L’échéance se rapproche. L’Ademe peut vous aider à trouver vos propres solutions.

Déchets : traitement obligatoire

Au 1er juillet 2002, l’accès aux décharges ne sera plus autorisé que pour les “déchets ultimes”, déchets qui ne sont pas ou ne sont plus susceptibles d’être traités ou valorisés dans les conditions techniques et économiques du moment. Conseils ultimes.

En accord avec la réglementation européenne, la loi du 15 juillet 1975 modifiée le 13 juillet 1992 et complétée par un décret du 13 juillet 1994, rend obligatoire le traitement des DIB (Déchets Industriels Banals, c’est-à-dire non toxiques ou non dangereux). Le décret de 1994 impose la valorisation des déchets d’emballages. Trois modes d’élimination sont autorisés : le réemploi, le recyclage ou la valorisation (par transformation en un matériau nouveau ou en source d’énergie, au moyen de l’incinération, par exemple).

Agir
en amont

Les grandes entreprises se sont pour la plupart progressivement conformées à ces exigences nouvelles. Une enquête nationale réalisée en 1996 révèle que les trois-quarts des DIB produits par les établissements industriels et commerciaux de plus de dix salariés sont valorisés. “Des efforts restent à faire du côté des PME et en ce qui concerne le plastique, matériau pour lequel il existe encore peu de filières de traitement”, commente Karine Lambert, coordinatrice du pôle entreprises à l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

De manière générale, l’ADEME recommande d’agir en amont pour limiter la production des déchets, en négociant par exemple avec les fournisseurs le recours à des conditionnements réutilisables ou recyclables, en modifiant certains procédés internes de fabrication... L’Agence encourage aussi à la collecte sélective des déchets, qui permet de sensibiliser l’ensemble du personnel à cet aspect de l’activité économique de l’entreprise.

Les bonnes
méthodes

L’ADEME conseille de désigner un responsable chargé d’assurer la coordination de l’ensemble des actions mises en place ; de commencer par faire le point sur le volume et la nature des déchets produits avant d’envisager leur traitement ; de se grouper avec d’autres entreprises afin de minimiser le coût lié à la gestion des DIB...

Des aides financières, soumises à conditions, peuvent être obtenues auprès de l’ADEME pour la réalisation de diagnostics et la création de filières de valorisation. Rappelons que la loi prévoit des sanctions à l’encontre des industriels qui ne s’y conforment pas. Elles vont de l’amende à la fermeture du site.

Contact :
Karine Lambert
Tél. : 02 38 24 00 08

E-Mail: karine.lambert@ademe.fr

Maï-Anne TRAN

Enquête
Recyclage : des solutions inégales

L’Observatoire économique de Touraine vient de réaliser une enquête de quantification des DIB auprès de l’ensemble des acteurs économiques en Touraine. Au total, plus de 250 000 tonnes de déchets y sont produits chaque année. IIs proviennent, pour 95 % d’entre eux, des entreprises, le reste étant issu des administrations et des établissements de services publics (publics ou privés). La majorité (65 %) sont des déchets triés ; les 35 % restants étant des déchets “en mélange”.

Parmi les déchets triés, on trouve principalement le bois, la catégorie textile/papier/carton et les déchets métalliques. Puis viennent le verre, les plastiques et le caoutchouc. Concernant les déchets en bois, par exemple, il n’existe que quelques entreprises spécialisées dans leur collecte. On peut les réutiliser (palettes), ou s’en servir comme combustible pour le chauffage ou comme matériau pour la fabrication de panneaux de particules.

En revanche, les filières de valorisation des papiers et cartons, des métaux, ainsi que du verre, fonctionnent très bien. Reste à développer la culture du tri au sein des collectivités (pour le papier) et des PME (pour les déchets métalliques).

Le plastique est difficilement recyclable. Cet inconvénient peut constituer un frein à son utilisation. Quant au caoutchouc, il est de moins en moins utilisé comme combustible par les cimenteries, qui le remplacent par des farines animales.