Grandes Etapes Françaises
Pierre Traversac
 

Une autre philosophie
de l’hôtellerie

Se sentir comme chez soi : c’est vrai au Domaine de Beauvois, au Choiseul, plus qu’à Artigny, sauf si l’on est châtelain. Mais l’accueil chaleureux peut en donner l’illusion. C’est ainsi que Pierre et Sophie Traversac conçoivent l’hôtellerie : de charme. Au programme : cuisine de terroir, animation musicale, décoration à la française. Propriétaire de sept autres châteaux-hôtels en France et pdg de la société qui les rassemble, Les Grandes Etapes Françaises, Pierre Traversac a créé il y a deux ans une association qui donne le ton : Esprit de France. Il venait de quitter, ne le reniant en rien, le prestigieux groupement Relais et Châteaux, dont son père, René, fut l’un des fondateurs. Il souhaitait en toute liberté promouvoir la spécificité familiale des demeures et châteaux de propriétaires.

“Chaque jour, on refuse des colloques !”

L’histoire commence au Prieuré, en Maine-et-Loire, premier établissement acheté par René Traversac en 1954. Puis ce fut l’acquisition du Château d’Artigny en 1962, de Beauvois en 1967, avant de conquérir la Côte d’Azur avec le Mas d’Artigny (vingt-sept piscines sur huit hectares !), puis l’Alsace, Paris, Divonne, Amboise avec le Choiseul, la Bourgogne... Ces dix établissements classés quatre étoiles, aux fourneaux desquels on trouve souvent un chef “macaroné”, emploient cinq cents personnes, plus une centaine de saisonniers. Le chiffre d’affaires de la société atteint 221 MFht, en augmentation de 10 % l’an passé, ce qui a autorisé des investissements conséquents dans chacun des sites : 10 MF à Artigny, par exemple, pour la réalisation, cet hiver, de trois nouvelles salles de réunions et douze chambres supplémentaires portant le nombre total à 65 chambres. “Avec la capacité d’Artigny, nous allons pouvoir attirer du monde en Touraine !” assure Danièle Collas, attachée de communication pour les quatre établissements du Val de Loire. “Tous les jours, en effet, nous refusons des colloques à cause d’une sous-capacité !”
Actuellement, 50 % de la clientèle est française, ce qui correspond à la cible marketing. “Le choix de la France est voulu : il est nécessaire de recevoir beaucoup de Français pour bénéficier d’une bonne image de marque auprès... des Américains, les seconds en fréquentation (17 %), puis des Allemands, des Suisses et des Belges.” A deux, ils dépensent en moyenne 1 000 F pour un repas et 1 300 F pour une nuit dans une chambre catégorie Grand confort. Certains ne dépensent rien : ils ont reçu un séjour en cadeau d’entreprise. Un produit maison.

E-mail : etapes.touraine@wanadoo.fr
www.grandes-etapes-francaises.fr

STAGE et B&S Residue
Guy et Charles-Henri Roussel
 

L’antichambre
de l’agro-pharmacie

Deux des maillons de la recherche mondiale en agro-pharmacie se nichent à Dame-Marie-les-Bois. Les sarl STAGE (dix personnes) et B&S Residue (deux personnes) y sont implantées, dirigées respectivement par Guy Roussel et son fils, Charles-Henri, ingénieurs en agriculture. STAGE, Station Tourangelle Agrochimique et Génétique d’Expérimentation, créée en 1991 en Loir-et-Cher, pratique les essais biologiques nécessaires à l’homologation des produits phytosanitaires, fongicides, herbicides ou insecticides. L’entreprise a obtenu en 1996 les deux labels BPL (Bonnes pratiques de laboratoire) et BPE (Bonnes pratiques d’expérimentation). Pour sa part, B&S Résidue effectue des prélèvements sur des végétaux qu’elle a cultivés et traités ou sur des produits de transformation qu’elle a élaborés ; elle mesure ainsi les résidus des traitements ou permet à des laboratoires de le faire. Cette sarl, filiale de STAGE, a été créée il y a deux ans en association et à part égale avec une entreprise hollandaise similaire, De Bredelaar. L’échange d’expérience est leur philosophie. Bien distinctes dans le service rendu aux clients, fabricants de produits phytosanitaires d’origine internationale, les sociétés sont hébergées dans les mêmes locaux. Elles exercent leur activité sur un même terrain, celui de la ferme expérimentale de 30 hectares qui entoure les bureaux, également aux quatre coins de la France, sur quelques rangs de champs choisis en fonction du sol, du climat, et loués à des agriculteurs. Ce sont eux qui, des années plus tard, liront le mode d’emploi du produit, s’il a été développé, pour partie issu des études menées par les Tourangeaux : à quel stade de croissance faut-il traiter, combien de jours après la floraison, avant la récolte, etc.? Evidemment, les fameux OGM sont bien connus dans la maison.

Des projets sur l’alimentation des bébés

“Nous connaissons rarement le résultat final de nos opérations”. Frustrant ? “Non ! Mais nous recherchons actuellemment des clients qui nous obligeraient à mettre en place des transformations plus complexes. C’est en diversifiant nos activités que nous pouvons évoluer, plus qu’en changeant de place dans la chaîne. Déjà, nous conduisons de la micro et mini-vinification sur des vins français. Nous avons en projet des études sur d’autres transformations : étude des résidus dans les jus de fruits, les aliments pour bébés, dans des produits à étudier toute l’année, en particulier l’hiver. Mais nous voulons rester sur notre créneau de prestation de services, celui où les grandes entreprises se désengagent. Voilà pourquoi nous galopons sur le terrain !”
Tél. 02 47 56 95 08

E-mail :

  • b.s.residue@wanadoo.fr
  • roussel.stage@wanadoo.fr