| Adhérer à un réseau, ce nest pas vendre son âme ! | |
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Leffet
réseau |
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| Groupement dachat, coopérative, franchise, concession, affiliation... ou indépendance pure ? Les commerçants ont le choix. Témoignages de ceux qui estiment quappartenir à un groupement, cest un bon moyen de rester indépendant. | |
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Aujourdhui, la réussite dun commerce ne repose plus seulement sur le produit quil vend mais sur un marketing adapté et une enseigne forte. Certes, les commerçants traditionnels demeurent les plus nombreux, surtout dans les petites villes. Mais le commerce associé gagne du terrain, notamment en part de marché. Le commerce associé a investi certains secteurs dactivité comme le prêt-à-porter, le bricolage, la photo, les supermarchés et les supérettes : tous secteurs où la valeur ajoutée se situe en amont, dans la logistique ou dans la gestion de lapprovisionnement, et où le commerçant isolé a du mal à lutter face à la concurrence organisée. A linverse, lorsque la valeur ajoutée du commerce repose sur le savoir-faire du commerçant, par exemple dans les métiers de bouche, le commerce isolé garde ses chances. De toutes les formules du commerce associé, la franchise est sans conteste la plus médiatisée. Elle est, dune manière générale, plus efficace sur les marchés où ladaptation locale est faiblement requise. A linverse, les coopératives et groupements dachat travaillent plus dans lombre et gardent une image plus traditionnelle. Et pourtant, ils constituent une mise en commun intéressante de moyens pour être plus performants, particulièrement dans les villes petites et moyennes, sur des zones inoccupées par les chaînes intégrées. |
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Puissance
dachat |
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Entrer dans une structure forte autorise aussi laccès à certains référencements : La crédibilité du réseau et la puissance dachat du groupement Garant me permettent daccéder à des séries de produits que je ne pourrais pas référencer, comme par exemple des chaussures italiennes, explique le chausseur Rosier à Chinon. |
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Forte
notoriété |
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| Le consommateur est demandeur de repères et dune présence forte analyse Philippe Caudron. Pour être reconnu et identifié de la clientèle, bénéficier de la notoriété nationale dune enseigne devient souvent préférable. Notamment pour les créateurs qui débutent, dépourvus dimage et qui ont davantage besoin dêtre soutenus et guidés. Pour les com-merçants déjà installés, bien ancrés dans la population, passer sous enseigne ne va pas sans grincement de dents, comme en témoigne Philippe Caudron : Nous nous posons des questions : dun côté, nous ne voulons pas perdre notre identité et de lautre nous ne voulons pas être noyés dans la masse. Pour linstant, nous jonglons avec les deux enseignes : la nôtre et celle de Copra. Pourtant, chacun a conscience que leffet réseau ne peut jouer quavec un effet de masse, pour appuyer la communication du groupement. La communication, cest en effet lun des principaux points forts des groupements. Campagnes daffichage nationales, encarts dans les revues et surtout catalogues promotionnels à distribuer aux clients : les enseignes ne lésinent pas sur la publicité. Là, réside la seconde motivation du commerçant, conscient, comme lexplique encore Philippe Caudron, quon ne peut plus assurer tout seul la publicité, que les consommateurs sont habitués aux catalogues et que le budget requis est hors de portée dun indépendant. | |
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Une implication
personnelle |
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Entrer dans un réseau, cest forcément perdre un peu de sa liberté. Encore que tous les groupements ne sont pas identiques. Au candidat de trouver le réseau qui lui convient : celui qui présentera un niveau de contraintes acceptables en regard des avantages perçus. Jai dû appliquer le concept de magasin Plein Ciel, raconte Pascal Richard à Loches. Je dois respecter un chiffre daffaires minimum avec la centrale. Mais, en fait, mon intérêt est de commander au maximum : plus je commande, moins ça me coûte. Et puis, je trouve au sein même du groupement une palette de conseils, de formations, daide à la gestion que je nai pas à chercher ailleurs. Même analyse chez Jeannine Girault de Vera, adhérente dAmbiance et Styles et qui tient le magasin de vaisselle La Maison Verte à Tours. Ceux qui ne sont pas à laise dans un réseau le voient tout de suite et sexcluent eux-mêmes au bout de leur période probatoire. Quand on sy sent bien, on accepte ce qui peut paraître des contraintes. Et quand on voit ce quon en retire, on développe soi-même leffet réseau. Il faut cependant souligner quil existe des groupements plus dirigistes que dautres. Nous avons choisi Ambiance et Styles pour son dynamisme mais aussi pour une certaine souplesse. Notre coopérative sait nous écouter et prendre en compte nos remarques. Nous fonctionnons par commissions et nous construisons ensemble. Cest dans cet esprit déchange et de participation de chacun au travail du groupement que réside la plus grande différence avec la franchise. Car la force des réseaux indépendants organisés est bien là : elle sappuie sur le travail investi par chacun dans le réseau. Catherine GEFFROY |
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Entendu
On ne se sent pas seul... |
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| Quand on est commerçant, on a du mal à aller voir ce qui se passe ailleurs, on est parfois très seul. Propos couramment entendu. Dans le commerce associé, ça ne se passe pas comme ça : On ne se sent pas seul quand on est chez Plein Ciel. Les réunions régionales nous regonflent le moral. Et puis la diversité des adhérents crée un brassage dexpériences. Cela ouvre des horizons. Sans compter quau sein dun réseau, les commerçants se retrouvent en collègues et non en concurrents. Et cela change tout, comme le dit Jeannine Girault de Verra : Sur notre créneau, les arts de la table, nous pouvons échanger librement. Cela permet de voir les choses différemment et parfois de relativiser certains mauvais résultats. Nec plus ultra, le réseau Intranet, comme chez Camara : Y va qui veut, quand il veut. Les adhérents y passent commande mais peuvent aussi discuter entre eux. Quant à la centrale, elle y communique sur les produits nouveaux et sur la vie du groupement. Cest un facteur indiscutable de convivialité. | |