Les bureaux doivent correspondre aux besoins nouveaux des entreprises.

Bureaux
sur mesure

Le marché de l’immobilier d’entreprise en Touraine retrouve un nouveau souffle avec les demandes toujours plus pressantes des professionnels des secteurs très porteurs : informatique, domotique et téléphonie. Pour favoriser leur implantation, partenaires institutionnels et promoteurs privés ont lancé plusieurs programmes sur des sites de choix.

 
Entre 1998 et 1999, la demande de locaux d’activités s’est élevée de plus de 45 % tandis que celle des bureaux a tout simplement doublé, comme le montre une étude récente de l’Observatoire économique de Touraine. L’offre existante est jugée vétuste voire obsolète par les entrepreneurs désireux de s’implanter sur le département qui conserve son fort pouvoir d’attraction et dont les atouts ne se démentent pas. Il est vrai que le développement des métiers liés notamment aux centres d’appels et plus généralement aux activités en relation avec les nouvelles technologies amène les entreprises à exiger des locaux modernes et équipés de façon à répondre immédiatement à leurs besoins. Les collectivités locales, confrontées en permanence et de façon croissante à leurs demandes ont réagi en proposant leurs propres programmes immobiliers.
Le Conseil général est pour sa part présent sur deux projets en cours de réalisation, après avoir déjà livré, au printemps dernier, 1 000 m2 de locaux d’activités à Saint-Paterne Racan, au nord-ouest du département. A Ballan-Miré, sur le parc technologique de la Châtaigneraie, un programme de 1 000 m2 de bureaux est en construction pour une livraison prévue à la fin de l’année. Ce bâtiment blanc, composé de deux plateaux de 500 m2 chacun, est ouvert au secteur tertiaire. Entièrement porté et financé par le Conseil général, son prix de revient prévisionnel est estimé à 5,6 MF, cablage informatique et climatisation inclus. En septembre, le Département a lancé un nouveau programme de 500 m2 de bureaux sur la ZA de Richelieu-Champigny. Il s’agit là d’un bâtiment d’accueil destiné aux entreprises exerçant dans les domaines des technologies de l’information et de la communication et qui pourront bénéficier du partenariat mis en place par le Conseil général avec Dataweb et l’université de Tours pour des services et prestations de conseil en matière de NTIC. Ce partenariat de conseil et de soutien doit favoriser l’implantation de nouvelles sociétés, selon Eric Barthez, reponsable du Développement économique et du Cadre de vie, qui rappelle que le Conseil général n’a pas pour vocation première de construire à la place des promoteurs. “Cependant la demande est tellement forte, sur l’agglomération en général, que l’intervention du Département permet de répondre parfaitement aux attentes de certaines entreprises tout en élargissant les zones géographiques.” Le Conseil général se place ainsi, avec les autres partenaires institutionnels, sur un marché complémentaire avec des programmes d’échelle modeste mais qui sont presque du sur-mesure.
 

