Boucle locale radio : une alternative
 
Bientôt du haut débit partout
 
Les opérateurs locaux vont avoir la possibilité de desservir de façon plus efficace et plus économique les abonnés à internet. La BLR assure aux entreprises un débit sans commune mesure avec celui offert par le téléphone.
 
“En France, les télécommunications à haut débit ne sont accessibles qu’à deux mille bâtiments et seulement cinq cents d’entre eux ont le choix entre deux opérateurs !” explique Pascal Perez, consultant auprès d’opérateurs en télécommunications, spécialisé en développement économique. “Les opérateurs peuvent offrir aux entreprises des services de télécommunication en misant sur trois technologies alternatives : la fibre optique, la boucle locale radio et l’ADSL”. La grande capacité de bande passante de la fibre optique est surtout accessible aux sociétés financières, aux compagnies d’assurance regroupées dans les quartiers d’affaires où la fibre optique passe d’immeuble en immeuble. Après avoir concentré leurs investissements à Paris, les opérateurs se sont attaqués aux grandes villes de province mais la fibre optique reste une solution sélective. Déployer une boucle pour offrir les plus hauts débits aux entreprises nécessite des travaux de génie civil coûteux : un million par kilomètre de boucle et 200 000 francs par raccordement de bâtiment. Les opérateurs visent donc les zones à fort potentiel. La troisième solution, l’ADSL, utilise les fils de cuivre du téléphone pour compresser l’information (“dégroupage”). Cette technologie expérimentale est actuellement mise en oeuvre par France Télécom.
 
Une autoroute locale de l’information
 
La boucle locale radio est une nouvelle technologie de télécommunication, sans fil, permettant la transmission à très haut débit de la voix, de l’image, des données et l’accès à Internet. C’est une autoroute locale de l’information, reliée aux réseaux nationaux et internationaux qui offre aux PME la possibilité de bénéficier des mêmes services que les multinationales implantées dans les grands quartiers d’affaires mondiaux. Utiliser la voie radio (fréquences hertziennes) pour raccorder les abonnés téléphoniques plutôt qu’employer des paires de cuivre, des fibres optiques, l’idée n’est pas neuve. La BLR a déjà permis de raccorder au réseau téléphonique les habitations isolées ou difficiles d’accès. Aujourd’hui, la difficulté rencontrée par les nouveaux opérateurs à offrir les liaisons finales à leurs abonnés renforce l’idée que la BLR est une alternative incontournable au dégroupage ou aux investissements en câbles. “La BLR est l’un des marchés présentant la plus forte croissance dans le monde. Certains analystes estiment le marché potentiel de l’accès radio entre 180 et 260 millions d’abonnés d’ici 2006”, indique Alcatel dans sa “news link” consultable sur le net.
 
 
Comment ça marche ?
 
La BLR est dominée par trois grandes familles technologiques : celle des systèmes d’accès radio fixes, les sans fil ou cellulaires, les points à points ou points à multipoints. La plupart des réseaux expérimentaux sont fondés sur la technologie points à multipoints fonctionnant dans les bandes de fréquence 2,4, 3, 4-3, 6 Ghz ou 27, 5-29, 5 Ghz. Le poste doit être fixe. Les clients sont raccordés au commutateur le plus proche de l’opérateur par voie radio en branchant leur téléphone à une prise qui le relie à une petite antenne placée sur le toit ou sur les murs extérieurs de son immeuble.
 
Entreprises : que des avantages !
 
Côté infrastructures, les boucles locales radio sont intéressantes : la BLR est la seule technologie dont l’investissement est réutilisable. Une fibre optique tirée jusqu’à un client qui se désabonne est perdue alors que le matériel radio se déplace ! Côté entreprises, les atouts ne sont pas négligeables : l’autoroute de l’information va enfin venir jusqu’à elles et non le contraire. Toutes les entreprises pourront bénéficier des capacités nécessaires pour faire de l’internet à haute vitesse, de la voix et de la vidéo sur le réseau local radio. Facteur d’introduction d’une véritable concurrence, la BLR devrait faire baisser les prix et donc démocratiser les nouvelles façons de travailler : télétravail, interconnexion, développe-ment des ASP (échanges d’informations entre clients et fournisseurs...). Si France Télécom est en France le premier à avoir utilisé la BLR pour relier les abonnés isolés géographiquement, parmi les titulaires d’une licence d’expérimentation on retrouve aujourd’hui Cegetel, Siris, Completel, Infotel et Sagem...

Laurence DREANO

 
Equipements

Couverture tourangelle
 

Boucle locale radio
L’implantation d’un réseau RLAN (Radio Local Aéra Networks ou réseaux locaux radioélectriques dans la bande de fréquence 2,4 Ghz) est soumise à autorisation : celle-ci est pour l’instant limitée aux communes des unités urbaines de plus de 50 000 habitants. Les autres demandes sont traitées au cas par cas par le ministère de la Défense.

  • Communes dans lesquelles l’implantation d’un réseau RLAN est autorisée : Ballan-Miré, Chambray-lès-Tours, Fondettes, Joué-lès-Tours, Larçay, Luynes, La Membrolle-sur-Choisille, Mettray, Montbazon, Montlouis-sur-Loire, Parçay-Meslay, la Riche, Rochecorbon, Tours, Saint-Avertin, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Genouph, Saint-Pierre-des-Corps, Veigné, Vernou, la Ville-aux-Dames, Vouvray.
  • A noter : Completel, qui vient d’entrer à la bourse de New York et de Paris fait partie des candidats au déploiement de la BRL en région Centre. L’entreprise souhaiterait créer une direction régionale pour compléter les six autres existantes en France.

