Portraits - Entreprendre
à l'affiche ce mois-ci

Franck Lerebourg
donne du souffle à Bourgueil Pneus
Photo : AB

En reprenant en 1996 le commerce de pneus implanté à Bourgueil, Franck Lerebourg donnait un souffle nouveau à cette activité. Il met en place une nouvelle équipe, modernise l’atelier et développe ses services à l’extérieur. Depuis, le chiffre d’affaires a été multiplié par 6. C’est ainsi que, sous son impulsion, Bourgueil Pneus, avec 7 salariés, se transforme “en chirurgien du pneu”, comme il aime à le rappeler. En bon pneumaticien, tous types de prestations sont réalisés pour les particuliers et les professionnels dans son atelier de montage. Ses techniciens se déplacent également dans les entreprises pour effectuer le suivi et l’entretien des parcs de véhicules. Homme de terrain, Franck Lerebourg, 38 ans, a acquis son savoir-faire en se confrontant à toutes les facettes du métier. “J’ai travaillé dans les petites et les grandes entreprises, j’ai forgé mon expérience dans tous les services, je suis passé de simple stagiaire à pdg.” Un parcours indispensable à ses yeux pour réussir dans cette profession. Car l’activité est particulièrement concurrentielle, sur un marché où l’on se bat sur la qualité de service mais aussi sur les volumes d’achat. C’est pourquoi Franck Lerebourg a fait tout de suite le choix d’adhérer au premier groupement d’achat européen. Les prix obtenus auprès de ce groupement lui permettent d’avoir par ailleurs une activité de grossiste auprès des professionnels locaux de la réparation automobile.

Aujourd’hui, son ambition est de créer d’autres points de vente. Il vient d’ouvrir à l’Ile-Bouchard “IB Pneus”. Souhaitons-lui la même réussite qu’à Bourgueil !

Contact : 02 47 97 71 26

AB


Avec Garnuchette,
Laetitia et Alexandre Gautier gardent leur âme d’enfant
Photo : AB

En reprenant, il y a quatre ans, la gérance du magasin de jouets “Garnuchette”, Laetitia et Alexandre Gautier se sont empressés de ne rien changer. Ils poursuivent plus que jamais le concept de “jouets tranquilles” créé par leurs prédécesseurs. “C’est le principe du jouet éducatif : l’enfant joue en utilisant ses doigts et son cerveau”, expliquent-ils.

Rien ne les prédestinait tous deux à se lancer dans le commerce. Elle, avec sa licence d’anglais en poche, lui son BTS de tourisme. Simplement voilà, lorsqu’ils étaient enfants, on leur offrait les jouets du célèbre magasin tourangeau. De là est née leur passion pour les beaux objets en bois.

Les articles qu’ils proposent portent tous le label de la fabrication artisanale. “Pour les sélectionner, nous visitons les différents salons professionnels du secteur. Nous mettons également à profit nos vacances, en France et en Europe, pour découvrir de nouveaux artisans.” Toupies, jouets à bascule et autres marionnettes à fils sont toujours aussi attractifs pour les petits. On vient à la Garnuchette non seulement pour ses objets que l’on ne trouve pas partout, mais aussi pour l’ambiance très conviviale qui y règne. “Une atmosphère ludique qui participe au succès du magasin”, souligne Laetitia. La clientèle tourangelle et celle des départements limitrophes trouve le magasin toujours “aussi joli et aussi sympa !”. Mais qui ne connaît pas la rue de l’ours à bulles, à Tours ?

Contact : 02 47 05 11 70
www.garnuchette.fr

AB


Laurent Destouches
compose avec les nouveaux matériaux
Photo : AB

Laurent Destouches imagine et met en oeuvre des solutions industrielles en recourant aux nouveaux matériaux. “Les composites ne sont pas réservés qu’aux seules applications aéronautiques et à celles des sports et loisirs, explique-t-il. Il est possible de re-concevoir et remplacer des structures, sous-ensembles ou composants industriels traditionnellement réalisés en acier, aluminium ou même en bois.” C’est ainsi qu’il a conçu un coffrage industriel pour béton, dont un des composants est le plus imposant profilé jamais réalisé jusqu’à ce jour grâce aux nouveaux matériaux (distingué par un premier prix mondial en 2002).