Les collectivités veulent
servir de relais

 
Du côté du Quartier des Deux-Lions, à deux pas du centre-ville, plusieurs entreprises font déjà les yeux doux au nouveau programme lancé par la communauté d’agglomération. “Tonalité”, c’est le nom de l’ouvrage sorti de terre durant l’été et qui sera livré en avril 2001. Un baptême clin d’oeil pour un bâtiment blanc et modulable, ponctué de vastes plages de couleurs vives et toniques, et des bureaux destinés à accueillir principalement des entreprises vouées aux nouvelles technologies, centres de gestion et de relation-clientèle. La première tranche des travaux compte 4 000 m2 de surface et offre des plateaux libres de 1 000 à 1 200 m2. Les équipements seront réalisés selon les besoins spécifiques de chaque entreprise. Valérie Sécheret, responsable du développement économique de Tour(s) Plus, confirme l’engouement suscité par le programme : les demandes sont actuellement toutes supérieures à 1 000 m2 et sont la démonstration grandeur nature qu’une telle opération a sa raison d’être. On espère la même convoitise du côté des promoteurs... Les collectivités locales, ville de Tours et communauté de communes, associées avec des banques et la Caisse des Dépôts et Consignations, ont créé une société d’économie mixte pour monter ce programme immobilier dans les conditions du marché, explique Valérie Sécheret. “Nous devons servir de relais mais il n’est pas question de nous substituer indéfiniment aux investisseurs privés.” Cette initiative, portée par l’arrivée du centre d’appels de Bouygues Télécom, confirme les atouts du Quartier des Deux-Lions. Un quartier vivant et dynamique, fondé sur la mixité habitat-université-bureaux et qui grandira encore avec la création de nouveaux espaces : loisirs et restauration, commerces, structures d’accueil pour la petite enfance, etc. De l’autre côté de la Loire, à Tours-Nord, l’espace Tours-Synergie a lui aussi ses adeptes. Là encore le site, s’il est moins bucolique, ne manque pas d’attraits surtout depuis l’ouverture de la liaison RN10-A10, véritable booster des ventes sur la ZAC, remarque-t-on chez GFF Région, agence immobilière du réseau SCIC Développement et responsable de la commercialisation pour la SAIEM Maryse-Bastié. La ville de Tours est à l’origine d’Acti Bureaux, un programme immobilier de trois bâtiments de 1 000 m2 chacun. Ils seront livrés au cours du second trimestre 2001. L’un d’eux est d’ores et déjà intégralement retenu par une entreprise. Destinés à la location dans un premier temps puis à la vente, ces bâtiments conçus par l’architecte Reynald Eugène offrent derrière une façade moderne et blanche, sobre et élégante, des surfaces brutes pouvant être cloisonnées et découpées à la demande. Toute la surface intègre un faux plancher destiné au cablage informatique. Sur ce site en plein développement, très bien desservi par le réseau autoroutier et au coeur d’enseignes commerciales toujours plus nombreuses, Acti Bureaux ne devrait pas laisser indifférents les investisseurs.
 
Les privés ont
d’autres contraintes
 
Mais qu’en est-il réellement de l’indifférence des privés qui s’apparente selon certains à une frilosité essentiellement tourangelle ? Pour Jean-Luc Suffys, directeur d’Initia, spécialiste de l’immobilier d’entreprises et de la cession de fonds de commerce, il y a essentiellement un problème d’adéquation entre l’offre et la demande. “L’exigence des entreprises est impossible à gérer dans des délais de six mois, voire moins. Et les investisseurs hésitent encore à investir en blanc, faute d’une opération moteur de grande envergure, d’au moins 4 000 m2. Ils restent néanmoins à l’affût d’un certain nombre de produits car l’agglomération tourangelle ne manque pas d’atouts.” En palliant lui-même les déficiences du marché, le secteur public pourrait bien renouveler l’intérêt du privé en affichant une volonté commune et une vraie réflexion sur l’aménagement des zones d’activités. Constat similaire chez Transac où François Pillot reconnaît qu’avec des interlocuteurs plus recentrés, les discussions vont pouvoir reprendre : “Si on laisse le champ libre aux promoteurs ! Les investisseurs privés sont prêts à venir sur Tours mais aux conditions du marché. La libre concurrence est indispensable pour susciter et créer de véritables marchés.” Pour sa part, Tran-sac investit et garde confian-ce puisque, après avoir construit 20 000 m2 des 85 000 m2 sur le site des Granges-Galand à Saint-Avertin, elle s’apprête à poser les premières pierres de trois bâtiments de bureaux de 1 800 m2 chacun et de 12 000 m2 de locaux d’activités sur le site de la Fontaine-Blanche, à Chambray-lès-Tours. A Joué-lès-Tours, Transac lance un programme sur La Douzillère, qui inclut, avec la participation de la communauté de communes, les locaux de la future pépinière d’entreprises jocondienne. Livraison en mars 2001.
Chez Marignan Immobilier, on attend le permis de construire de trois bâtiments à Tours-Nord, sur les anciens emplacements de Vestil, le long du boulevard du Maréchal-Juin. Ce programme, à l’initiative du groupe, a été conçu par l’architecte tourangeau Philippe Tardits et sera de style contemporain, façade blanche rythmée d’ouvertures vitrées. Côté pratique, il est prévu une bretelle d’accès direct au terrain par le boulevard et une place de stationnement pour 40 m2 de bureaux. Sur quatre niveaux, chacun des bâtiments propose des plateaux de 300 à 400 m2 pour une surface totale de 4 000 à 4 500 m2. “On espère cloisonner le moins possible et livrer de grandes surfaces de 1 000 m2”, souligne Jean-Pierre Caillault, responsable d’agence, avant d’ajouter que ce programme de bureaux, jumelé avec un programme de logements en cours de commercialisation sur la même zone, s’inscrit dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Monconseil et fait encore l’objet d’études avec les services de l’urbanisme de la ville de Tours. Le projet peut éventuellement être modifié mais les travaux devraient débuter d’ici la fin de cette année.

