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Pour les entreprises, cest le schéma concernant les infrastructures de transport quil importe surtout de décrypter. Pour détaillé quil soit, sa philosophie générale est limpide : il faut privilégier les modes de transport alternatifs à la route, par tous les moyens et sur tous les fronts. Cette orientation ne pouvait laisser indifférents les représentants des CCI de la région Centre, dont lavis a dores et déjà été recueilli dans le cadre de la large consultation ouverte par le gouvernement en vue de ladoption définitive des schémas.
Pour la région Centre, cette politique se traduit par le maintien, dans le schéma actuellement soumis à consultation, des projets relatifs au rail. Linterconnexion des réseaux de TGV ouest et est au niveau de Massy, au sud de Paris, est donc à lordre du jour, de même que la réalisation de la ligne de TGV Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT). En outre, les deux axes Tours-Bordeaux-Espagne et Nantes-Lyon sont confirmés dans leur vocation à se charger dun flux croissant de marchandises. Quant au trafic aérien, le projet de schéma rappelle la nécessité de construire un troisième aéroport international dans le Bassin Parisien. Reste à espérer pour notre région que le site de Beauvilliers - situé à une demi-heure de Tours - ou de ceux, voisins, de Sainville ou Santeuil, soient retenus. Les retombées dun tel choix seraient immenses en termes dexpansion économique régionale. Du côté des infrastructures routières, les CCI ont nettement moins de raisons dêtre optimistes.
En écho aux observations formulées par les CCI de la région Centre, Jean-Luc Muratet, président de lassociation Touraine Liaisons autoroutières et directeur de lentreprise de déménagement Aux professionnels réunis, rappelle pourtant que la route demeure le moyen de transport le plus performant pour les entreprises, en termes de souplesse et de coût : Un camion, explique-t-il, fait du porte-à-porte. Cette capacité dadaptation est dautant plus appréciable que léconomie fonctionne aujourdhui en flux tendus, ce qui suppose une adaptation très fine de loffre de transport à la demande des entreprises, service que la SNCF, grand établissement de service public, nest pas en mesure dassurer. Il faut également savoir que les transporteurs routiers étrangers proposent des tarifs extrêmement avantageux, en ayant notamment recours à du personnel en provenance dEurope de lEst. En France, la législation a alourdi les charges pesant sur les entre-prises de transport routier. Résultat : les clients font de plus en plus appel à nos concurrents espagnols ou allemands et il y a toujours autant de camions sur les routes de lHexagone !
Pour autant, chacun sait quil faudra bien, dans le futur, trouver les moyens de lutter contre la pollution engendrée par le trafic routier. Reste à inventer des solutions de substitution dont personne, pour le moment, na la recette. Maï-Anne TRAN | ||
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Les étapes de la consultation Le gouvernement a souhaité que la loi Voynet procède dune démarche participative des acteurs locaux. Dans un premier temps, des projets de schémas ont ainsi été élaborés en concertation avec les régions (les CRADT - Conférences Régionales dAménagement et de Développement du Territoire). Ils ont été adoptés le 26 octobre 2000 en réunion ministérielle. Au printemps 2001, ces projets de schémas font lobjet dune consultation au niveau régional : les préfets sont chargés de recueillir lavis de lensemble des acteurs locaux et de les transmettre au niveau national. Les projets seront alors examinés par le CNADT (Conseil National dAménagement et de Développement du Territoire) ainsi que les délégations parlementaires à laménagement et au développement durable du territoire. Les schémas seront ensuite définitivement rédigés, avant dêtre transmis au Conseil dEtat en vue de leur approbation par décret. |