Vous l’avez compris, Laurent Destouches est passionné par son métier. Sa passion pour l’ingénierie existait bien avant qu’il ne crée, il y a cinq ans, son bureau d’études à Mettray. Après quinze années passées comme responsable R&D, puis études et enfin production, il ne se lasse pas d’explorer de nouvelles applications et de nouveaux marchés pour ces matériaux.

Pour s’en convaincre, il suffit de l’écouter parler de ses dernières réalisations : structures pour le terminal pétrolier du port de Marseille, mâts multifonctions (signalétique, éclairage...) pour la SNCF, concept d’hélistation (le premier prototype sera présenté cette année). Et bien d’autres applications destinées à quelque 80 clients en France. Parmi ceux-ci, le groupe SPIE à Bordeaux, pour lequel il participe en première mondiale au concept de captation d’énergie au sol pour tramways permettant de remplacer les caténaires qui défigurent les villes. Laurent Destouches a développé et fait produire cinq composants majeurs d’un procédé qui pourrait notamment intéresser la communauté urbaine de Tours pour son tramway !

Contact : 02 47 54 99 36
Destouches.Laurent@wanadoo.fr

AB


Le Panier d’Alice
redonne vie au village
Photo : AB

Lorsque Christine Maillochon ouvre boutique, en 1999, à la Celle-Guénand, joli bourg de 390 âmes au sud de la Touraine, “les gens du village se sont «reparlé», se souvient-elle. Ils avaient dorénavant l’occasion de se rencontrer en faisant leurs courses”.

Il faut dire qu’elle y a mis du coeur dans cette création. Qu’est-ce qu’on n’y trouve pas ? Depuis les graines pour oiseaux ou granulés à lapin, en passant par la nourriture pour chien-chat, droguerie, produits d’hygiène, alimentaires, jusqu’au vin de terroir, pain, viennoiserie et même un petit rayon frais de fruits et légumes et de boucherie-charcuterie. Sans oublier les fleurs à massifs ou les compositions florales qu’elle réalise elle-même, et le dépôt pour développement photos et le pressing. Le tout, dans 70 m2 de surface qu’elle approvisionne en se rendant régulièrement à Tours. Une aubaine pour les habitants ! Mais aussi pour les touristes auxquels Christine a bien sûr pensé. Elle fait leur bonheur en leur proposant des produits régionaux : miel, jus de pomme de Bossay-sur-Claise, fromages de chèvre... Et pour les Anglais ? Des marmelades, sauces et chedar qu’elle achète directement en Angleterre ! Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Christine, auparavant monitrice auto-école dans le Vaucluse, à poser son panier en ce lieu si tranquille ? “Mon goût du contact avec les gens et, surtout, ne pas laisser mourir les villages”, confie-t-elle.

Forte de sa motivation et de cette première expérience, elle a ouvert une deuxième épicerie, en juin 2002, à Paulmy, et créé un emploi.

Contact : 02 47 94 99 93

AB


A2a37
étend son réseau de location
Photo : OM

L'ambition d’A2a37, loueur de véhicules, est affichée : prendre des parts de marché en implantant une agence dans une douzaine de départements du Centre-ouest. “En 1998, le regroupement à Joué-lès-Tours de nos deux premières agences a déclenché la dynamique” se souvient Jean-Etienne Le Roy, fondateur de l’entreprise en 1994 à Tours. De deux personnes et de six véhicules, A2a37 passe en neuf ans à un effectif de quinze collaborateurs, un parc de 350 véhicules et un chiffre d’affaires de 3,5 M_. Entre temps, en juin 2000 ouvre l’agence du Mans. Dix-huit mois plus tard, A2a37 arrive à Tours-Nord et ces jours-ci à Chartres. “La difficulté consiste à trouver le bon emplacement, bien visible, en entrée de ville et facilement accessible”.

