Territoires


Cinq députés dans l’actualité


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1ère circonscription (Tours)

Renaud Donnedieu de Vabres (UMP-UDF)

Touraine Economique : Très engagé à Paris, très présent à Tours... Quelles sont vos priorités ?

Renaud Donnedieu de Vabres : Dès mon élection, j’ai repris mes permanences de quartier. Le travail de terrain me semble absolument nécessaire pour rester à l’écoute des préoccupations concrètes et pouvoir les faire remonter au niveau national. La jonction est essentielle. Mais je veillerai aussi à ce que les engagements pris par le président de la République et par la majorité politique à laquelle j’appartiens soient mis en vigueur ; les actions menées dès les premières semaines sont conformes à ces engagements liés, bien sûr, à un audit de la situation financière laissée par nos prédécesseurs. Ma proximité politique avec le gouvernement dont j’ai été l’un des membres, certes durant peu de temps, est une chance ; c’est aussi plus de responsabilités.

Quelles réflexions vous inspire la morosité de l’économie ?

Renaud Donnedieu de Vabres : Il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de rappeler que la reprise en France est conditionnée par la reprise au plan international. Les entreprises françaises ont cependant besoin d’être soutenues : plus grande souplesse, moins de contraintes, moins de charges , une transmission plus facile, une harmonisation fiscale européenne pour éviter les délocalisations. Il est enfin important que les gens qui “bossent” puissent bénéficier des fruits de leur travail, par une rémunération des heures supplémentaires et leur déplafonnement, ce qui s’annonce en cette rentrée.

Comment développer l’économie tourangelle ?

Renaud Donnedieu de Vabres : Je me suis fixé des priorités. Donner un coup d’accélérateur sur les grands investissements routiers et autoroutiers. Mettre en place un Conseil économique de la Touraine réunissant responsables politiques de tout bord, économiques et professionnels. Valoriser le potentiel de talents dans les domaines scientifiques, médicaux, économiques, culturels. Faire en sorte que l’offre commerciale de qualité soit mieux soutenue, que l’on consacre une attention particulière aux entreprises personnelles ou familiales. Enfin, j’ai pour objectif que Tours devienne la capitale du tourisme en Val de Loire. C’est une question de diagnostic, de volonté et d’animation.


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2ème circonscription (Amboise)

Claude Greff (UMP-RPR)

Touraine Economique : Votre élection a constitué la surprise des dernières législatives. Pourquoi vous êtes-vous lancée en politique ?

Claude Greff : J’ai décidé d’être candidate parce qu’une telle mission s’inscrivait dans l’accomplissement logique de ma vie, jalonnée d’engagements antérieurs dans le domaine social, associatif, familial. Mon premier engagement citoyen, en tant que conseiller municipal à la ville de Tours, date de 2001. Je conserverai ce mandat puisque 20 % des habitants de la deuxième circonscription sont tourangeaux. Je serai à l’Assemblée nationale les mardis et mercredis. Dans ma circonscription, je serai disponible tous les autres jours.

Comment une “débutante” fait-elle ses premiers pas dans l’arène politique ?

Claude Greff : J’ai la chance d’être parrainée dans ce parcours par celui qui a soutenu ma candidature, Philippe Briand. J’ai bien l’intention, femme, débutante mais députée avant tout, d’imposer ma vision des choses, de travailler avec détermination.

Pour avoir identifié les attentes du territoire que vous représentez, quelles sont vos priorités ?

Claude Greff : J’ai été surprise de constater que deux secteurs ont été complètement oubliés : celui de Château-Renault et celui de Bléré. Le désenclavement routier est nécessaire, mais aussi la valorisation des richesses du patrimoine que sont l’artisanat, la viticulture, l’agriculture et le tourisme. Le commerce doit également pouvoir exister par lui-même en milieu rural. Je souhaite aider les acteurs locaux dans un objectif précis : implanter des activités et des services qui rendront les communes attractives. L’économie locale en sera stimulée. Je voudrais aussi que les territoires ruraux puissent bénéficier de retombées touristiques. Avec la CCI, le Conseil général, nous devons parvenir à dynamiser l’ensemble du bassin d’emploi, tout en limitant la tendance à l’hyper-urbanisation.


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3ème circonscription (Loches)

Jean-Jacques Descamps (UMP-DL)

Touraine Economique : Vous avez abandonné votre mandat de conseiller régional pour conserver celui de député. Comment conjuguez-vous maintenant action sur le terrain et présence à l’Assemblée ?

Jean-Jacques Descamps : J’ai fait ce choix en raison de mon expérience de maire et conseiller régional qui me permet un meilleur jugement sur les évolutions législatives à envisager au plan national. Dorénavant, du jeudi midi au mardi matin, je partage mon temps entre la mairie de Loches, la permanence de St-Pierre-des-Corps et l’ensemble des communes de ma circonscription. Les autres jours, je me consacre entièrement à mon travail de législateur à l’Assemblée nationale. Siégeant à la commission des Finances, je suis le rapporteur spécial du budget PME, commerce et artisanat.

