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Henri Nebelsztein
Meubles de Bournais

La passion des affaires

Henri Nebelsztein est un homme qui manie l’humour aussi bien que les tableaux de gestion de sa holding APB de Bournais (cinq sociétés) à Braslou, positionnée en deuxième place sur le marché de l’ameublement haut de gamme (100 MF, 200 employés). Pianiste classique, a priori rien ne le prédestinait au milieu du meuble. Il commence sa carrière dans les années 80 en travaillant pour une entreprise de meubles du Richelais. Il rencontre alors Michel Koehl, son associé d’aujourd’hui et designer des collections. Avec lui, il redressera la société Tradition dans le Bordelais pendant deux ans. Henri Nebelsztein y fera ses armes de gestionnaire et d’agent de méthode, intégrant calculs de coût, modernisation... La Touraine lui manque. Il quitte la société pour devenir sous-traitant. Le 20 juillet 1988, il emménage dans... un garage à Richelieu. Il a acheté trois machines et débute avec son ami de toujours, Bertrand Lambert. Les débuts sont difficiles : un très gros impayé le met K.O. Redressement judiciaire, concordat, remboursement des dettes... rien ne l’arrête. Il avoue lui-même être “un miraculé du redressement judiciaire, mais c’est aussi une remarquable leçon pour l’avenir”.

75 % à l’export

Il décide alors de faire des meubles pour son compte et propose sa première gamme à Roche-Bobois en 1991. Succès énorme, commandes qui se suivent : l’entreprise doit déménager deux fois. Finalement, Henri Nebelsztein fait construire de nouveaux locaux sur la colline située en face de chez lui à Braslou. Façon château fort, l’usine et ses bureaux lumineux sont entourés de douves remplies d’eau. Le mobilier estampillé de Bournais est inspiré de meubles anciens : de la commode directoire à la table d’architecte années 30. Que du véritable haut de gamme et une qualité de finition exigeante. 75 % des ventes partent vers les USA, l’Europe, la Corée, le Japon : “L’export, c’est une culture d’entreprise : il faut aimer l’étranger, se donner du mal, parler toutes les langues, connaître les législations, les problèmes bancaires, les assurances crédits... et la comptabilité est vraiment plus complexe”. Il attend l’euro avec impatience ! L’avenir ? “Il existe de nombreux marchés dans le monde, pas encore ouverts !”

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Christian et Danièle Brault
Bouchonnerie Jocondienne

Tout n’est pas que dans le bouchon !

C’est en 1980 que Christian Brault prend la direction de la Bouchonnerie Jocondienne (CA 25 MF,17 salariés), une entreprise créée par ses beaux-parents trois ans auparavant. Son épouse Danièle tient les comptes. Aujourd’hui, la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise est réalisée grâce à la vente de bouchons de liège en plus de mille endroits : des enseignes nationales de la grande distribution aux magasins spécialisés, coopératives, structures professionnelles et industrielles, viticulteurs. La fabrication du bouchon, c’est tout un art venu du sud du Portugal : un chêne-liège met trente ans à produire la première écorce utilisable pour la fabrication. Le liège est alors détaché manuellement à l’aide de petites hachettes, ce qui demande dextérité et savoir-faire.

Un stockage révolutionnaire

Aujourd’hui, Christian Brault met l’accent sur le développement à l’export d’un produit innovant facilitant le stockage et l’expédition des bouteilles : “J’ai souvent entendu les clients se désoler des difficultés de stockage des bouteilles de vin ou de champagne, à cause des grandes caisses en bois utilisées dans lesquelles les bouteilles sont rangées couchées. Quand les caisses sont vides, il faut une place colossale pour les stocker” explique-t-il. C’est ainsi qu’est né le concept “Viplac” : une plaque en PVC de qualité alimentaire, alvéolée et réutilisable. Viplac se pose sur une palette : on y range une série de bouteilles à plat, tête bêche, quelle que soit leur forme, on pose à nouveau Viplac puis des bouteilles. Viplac représente un “vrac” organisé ! Il s’ensuit un gain de place et de poids puisque les plaques débarassées des bouteilles peuvent se ranger sur la tranche, côte à côte.
Entre l’idée et la réalisation du prototype, il a fallu trois ans d’études et de tests. Quant à l’accueil au salon professionnel Vinitec de Bordeaux, il a été enthousiaste. Christian Brault est parfaitement conscient que le développement de son entreprise passe par l’élargissement d’une gamme de produits complémentaires à la vente du bouchon.

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