En Touraine / Expresso


Saint Martin

L’idée a germé quand il s’est aperçu que le personnage de saint Martin de Tours collait parfaitement au concept défini par l’Institut des Itinéraires culturels européens, implanté au Luxembourg. Antoine Selosse, d’origine tourangelle, a alors entamé des démarches pour monter, en France et dans les pays où vécut saint Martin (Hongrie, Italie, Allemagne), un projet de développement culturel, touristique, économique et éducatif. Le 22 août dernier naissait à Tours l’association Mission Martin de Tours, présidée par Bruno Judic, professeur à l’université François- Rabelais. Cette Mission a pour objectif de mettre en place l’Itinéraire culturel européen “Saint Martin de Tours, personnage européen, symbole du partage”. Elle a reçu le soutien officiel de l’Institut et, en Touraine, du Conseil général, de la ville de Tours et de la CCI. 2004 verra le lancement de l’Itinéraire, l’organisation d’une Journée européenne du partage, de la fête européenne de la Saint Martin, le 11 novembre, de deux chemins de randonnée et l’établissement d’une Charte européenne d’éclairage des monuments dédiés à saint Martin de Tours.

Contact : 02 47 47 20 47
Email : contact@martindetours.org


Soie

Les Actes du colloque 2002 “Tours, cité de la soie” viennent de paraître . L’ouvrage a été présenté le 20 novembre à l’occasion de la remise d’une “navette d’argent” à Jacques Bassereau pour le don qu’il a fait à l’association Tours Cité de la soie, que préside Françoise Ryall, de collections de passementeries et d’un métier de haute lisse, récemment restauré grâce à l’aide de Mécénat Touraine Entreprises. Le troisième colloque se déroulera le 26 novembre 2004.

Contact : 02 47 47 20 47


Pâtisserie

Le 15 décembre, la pâtisserie Bigot à Amboise fêtera, jour pour jour, ses 90 ans. La boutique fut créée en 1913 par le grand-père Bigot, reprise le 15 décembre 1963 par sa fille et en 1982 par sa petite-fille Christiane Mason, actuelle gérante de l’entreprise qui emploie dix-huit salariés. Pour fêter l’événement, la maison proposera des animations savoureuses, d'anciennes et de nouvelles recettes... Un festival jusqu'à la fin du mois !
Contact : 02 47 57 04 46


Rendez-vous


>> 10 janvier : carrefour Studyrama des études supérieures.
Vinci, de 10h à 18h. Entrée gratuite. Contact : studyrama.com/salons
>> 29 janvier : conférencedébat “Le cancer : où en est la recherche ?”, organisée par le Comité d’Indre-et-Loire de la Ligue contre le cancer.
Au Vinci à 20h30, entrée gratuite. Contact : 02 47 39 20 20




1803 - 2003
Bicentenaire de la CCI de Touraine

Grands moments.
A l’occasion du bicentenaire de la création de la Chambre de commerce et d’industrie de Touraine, tout au long de l’année Touraine Eco a rappelé sous cette rubrique les grands moments de l’histoire consulaire. Avec ce numéro, Jean- François Barcat clot sa chronique par le récit d’un événement sensationnel dont toutes les gazettes se sont fait l’écho : la venue de Félix Faure à Tours et à la Chambre de commerce.

1896 : un président de la République à la CCI !
“Sic transit gloria...” : Félix Faure, après un parcours professionnel et politique sans faute, aura surtout légué à la postérité l’image de son issue fatale à l’Elysée, dans une fonction qu’il prenait pourtant très au sérieux. Au moins nous laissera-t-il le souvenir du seul chef de l’Etat qu’ait reçu la Chambre de commerce. L’apprenti tanneur d’Amboise, ouvrier puis négociant en peaux au Havre, député et ministre, arrive par accident à la présidence de la République en janvier 1895 pour la quitter sans prévenir en février 1899, encore par accident... La Touraine se devait d’inviter sans tarder l’ancien apprenti de la tannerie Dumée d’Amboise, ville où il s’était même marié. Fixée aux 24 et 25 mai 1896 à Amboise et à Tours, sa visite officielle à Tours lui donne l’occasion de poser la première pierre de la nouvelle gare et du nouvel hôtel de ville, de remettre la Légion d’Honneur au président de la Chambre, et d’être reçu à la Chambre même. Emmanuel Brault était tanneur et présidait la Chambre de Tours ; Félix Faure avait été tanneur et présidé la Chambre du Havre. Le 7 mai, le Bureau de la Chambre va le rencontrer à l’Elysée pour organiser la réception.

Le gratin.
Le 25 mai à midi, 70 personnalités accueillaient Félix Faure dans le Grand Salon de la Chambre, tout juste décoré des rideaux de soie de Demonté, des passementeries de Lecat et des nouveaux meubles de Foussard. On lui présente les décorateurs, ainsi que quatre tanneurs conviés à la cérémonie. Après remise d’une pièce dédicacée en céramique de Tours et échanges de propos de circonstance toujours gracieux, il est conduit par la cour déguisée en jardin vers le banquet servi dans la halle, où s’alignent 64 convives, parmi lesquels se distinguent deux ministres, cinq parlementaires, le maire et les adjoints, quatre généraux, cinq dirigeants de la Cie d’Orléans, la haute magistrature, le corps préfectoral, la Chambre et le Tribunal de commerce.

Agapes.
Pas moins de six plats et sept vins étaient au menu, sans compter les dix morceaux de la musique du 66ème d’Infanterie, qui ouvre par “la marche des moujiks” et clôt par “le rêve de Fanfan la Tulipe”. On crie “vive Félix Faure, vive la République !” Les agapes terminées, tous se lèvent pour les discours et les toasts. Le chef de l’Etat remercie alors la Chambre de son accueil, de ce qu’elle fait pour la patrie et prend congé pour se rendre à une fête de gymnastique. Soulagement rétrospectif de la Chambre en 1899 et regrets d’aujourd’hui : en 1896, Félix Faure n’avait pas encore connaissance de l’envoûtante “Meg”, sinon où aurait-on placé l’égérie de la République, qui le suivra partout, jusqu’au trépas ?

Jean-François Barcat