Dossier Formation - Rencontre


Groupe Escem à l’avant-garde des métiers

La pierre angulaire de la réussite

La formation est une mission essentielle des Chambres de commerce et d’industrie. Président de la CCI d’Eure-et-Loir, Claude Lebey revient sur ce rôle innovateur et incitateur assuré par les chambres consulaires auprès des entreprises
Claude Lebey
Président de la CCI d’Eure-et-Loir
Photo : OM

Les chambres de commerce et d’industrie sont au plus près de la vie des entreprises ; et ce, quel que soit leur secteur d’activité, industriel, tertiaire, et leur domaine d’intervention. Par leur vocation à accompagner les acteurs économiques, à les aider à anticiper, les CCI se sont naturellement impliquées dans le processus de formation. Les écoles de commerce - et certaines écoles d’ingénieurs - ont vu le jour pour offrir des formations que l’Education Nationale n’était alors pas en mesure de leur proposer.

Evidemment, cela s’est mis en place progressivement. Il a coulé beaucoup d’eau sous les ponts depuis les premiers cours de sténographie dispensés au début du vingtième siècle. Les CCI ont toujours eu un rôle incitateur. Dès l’apparition des premiers ordinateurs, elles ont participé à l’organisation et à la dispense de formations.

La qualité est un autre domaine illustrant notre capacité à intervenir très tôt. Nous avons su anticiper la montée en puissance des obligations réglementaires. Puis, nous avons formé des qualiticiens. Aujourd’hui encore, cela reste un classique dans notre éventail de formations sur lequel viennent se greffer un certain nombre de rencontres thématiques ; par exemple sur l’évolution réglementaire des normes qualité.

La capacité reconnue des CCI à recenser les besoins en formation des entreprises - qu’elle soit initiale ou continue - nous a naturellement conduits à assumer cette responsabilité. Bien sûr, la totalité d’entre elles ne suit pas forcément ces stages. Néanmoins, nous avons fait la preuve que nous les aidons à s’adapter à leur environnement économique. Les chefs d’entreprise ont saisi l’intérêt d’avoir des collaborateurs bien formés.

Etre à leurs côtés, c’est proposer des enseignements adaptés à leurs besoins tout en restant dans un cursus national. Ce n’est pas par hasard que près de 98 % des élèves de l’ESGC de Chartres sont recrutés dans les trois mois suivant la fin de leurs études. Ce rôle de précurseur est également assumé par le Groupe Escem. Cette école de renommée internationale présente l’intérêt d’apporter une réponse régionale aux attentes locales. La qualité de l’enseignement dispensé offre également l’avantage de maintenir les jeunes en région Centre ; et aussi d’en attirer d’autres extérieurs à ce périmètre...

Démultiplicateur. Aujourd’hui, la création de l’Institut supérieur européen des métiers de l’entreprise (Iseme) fait office de démultiplicateur : en répondant aux nouveaux besoins de formation, en permettant aux élèves d’aller jusqu’à l’obtention de diplômes reconnus, en accentuant cette relation de proximité avec les entreprises. Cette nouvelle école a aussi le mérite d’abolir les frontières en offrant davantage de stages en entreprise et un semestre au sein d’une université étrangère. En tant que chambres de commerce et d’industrie, nous anticipons les besoins des entreprises en mettant à leur disposition des collaborateurs qualifiés et résolument ouverts sur l’Europe. Nous répondons également aux besoins des étudiants en les intégrant dans un groupe qui leur offre la possibilité de bénéficier de synergies et de potentiels économiques importants ; ils peuvent en fin de cursus passer les concours Passerelles pour intégrer une ESC en deuxième année. Ces différentes formations vont faire de ces étudiants des Européens accomplis, en mesure d’intervenir sur le marché communautaire et international. C’est un avantage énorme dont les entreprises ont parfaitement conscience.”

Propos recueillis par Patrick Chateau