Dans un secteur très concurrentiel, Jean-Etienne Le Roy qu’a rejoint son fils Brice revendique son indépendance : “Notre liberté est notre force : des contrats sans contraintes, adaptés à chaque client, des véhicules aménagés selon les besoins, une grande réactivité...” Les Le Roy mettent un point d’honneur à répondre à toute demande : des véhicules de tourisme pour les particuliers, des véhicules de société, des utilitaires de 3 à 50 m3 et des engins spécifiques, nacelles élévatrices, camions-bennes, camions porte-voitures, le tout en location courte, moyenne ou longue. Cette offre s’accompagne d’une démarche soutenue de communication et de visite de la clientèle. Cependant, c’est souvent lors du premier contact téléphonique que s’engage une affaire : “La qualité du personnel d’accueil, qui doit aussi savoir vendre, est essentielle”.

Contact : 02 47 67 66 67

OM


Le coup de coeur
de Yannick Bruneau pour les Belles-Rives
Photo : AB

S'installer à son compte était son rêve de longue date. Il devient réalité, lorsqu’en septembre 2001 Yannick Bruneau reprend, avec son épouse Valérie, le restaurant “Les Belles Rives” au 76 quai de Loire, à Rochecorbon. On comprend leur coup de coeur : l’auberge, bâtiment classé, offre d’un côté une vue privilégiée sur le fleuve et de l’autre, sur la falaise de tuffeau. “Grands amoureux des bords de Loire, confient-ils, nous avons aussi craqué pour le paysage offert depuis l’intérieur du restaurant. C’est à chaque fois un vrai régal, notamment grâce aux belles lumières apportées par le soleil !”

Dans un décor totalement revisité, Yannick, en chef de cuisine talentueux qui a acquis son expérience dans différents relais-châteaux, déploie tout son art. Ses plats ? un subtil mélange des saveurs d’autrefois, qu’il obtient en associant les produits de terroir aux herbes condimentaires de son jardin, ou encore à différentes épices. Il agrémente ainsi de sa touche personnelle les menus qu’il compose en fonction des saisons. Ses plats sont toujours un plaisir pour la clientèle de provenance locale, touristique mais aussi d’entreprises, qui s’attable dans l’une des trois salles du restaurant ou sur la terrasse du jardin les beaux jours venus.

Yannick et Valérie aiment également faire découvrir les vins de producteurs de talent méconnus. Les grands crus de Touraine, les bourgognes et autres bordeaux qui composent leur carte ont été soigneusement sélectionnés par eux, directement chez les viticulteurs.

Contact : 02 47 52 52 97

AB


Chez Bigot,
Christiane Mason met les palais en émoi
Photo : PC

Christiane Mason connaît le secret de la réussite de la dynastie des Bigot, présente à Amboise depuis 1913 : “Nous avons un emplacement privilégié et tant qu’il y a du monde de passage, nous ouvrons 7 jours sur 7, de Pâques à la Toussaint. Elle ajoute, nous n’avons pas subi la concurrence de la pâtisserie industrielle car nous avons choisi de privilégier l’accueil et la qualité : musique, odeur de fruits et chocolat, conseils !” Tout a commencé avec l’ouverture d’une boulangerie par son arrière-grand-père. Soixante ans plus tard, le pain était abandonné au seul profit de la pâtisserie.

Christiane, la petite-fille Bigot, celle qui aidait au magasin tout en faisant ses études et qui obtint, parallèlement, le premier prix d’art dramatique au Conservatoire de Tours, prend la succession de l’affaire familiale en 1982. Elle acquiert alors la maison de la presse adjacente pour la transformer en salon de thé-glacier. Puis, en 1986, elle crée le laboratoire des chocolats. Aujourd’hui, c’est une véritable institution locale. Dix-huit personnes y travaillent avec passion, dont les équipes de pâtissiers et chocolatiers qui redoublent d’excellence. La clientèle variée est constituée de fidèles de la ville et du département, mais aussi de nombreux clients de passage français et étrangers. Pour ces derniers, américains notamment et adeptes des régimes sans sucre, ont été créées des spécialités aux fruits.

