Portraits - Entreprendre
à l'affiche ce mois-ci

Jacques Mahou
ne met pas tous ses pains dans le même panier
Photo : AB

Lorsque les révolutionnaires criaient “du pain, du pain”, les Mahou étaient déjà boulangers. A cette époque, le pain était la nourriture de base consommée en grande quantité. Aujourd’hui, Jacques Mahou représente la onzième génération de boulangers du côté paternel et la septième génération de pâtissiers, côté maternel. Bien entendu, il reprend les rênes de la SA, créée en 1980, que lui laisse son père.

Le début des années 90 voit l’arrivée des industriels de la viennoiserie ainsi que la mode du “light” et du “tout pour la ligne”. Dans les viennoiseries du centre-ville, les ventes baissent. Et dans les pâtisseries de luxe, les clients achètent surtout lors des fêtes carillonnées. “C’est pour cette raison que le Collectif du sucre a créé la Semaine du goût, pour relancer la consommation des produits sucrés et des produits variés”, rappelle Jacques Mahou.

Cependant, les habitudes de consommation de la clientèle et les contraintes réglementaires incitent Jacques Mahou à modifier la structure trop lourde (Effectif : 45 salariés) de son affaire. C’est ainsi qu’en 1994, la SA est dissoute au profit de quatre Sarl : à Tours, les magasins “Au vieux four” situés place des Petites-Boucheries et aux Halles, “Pains douceurs” avenue Maginot, ainsi que la franchise “Comtesse du Barry”, et à Blois l’enseigne “Couget au vieux four” Dernièrement, il crée à Paris, rue de Crimée, une franchise “Bigot au vieux four”. “Cette disposition, souligne Jacques Mahou, permet à ces cinq sociétés d’être autonomes. Si l’une faiblit, elle ne met pas en péril l’ensemble.” En revanche, toute la comptabilité est centralisée avenue Maginot et facturée par système de quote-part, ce qui génère des économies d’échelle.

Contact : 02 47 41 71 71

AB


Colette Chevillon
aime la mode
Photo : AB

Elle ne s’en cache pas : avant de créer son premier magasin indépendant de prêt-à-porter féminin en 1973, sous l’enseigne Cannelle, Colette Chevillon ne connaissait rien au commerce. “J’aimais beaucoup les vêtements et la mode. J’ai eu l’opportunité de lancer ma boutique à Tours, rue Nationale, et la chance de réussir ce premier coup d’essai...”, reconnaît-elle aujourd’hui. La chance lui sourit à nouveau en 1990, avec la reprise d’un pas-de-porte plus grand, situé rue de la Scellerie, “A deux pas...” de la rue Nationale. L’occasion lui était ainsi donnée de changer totalement de style pour permettre à la clientèle de s’habiller en fonction d’une mode devenue plus active et plus sportswear. Avec sa fille Dominique, Colette Chevillon renouvelle entièrement les marques et retient celles de quelques créateurs et stylistes telles que IKKS, Plein-Sud, ligne JPG by Gaultier... qu’elle propose en exclusivité. Au total une dizaine, qu’elle complète de petites lignes de chaussures et accessoires.

Face à son succès - “la nouveauté attire” - Colette Chevillon a, depuis, agrandi sa boutique (100 m2), en jouant la carte d’une décoration intimiste. Elle sait que la gestion d’une boutique multimarques est plus complexe et plus lourde qu’en franchise mais son immense avantage est “de permettre aux clientes de s’offrir un look personnalisé.” Et puis, il y a ce projet qu’elle partage avec sa fille et ses collaboratrices : la création juste à côté d’une boutique Ikks. L’ouverture est prévue pour la rentrée 2003.

Contact : 02 47 64 41 50

AB


Martine Colin
va jusqu’au bout de son rêve
Photo : AB

Martine Colin n’en démordait pas : plus tard, elle aurait sa bijouterie. Elle attend toutefois de bien connaître toutes les facettes du métier pour sauter le pas. Après avoir été employée pendant six ans dans une bijouterie à Loches, elle s’installe à son compte comme prestataire de services pour les bijoutiers et propose la création et la location de décor pour leurs vitrines. “Cela a été l’occasion de tisser des liens avec de nombreux professionnels du secteur”, se souvient-elle. En 1995, elle reprend une boutique de bijoux et cadeaux à Richelieu, qu’elle cédera quatre ans plus tard pour devenir la nouvelle propriétaire de... la bijouterie de Loches où elle avait fait ses premiers pas !

Installée à Loches, Martine part avec l’avantage de connaître la clientèle et n’hésite pas à embaucher l’employée de son prédécesseur. Rapidement, elle développe le chiffre d’affaires. Elle élargit son offre en bijoux or et argent et augmente sensiblement le nombre de marques en horlogerie. La clientèle se compose aussi bien de jeunes que de personnes au goût plus classique. Les meilleures ventes sont réalisées en décembre. Mais celles-ci sont également importantes pendant les mois d’été, grâce aux touristes, et dépassent même la traditionnelle période de fête des mères. L’autre activité qui se porte bien est la réparation des bijoux. “Pour cela, je travaille en partenariat avec un joaillier. Mes prix sont très raisonnables et les délais toujours respectés.” Mais Martine sait aussi fidéliser sa clientèle en lui offrant de petits services gratuits comme par exemple le polissage ou nettoyage des bijoux. Et sans oublier, bien sûr, son sourire pour les accueillir.

Contact : 02 47 59 07 70

AB