Comment allez-vous agir en faveur du développement économique ?

Jean-Jacques Descamps : Mon action à l’Assemblée visera à atteindre trois objectifs : la simplification des textes et des procédures administratives afin de libérer les énergies et permettre ainsi de développer l’activité et la croissance des entreprises, et donc l’emploi ; l’allègement des charges et des impôts afin d’améliorer la compétitivité des entreprises à l’export. Sur ce point, je me battrai pour aboutir à des économies dans le train de vie de l’Etat ou des organismes para-étatiques ; enfin, le développement du dialogue social afin d’obtenir les accords d’entreprises ou de branches professionnelles favorables au progrès social.

En ce domaine, quelles sont vos priorités pour la Touraine ?

Jean-Jacques Descamps : Mon engagement porte sur deux axes essentiels à la croissance économique. Je veillerai à faire avancer les dossiers relatifs aux infrastructures de transport et de communication afin d’améliorer sensiblement l’accès des entreprises à leurs marchés nationaux et internationaux. Mon autre cheval de bataille sera la formation, à tous niveaux, pour développer la qualification des salariés.


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4ème circonscription (Chinon)

Hervé Novelli (UMP-DL)

Touraine Economique : Vous avez abandonné votre mandat de député européen au profit de celui de député d’Indre-et-Loire. Comment vous organisez-vous ?

Hervé Novelli : Comme je l’ai toujours fait, je vais partager mon temps entre la 4e circonscription, où j’exerce mon activité d’entrepreneur et d’adjoint au maire de Richelieu, et mon travail de législateur à l’Assemblée nationale. Siégeant à la commission des Finances, de l’Economie générale et du Plan, je serai rapporteur spécial des crédits à l’industrie. Par ailleurs, deux permanences seront mises en place dans la circonscription dès la rentrée de septembre : l’une à Chinon et l’autre à Joué-lès-Tours.

Quelles actions entendez-vous mener en priorité ?

Hervé Novelli : Dès la rentrée parlementaire, mon intention est de former trois groupes de travail en Touraine avec des professionnels. Les réflexions porteront sur trois thèmes importants à mes yeux : l’entreprise, l’agriculture et la santé. Ces groupes, composés d’une dizaine de membres, auront pour tâche de confronter les orientations gouvernementales avec la réalité et de faire des propositions.

Pourquoi porter votre choix sur ces trois secteurs ?

Hervé Novelli : L’entreprise, parce qu’elle est le lieu privilégié de la création de richesse et donc d’emplois. Je souhaite faire remonter à Paris un certain nombre de propositions pour pouvoir ensuite les mettre en oeuvre ; l’agriculture, parce qu’elle occupe une place importante dans ma circonscription et que des défis importants sont à relever dans ce secteur : les évolutions de la PAC, l’élargissement de l’Union Européenne, la sécurité alimentaire, l’environnement, etc. ; la santé enfin, parce qu’elle est confrontée à de lourdes difficultés. Des propositions, non partisanes, venues de professionnels locaux peuvent aider le gouvernement dans ses orientations.


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5ème circonscription (Saint-Cyr - Nord-ouest)

Philippe Briand (UMP-RPR)

Touraine Economique : Vous avez entamé votre troisième mandat parlementaire. Qu’est-ce qui caractérise ce nouvel engagement ?

Philippe Briand : La majorité parlementaire dont je fais partie se trouve aujourd’hui à un carrefour historique ! La majorité a devant elle cinq ans pour gouverner, mener les réformes nécessaires sur la retraite, la fiscalité, et mettre en oeuvre les actions qui apaiseront la société en luttant efficacement contre la délinquance et l’insécurité.

Quelles mesures vous semblent essentielles à la reprise de l’activité économique ?

ment possible les charges sur le travail. Nous avons déjà amorcé le mouvement, mais il faut aller bien plus loin dans l’allègement. L’autre grand dossier de la rentrée, c’est l’assouplissement de la loi sur les 35 heures parce que cette disposition a fait augmenter le coût du travail de 11 %, ce qui constitue un vrai problème alors qu’il vaut mieux mobiliser des fonds pour la formation, dans certains métiers, en effet, on ne trouve plus de main-d’oeuvre formée !

Face aux attentes des chefs d’entreprise de Touraine, quelles sont vos priorités ?

Philippe Briand : Tout d’abord, achever ces fameuses autoroutes dans les cinq ans à venir ! Nous réussirons, tout en respectant l’environnement. Je souhaite par ailleurs que l’on stabilise l’aménagement de parcs d’activités en Touraine à une cinquantaine, soit deux par canton. En trop grand nombre, ces équipements mobilisent beaucoup d’argent dans les collectivités locales qui doivent compenser en levant des impôts alors que nous voulons limiter la pression fiscale. Je serai également attentif aux questions de sécurité sur certains sites d’activités.

Propos recueillis par Annie Blanchet et Odile Ménard