Expresso - En Touraine

Performance.

En vendant 836 chèques-cadeau en décembre pour un montant de 10 320 euros, l’Union commerciale et artisanale de Tours a réussi le lancement de son opération. L’UCAT s’était appuyée sur l’expérience de la ville de Quimper, dépassant largement les espoirs puisque les Tourangeaux ont réalisé en un mois ce que les Bretons ont réalisé en un an. Les chèques-cadeaux ont été essentiellement commercialisés auprès des comités d’entreprises, dont 340 ont été contactés, ainsi qu’auprès des particuliers sur le chalet de l’UCAT au marché de Noël de Tours. 110 magasins ont accepté de recevoir ces chèques-cadeau en paiement d’achats d’une clientèle souvent nouvelle.

Contact : 02 47 47 21 47

90 ans.

L’Institut de Touraine fête ses quatre-vingt dix années d’existence. Il est aujourd’hui présidé par Serge Babary, vice-président du Conseil général et premier vice-président de la CCI de Touraine. A l’occasion de cet anniversaire, une charte a été signée le 19 février dernier par les partenaires, dont la CCI de Touraine. Un colloque international sur la langue française se déroulera en septembre prochain à Tours. L’Observatoire économique crée un fichier de toutes les personnalités qui ont fréquenté l’Institut afin de les réunir pour célébrer l’événement.

Contact : 02 47 05 76 83

Parutions.

Un nouveau journal vient d’apparaître dans le paysage des médias tourangeaux : Médiatours 37 est un nouveau mensuel gratuit, alliant information économique et culturelle, diffusé à 60 000 exemplaires et dirigé par J.-F. Devichi. Autre parution, bien connue des golfeurs : l’édition 2002 de la revue Golf de Touraine est arrivée, réalisée par Magora Production, une société parisienne.


1803 - 2003
Bicentenaire de la CCI de Touraine

XIXème : Chambre et soie sont liées

" Roze-moussard, premier soyeux de la famille "
Des hommes du métier

Héritier d’une dynastie de fabricants, le président du Tribunal de commerce Jacques Alexandre Roze est le premier élu à la tête de la Chambre. La crise qui, depuis 1789, désole la fabrique a contraint Alexandre Roze à délaisser la soie pour la laine. Tissant la laine, il pensera jusqu’à sa mort en 1812 surtout à la soie qu’il veut rétablir dans sa magnificence du passé.
Des fils, petits-fils, gendre, neveux d’Alexandre Roze entreront à la Chambre jusqu’en 1886. Un important fabricant présidera la Chambre de 1842 à 1844 : Noël Champoiseau. De 1846 à 1880, Eugène Fey, de la maison Fey et Martin, ancêtre de la maison Le Manach, y représentera la soie. Louis Roze sera le dernier soyeux jusqu’en 1886. Relayant les défuntes corporations, la Chambre se soucia toujours de la qualité des productions. Ayant fait expérimenter un nouveau système de filage, elle prendra en charge pour le compte des fabricants, de 1808 à 1889, l’entretien et la réparation de la fameuse calandre, immense machine à moirer les tissus. Sous Louis-Philippe, elle lancera des recherches sur les plantes tinctoriales, avant de s’activer sous le Second Empire à la relance de la culture du mûrier et de l’élevage du ver à soie, faisant acheter et distribuer des graines sélectionnées, organisant des marchés, certains élus grainant eux-mêmes les vers à soie pour les revendre.

Des actions de formation

Dès sa création en 1803, la Chambre négociait auprès du ministre Chaptal un professeur de dessin et de mise en carte. Il faudra attendre la décision de Napoléon en 1808 à Tours pour que soient accordés le professeur et la formation d’un teinturier à l’Ecole des Gobelins. Par la suite, ses élus soyeux firent au sein de la profession la promotion de l’apprentissage pour lequel seront demandées des subventions. En 1818, la Chambre obtenait du roi Louis XVIII des aides importantes pour la formation d’apprentis.
La sensibilité de la soie aux moindres crises responsables du chômage constituera un souci majeur pour la Chambre de Tours. Ce sera toujours au nom de l’emploi qu’elle lancera actions et initiatives, allant même, pendant les vingt premières années, se faire l’agent de la fabrique pour solliciter les commandes de l’Etat. A défaut de commandes, elle organisera avec ses élus des souscriptions pour venir en aide aux chômeurs.
Si la soie fut pour la Chambre l’objet de soins constants en ce siècle, c’est parce qu’elle était de tradition la principale activité ; mais ceci ne l’empêchera pas d’oeuvrer pour les tanneries, la draperie, la marine de Loire, les chemins de fer ou le téléphone.

Jean-François Barcat


Rendez-vous

En Touraine

8 et 9 mars :
Salon des jeunes inventeurs et créateurs à Monts.

16 mars :
assemblée générale du Syndicat des commerçants des foires et marchés de Touraine, au centre culturel de Saint-Pierre-des-Corps, à 16 h.

22 mars :
Journée des métiers organisée en Touraine par la Chambre de métiers.

9 avril :
Forum du Groupe Escem sur la formation BTS Transport

Du 9 au 13 avril :
Festival “De l’encre à l’écran” à Tours

19, 20 et 21 avril :
9ème édition de la Fête des plantes et des jardins en Touraine, au château de la Bourdaisière à Montlouis-sur-Loire.

A Orléans

Du 17 au 21 mars :
Biennales d’Orléans

A Paris

Du 14 au 17 mars :
Salon de la Franchise