Christine BRIENT

Contacts

  • Conseil général : 02 47 31 47 31
  • Communauté d’agglomération : 02 47 80 33 01
  • Tours Synergie : 02 47 60 28 16
  • Initia : 02 47 882 882
  • Transac : 02 47 70 22 32
  • Marignan Immobilier : 02 47 47 15 15
  • Observatoire économique de Tours : 02 47 47 20 45

    Espace Centre d’Appels-Touraine

    Une réponse à la carte


    La CCI et France Télécom, en partenariat avec le parc d’activités Equatop et l’ESCEM, s’associent pour créer l’Espace Centre d’Appels-Touraine. Une réponse à la carte aux entreprises à la recherche d’un espace de travail performant, à la pointe des nouvelles technologies dédiées aux opérations commerciales et de gestion de clientèle. Depuis septembre à l’Espace Maginot, l’ECA met à votre disposition une centaine de positions de travail. Au premier trimestre 2001, sur le site Equatop, ce sont 150 positions de travail, dans un bâtiment neuf de 1700 m2, qui vous permettront d’optimiser votre relation-clients en louant, selon vos besoins et pour la période que vous souhaitez, le nombre de positions d’appel nécessaires à votre opération commerciale.
    L’Espace Centre d’Appels-Touraine vous propose en effet trois formules d’accès : votre entreprise est hébergée par l’Espace où elle installe son propre système d’information et son personnel, tout en bénéficiant des positions de travail pré-équipées et des infrastructures mutualisées du centre d’appels (accueil, salles de formation, de réunion, cafétéria, parking...). Deuxième solution, votre entreprise investit l’Espace Centre d’Appels avec son propre personnel en choisissant parmi les technologies mises à sa disposition celles qui conviennent le mieux à son opération : PC avec logiciels standards pour les téléacteurs ; Pack Office pour les superviseurs ; couplage téléphonie-informatique (CTI) ; serveur vocal interactif (SVI) ; Net Centre d’Appels ; Système d’entregistrement ; Customer Relashionship Management (CRM). La troisième formule est la plus complète : votre entreprise s’installe au coeur de l’ECA, choisit les technologies qui lui conviennent le mieux et le personnel est recruté par l’un des partenaires de l’ECA, spécialistes du métier. Vous bénéficiez ainsi d’une main d’oeuvre qualifiée, maîtrisant parfaitement les techniques de la vente. Cette année, l’ESCEM a ouvert une filière de formation spécifiquement dédiée aux métiers des centres d’appels.
    Marketing, service après-vente, opérations promotionnelles ou recouvrement, quels que soit le type d’opération et la formule retenue par votre entreprise, l’ECA vous garantit également des prestations de conseils, des solutions sur-mesure ainsi que des solutions réseaux.

    Contact : 02 47 47 20 60
    E-mail : hcroizier@touraine.cci.fr
    laurent.chanteclair@francetelecom.fr