences pointues

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Consultante en marketing, puis responsable d’un centre d’appel dans une société de conseil à Marseille, telles étaient les fonctions occupées par Elisabeth Des Grottes avant de créer en 1996 TCM, avec siège social à Tours et deux bureaux à Paris et Bordeaux. “TCM se veut différente des autres call-centers, grâce à la mise en place de cellules responsables et autonomes, spécialisées par secteur de produits ou de services. Il n’existe aucun lien hiérarchique au sein des équipes. Ce qui prime pardessus tout, c’est la qualité de la relation avec les entreprises.”
TCM se positionne ainsi auprès de ses clients comme une petite unité de conseil, dont le savoir-faire se répartit entre la formation, la création et la gestion de services consommateurs, le marketing opérationnel et le développement de nouveaux outils de communication pour optimiser la collaboration en interne ou le développement commercial. “La compétence des équipes TCM porte, pour 90 %, sur le service consommateurs ou entreprise, et pour 10 % sur le conseil. Notre volonté est de progresser avec le client et de le devancer dans ses attentes. Notre savoir-faire auprès des grandes entreprises peut être appliqué aux plus petites.”
Si la conquête d’un nouveau budget nécessite, au minimum, un an de prospection, le management spécifique de la directrice générale de TCM semble porter ses fruits. “La clientèle est à la fois française et européenne. Au total, une quarantaine de salariés génère un CA de 2MEuros. Le site gère en moyenne 15 000 appels par mois. Et, ultime performance, les résultats en 2003 ont progressé de 20 % par rapport à 2002.”
Contact : 02 47 32 40 00 - www.tcm-france.fr


Id’Quation, une autre approche de la formation

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Au sein du cabinet Id’Quation, Bernard Dousset et Michèle Leroy proposent un large éventail de services, du conseil aux dirigeants à la formation du personnel, pour accompagner les entreprises dans leur évolution, quel que soit leur secteur d’activité. Ils interviennent dans la maîtrise des savoir-faire techniques, l’organisation du travail, le management des équipes, la gestion des ressources humaines, ou encore la prévention des risques. “Avant de concrétiser tout projet, notre méthodologie prévoit - c’est une règle d’or - une phase préalable d’analyse approfondie du besoin, afin d’apporter une réponse structurée et adaptée. Nous faisons du sur-mesure ! Dépasser le stade de la formation pour faciliter la mise en œuvre de nouvelles compétences et modes de travail constitue notre vrai métier.” C’est pourquoi, partout en France, les entreprises, grandes ou petites, ont recours aux compétences de l’équipe de consultants d’Id’Quation au travers de ses huit salariés et de son réseau de partenaires pour les missions les plus spécifiques.
En 2003, le chiffre d’affaires s’élève à 850 000 Euros. “Pour l’heure, notre objectif est de fidéliser notre clientèle régionale en lui offrant proximité, souplesse et réactivité. Les PME/PMI sont notre cœur de cible. Leurs besoins sont multiples. Et elles sont susceptibles de progrès importants. Nous pouvons, là, jouer pleinement notre rôle d’accompagnateur vers la performance.”
Fin mars prochain, Id’Quation emménage dans ses nouveaux locaux, situés dans la ZA “La Châtaigneraie”, à Ballan-Miré. Une belle manière de se rapprocher de la clientèle tourangelle !
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Carl Thiercelin mise sur son atelier français

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En créant son atelier à Chenonceaux en 1995, le Pdg de la société AMRC (Art et manière de réaliser une cravate), Carl Thiercelin, entendait avant tout poursuivre l’image qualitative de la France dans la confection des cravates. Un savoir-faire familial acquis depuis 1970, particulièrement recherché des donneurs d’ordres de l’industrie du luxe. La clientèle AMRC se compose de marques de la haute-couture, de chemisiers ainsi que de grossistes. “Nous nous battons tous les jours pour gagner de nouveaux clients et maintenir nos effectifs à Chenonceaux (58 salariés, dont 23 personnes en atelier et les autres employées à domicile en équivalents temps pleins). Nous investissons tout nouveau segment de marché comme, récemment, la cravate de cérémonie.” Mais les efforts portent principalement sur le développement à l’export. “Nous sommes dorénavant présents en Grande-Bretagne, très attachée à la qualité. Cela nous permet de compenser les pertes en volume enregistrées ces deux dernières années sur le marché français. Les façonniers italiens s’intéressent aussi à nous pour le réalisé main.” Dans l’univers du textile, la concurrence est bien sûr redoutable ! “En Chine, le premier prix de vente d’une cravate est compris entre 1,37 Euros et 1,82 Euros. C’est le coût de fabrication dans notre atelier.” Alors, comment faire face lorsque l’on a le souci de maintenir le moyen et haut-de-gamme grâce à une activité axée sur la qualité ? “Conserver l’atelier en Touraine pour les pièces très haut-de-gamme réalisées manuellement et, parallèlement, développer la délocalisation dans nos ateliers marocains que nous possédons depuis plusieurs années. Une stratégie de survie comprise de tous !”
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Contact : 02 47 23 44 88 - amrc@wanadoo.fr


Sylvain Godfroi prépare l’avenir

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Au milieu des années 90, les grands constructeurs de télécommunications décidaient de se recentrer sur leur cœur de métier, abandonnant au passage leur réseau de distribution directe. “Si l’on veut faire du service, on ne reste pas dans un groupe dont la stratégie est de ne plus en faire.” Voici la raison qui pousse en 1995 Sylvain Godfroi, alors directeur régional chez Matra Com, à créer à Tours l’entreprise Solstis : “Mon ambition était d’apporter qualité, proximité et réactivité à la clientèle.” Aujourd’hui, Solstis emploie 22 personnes (CA : 2,8 MEuros) et possède une deuxième agence à Orléans. Sa clientèle se compose de nombreuses PME/PMI, collectivités locales et établissements publics de la région. Récemment partenaire de Resatis, premier réseau national de distribution et de services informatiques et télécommunications, l’entreprise intervient désormais partout en France. Très tôt, Sylvain Godfroi a opté pour “la convergence des métiers de l’informatique et des télécoms.” Son anticipation sur les besoins du marché semble expliquer le succès rencontré. Pour l’heure, “dans un contexte où les télécommunications sont bouleversées et les investissements des entreprises en diminution (baisse de 15 à 20 % du secteur d’activité ces deux dernières années), nos résultats sont toujours en progression.” Les efforts importants accordés à la formation n’y sont, certes, pas étrangers, “de 3 à 5% du CA” Enfin, Sylvain Godfroi est administrateur de la Ficome, la Fédération des installateurs, qui vient d’éditer, en partenariat avec la Caisse des Dépôts, un guide des TIC destiné principalement aux maires pour leurs aménagements numériques. “Une opportunité nouvelle pour l’avenir !”
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Contact : 02 47 88 50 00- www.solstis.tm.fr