    Fibre optique et ADSL
    “Le terme ADSL, Asynchronous Digital Subscriber Line, désigne un mode de transmission qui offre la possibilité d’établir des connexions à Internet à haut débit (1 Mégabit par seconde), sur une simple ligne de téléphone,” explique Olivier Coste, à la direction de la communication de France Télécom. “Ce système permet le transfert à grande vitesse d’images de haute définition, de séquences vidéo ou de gros fichiers en un temps très bref. Les raccordements ADSL, offre de France Télécom, seront proposés sur l’agglomération tourangelle dans le courant de l’été 2000. Parallèlement à l’ADSL, les dessertes en fibre optique permettent aujourd’hui d’accéder aux hauts débits en tout lieu du territoire ”.

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    2000, année électorale
    les entreprises d’abord !

    Deux scrutins lors des prochaines élections consulaires, le 20 novembre prochain : l’élection des membres de la CCI de Touraine et des délégués consulaires. La date limite de dépôt de candidature est de 40 jours avant le scrutin, soit le 11 octobre prochain.

    Qui peut voter ?
    Dans les entreprises individuelles : le titulaire du RCS et le conjoint collaborateur s’il est officiellement mentionné sur le RCS. Pour les sociétés : les représentants de droit (gérant, pdg). Pour ces deux catégories, il est possible d’avoir des représentants supplémentaires en fonction des effectifs salariés et un mandataire désigné, à la place du représentant de droit, pour l’établissement secondaire d’une entreprise individuelle ou pour une société, mais uniquement si le siège est hors département. D’autres électeurs sont appelés aux urnes : les anciens membres de la CCI élus et les membres élus en exercice ainsi que les juges et anciens juges du tribunal de commerce, sous réserve qu’ils sollicitent expressément leur maintien.

    Qui peut se présenter ? Il faut être inscrit en tant qu’électeur. Les membres élus doivent avoir plus de trente ans, ne pas avoir connu de condamnation entraînant une interdiction de gérer, être inscrit depuis 5 ans sur la liste électorale ou avoir une entreprise en activité depuis 5 ans ou plus. Se présenter pour l’élection des délégués consulaires ne demande pas de condition particulière. Il est seulement impossible d’être à la fois membre élu et délégué. La recherche de candidats est assurée par les organisations professionnelles.

    Comment voter ? Vous serez informés prochainement des modalités du vote, qui se déroulera dans les mairies des chef-lieux de canton ou par correspondance, et vous recevrez les documents nécessaires. Les services de la préfecture assureront pour leur part la mise en place de commissions pour établir les listes électorales et l’organisation du scrutin. Contact : 02 47 47 20 00

    Internet mobile - Voilà le bouquet !

    France Télécom a lancé en décembre dernier son service d’accès à internet sur les téléphones mobiles de quelque 10 000 utilisateurs, acquéreurs d’un terminal Nokia. Pas d’abonnement à internet (il suffit d’activer une option sur son mobile) et un coût de communication inclus dans les forfaits Itinéris. Fort de cette première expérimentation en technologie Wap sur deux cents sites sélectionnés par Voilà Mobiles, dont la Bourse, les infos, la météo, l’opérateur ouvre d’autres services, en particulier un portail spécifique pour les entreprises : accès à leur intranet, aux agendas, envoi et réception de mail dès ce mois-ci, accès à tout site par son adresse url, signets ou favoris, exactement comme sur un ordinateur. Viendront ensuite le service clients de France Télécom, les “chats”, les forums et le commerce électronique avec paiement sécurisé par CB sur des mobiles bi-fentes disponibles en juin. Michel Bon, président, vient d’annoncer une commande de cinq millions de terminaux à plusieurs fabricants pour l’année 2000, avec un objectif d’un million d’utilisateurs d’ici un an. Mais avant, la technologie aura déjà évolué permettant un accès quatre à six fois plus rapide que le Wap, selon France Télécom : le Wap GPRS, déjà intégré au réseau Itinéris lillois et Est parisien, sera étendu à l’ensemble de la France d’ici la fin de l’année. “Le prix des communications devrait d’ailleurs baisser avec le GPRS”, a annoncé le président de France Télécom.
    Contact : 02 47 21 39 23

    Touraine - La CCI rencontre les maires

    L’association des maires d’Indre-et-Loire, que dirige M. Ocytco, a invité la CCI de Touraine à animer en avril dernier quatre réunions d’information et d’échange en quatre cantons du département. Les maires de Saint-Epain, Perrusson, la Croix-en-Touraine et Neuillé-Pont-Pierre ont accueilli en leur commune leurs confrères, des commerçants et chefs d’entreprise, ainsi que les élus consulaires : Roger Mahoudeau, Michel Saint-Aubin, Jean Racoupeau, ainsi que Josée Le Bihan-Kats, présidente de la fédération des Unions commerciales.
    Que peut apporter aujourd’hui la CCI de Touraine aux communes et aux maires ? Ses solutions pour le maintien des commerces, en particulier avec la création de haltes de tournées, qui permettent à des commerçants de rentabiliser leur activité, ainsi que cela a été fait à Azay-sur-Indre ; la mise à disposition de Transcommerce, un outil qui facilite la transmission, l’achat, la vente de commerces ; l’aide à la création de commerces multiservices par le biais des ORAC, d’Union commerciale ou de groupement de commerçants ; Entreprendre en Touraine, un réseau d’aide à la création d’entreprise ; le Point D, pour aider des chefs d’entreprise en difficulté ; du conseil en aménagement de sites d’activités et en accueil d’entreprises au travers des conventions de coopération Point E... “Du concret !” a résumé Roger Mahoudeau.