Dans la rue Nationale, autrefois “rue gourmande”, banques et magasins de souvenirs remplacent les commerces de bouche. La pâtisserie Bigot, elle, est toujours là, ayant su évoluer et s’adapter. Pour preuve, aujourd’hui, l’arrière-petite-fille, Paola, met en place le site internet.

Contact : 02 47 57 04 46

AB


Jacques Freidel,
droit devant
Photo : OM

"Les dirigeants de PME ont des problèmes spécifiques que le législateur ignore !” L’ancien président de la CGPME n’en démord pas. Il y huit mois, Jacques Freidel a retrouvé ses PME tourangelles : Médipréma (40 personnes), spécialiste du matériel néo-natal, et Ella Legros (25 personnes), concepteur et fabricant de négatoscopes, des appareils destinés à la lecture des films radiologiques. Déterminé à opérer une croissance externe, il avait racheté cette entreprise d’Evry en 1998. C’est en octobre 1999 qu’on le presse de prendre la présidence nationale de la CGPME. Banco. Son épouse prend les rênes de l’entreprise. Au moment où la loi sur les 35 heures s’impose chez Médipréma, où il faut former les nouveaux collaborateurs d’Ella Legros (sur vingt-cinq, trois seulement ont accepté de venir à Tours), Jacques Freidel s’en va sillonner la France à la rencontre de ses futurs électeurs.

Devenu patron de l’organisation syndicale, la reconnaissance des PME est son combat. Deux ans plus tard, de vives turbulences internes l’amènent à jeter l’éponge. “Malgré les difficultés, j’ai atteint les objectifs fixés : une nouvelle reconnaissance des PME par les pouvoirs publics et un assainissement des finances de l’organisation patronale, catastrophiques à mon arrivée ! Peut-être aurais-je dû porter davantage attention aux querelles internes, aux ambitions démesurées des uns et des autres, aux lettres anonymes...”

La page est tournée. “Ce fut un moment très fort, une expérience passionnante. Je n’avais cependant jamais envisagé de la poursuivre au-delà d’un mandat. J’aime trop ma famille, mon entreprise et la Touraine.”

Contact : 02 47 28 47 87

OM


Jean Voisin
purifie l’eau grâce aux roseaux

Depuis l’Antiquité, les marais sont des épurateurs naturels. En s’inspirant de cela, nous avons déposé un brevet pour des filtres de sables et graviers plantés de roseaux : les Macrophyltres. Les plantes sont utilisées pour le racinaire favorisant le développement bactérien et les tiges qui empêchent le colmatage du lit en surface. Ce traitement est naturel et écologique sans apport de bactéries supplémentaires ni de produits chimiques, peu coûteux à l’installation et d’entretien minime. En dix ans, le dépôt de filtration se transforme en terreau épendable sur des terres agricoles”.

C’est aussi l’aboutissement de longues années de tests et d’études : en 1966, Jean Voisin crée son entreprise de travaux agricoles qui devient Jean Voisin S.A. en 1977. Il développe alors une nouvelle activité : l’épuration des eaux usées par le lagunage. 1995 marque la création d’un Centre d’essais et de recherches pour toutes les eaux usées, les boues de station, lisiers et effluents. “L’eau est l’affaire de tous, elle sera bientôt plus chère que l’or. Les Macrophyltres assurent un rendement épuratoire d’environ 80 % contre 25 % à 30 % pour les fosses toutes eaux. Nous expérimentons un autre filtre à sable à base d’oxyde de fer et d’argile expansée, installé en sortie du Macrophyltre et qui traite les phosphores et les nitrates”.

En 2001, l’entreprise a installé 53 stations d’épuration sur le territoire national et environ 70 en 2002. Une agence vient d’ouvrir à Toulouse. Avec 50 salariés et un C.A en hausse de 40 % en trois ans (5540 K_ en 2002), Jean Voisin S.A ne cesse de recruter.

Contact : 02 47 24 42 46
www.jean-voisin.com

HP