Les prochaines aides européennes seront plus ciblées
 
L’Europe change d’Objectif
 
Objectif 2 remplace Objectif 5b. En Touraine, le Lochois, à nouveau, va pouvoir bénéficier des fonds structurels européens, une partie du Chinonais y accède, mais deux cantons du nord-ouest n’y sont plus éligibles. Explications.
 
Ramenés à trois au lieu de sept pour la période 2000-2006, les “Objectifs prioritaires” constituent l’un des deux volets financiers de la politique régionale européenne adoptée par le nouveau réglement européen en juin 1999 ; l’autre volet concerne les “Programmes d’initiatives communautaires”, ramenés de treize à quatre. Ces PIC viennent en complément des Objectifs, sur des actions spécifiques concernant l’Union européenne tout entière ; ce sont les programmes Interreg, Leader, Equal et Urban.
“Soutenir la reconversion économique et sociale des zones en difficulté structurelle”, telle est la définition de l’Objectif 2 dont le plan de zonage est aujourd’hui connu. Les territoires concernés ne sont plus tout à fait les mêmes que ceux qui étaient éligibles à l’Objectif 5b (sur la période de 1994 à 1999), en raison non pas d’un développement fulgurant qu’ils auraient pu connaître grâce à ces fonds - ce qui n’est pas le cas - mais à la suite d’une modification des critères d’attribution. En effet, il a été décidé de réduire la population éligible sur le territoire national aux trois objectifs - le plafond passant, pour Objectif 2, de 25,2 % à 18 % - et d’augmenter l’aide par habitant : 42 euros par an et par habitant subventionné.
Déjà éligible à l’ancien Objectif 5b, l’ensemble de l’arrondissement de Loches a été inscrit dans ce nouveau plan. Dans le Chinonais, le plan précédent avait retenu le canton de Richelieu ainsi que cinq communes de celui de Sainte-Maure ; le nouveau zonage a été élargi à l’ensemble du canton de Sainte-Maure, il couvre à nouveau celui de Richelieu et comprend également ceux de l’Ile-Bouchard et de Chinon, à l’exception des communes du Véron que la richesse générée par la centrale nucléaire d’Avoine n’a pas autorisé à cataloguer dans les “zones en difficulté structurelle”. Par contre, les deux cantons de Neuvy-le-Roi et Château-la-Vallière ne sont plus inscrits dans ce plan ; mais ils bénéficieront d’un soutien transitoire jusqu’en 2005. Quant aux projets mis en oeuvre au cours de la période précédente, ils seront réalisés jusqu’en 2001. Du moins, on l’espère, certaines opérations lancées en fin de programme s’étant trouvé soudain privées des fonds prévus.

Odile Ménard

 
Le Comité de suivi
 
du DOCUP (document unique de programmation) Objectif 2, réuni le 29 février dernier, a proposé l’organisation suivante :

  • Composition (68 personnes) :
    - sont membres de plein droit participant aux décisions : le préfet de Région, le président du Conseil régional ou son représentant, les conseillers régionaux qu’il désigne, les préfets de département, les présidents de Conseils généraux (18, 28, 36, 37, 41), le président du CESR, les présidents des Chambres consulaires régionales, le TPG.
    - sont membres consultatifs associés, ne participant pas aux décisions : les représentants de la Commission européenne, de la DATAR, du Ministère de l’Intérieur, de celui de l’emploi et de la solidarité, de l’agriculture et de la pêche, les présidents de Pays, les présidents de PNR, les maires des villes de Dreux, Vernouillet, Bourges, Châteauroux et Vierzon, le parlementaire européen, l’ADIMAC, trois représentants du monde économique et associatif proposés par le président du CESR, les associations de maires membres de la CRADT (18, 28, 36, 37, 41).
  • Co-présidence : préfet de Région et président du Conseil régional.
  • Périodicité : deux comités de suivi par an.
  • Consultation : possibilité de consultation écrite (délai de réponse : 15 jours).
  • Contact : préfecture d’Indre-et-Loire..
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    Axes

    Trois fonds pour la Touraine
     
    La dotation globale d’Objectif 2 pour la France, de 2000 à 2006, sera de 5,6 milliards d’euros, en recul de 7,7 % par rapport à la période 1994-1999. La population couverte ne représentera plus que 31 % de la population nationale, contre 41,3 % pour la période précédente. Cependant, l’intensité d’aide par habitant devrait croître de 12 % au travers des quatre fonds : le FEDER (Fonds européen de développement régional), le FSE (Fonds social européen), le FEOGA-Orientation (Fonds européen d’orientation et de garantie agricole, section orientation) et l’IFOP (instrument financier d’orientation de la pêche) qui ne concerne pas la Touraine. Les trois premiers fonds interviendront en Touraine dans chacun des trois axes retenus. En attendant les montants affectés, on sait déjà qu’ils seront mobilisés pour : - accompagner les activités économiques et améliorer la compétitivité : réhabilitation d’anciennes emprises industrielles et de défense, renforcement des capacités d’accueil des activités économiques, accompagnement de la reconversion par la formation et l’emploi, etc., - renforcer l’attractivité des territoires : développement de pôles de compétence, de réseaux de diffusion technologique, soutien aux opérations touristiques, accompagnement de l’innovation, développement du potentiel d’attractivité des territoires, etc., - favoriser les conditions d’un développement durable : développement local, renouvellement urbain, amélioration de la qualité de la vie, renforcement des solidarités territoriales, développement agricole, etc.
     
    industrie

    Prime à l’aménagement du territoire
     
    La Commission européenne vient d’approuver le projet français de carte de la Prime à l’Aménagement du Territoire “ industrielle ” valable pour les 7 ans à venir (2000-2006). En Indre-et-Loire, ont été retenus dans le zonage les cantons de Sainte-Maure de Touraine, Richelieu, l’Ile Bouchard et Chinon. La “ PAT ” industrielle est destinée à aider, en matière d’investissement, les entreprises du secteur de l’industrie qui se créent ou qui se développent. La Commission européenne a précisé que les aides aux grandes entreprises pourront atteindre un maximum de 23 % de l’investissement alors que les aides aux PME seront majorées et pourront atteindre 33 % ; les détails d’application seront connus dans un prochain décret.
    D’autre part, ces cantons du Sud-Ouest de la Touraine viennent également, lors du vote du budget 2000, de bénéficier d’une inscription au Fonds Sud de la région Centre permettant une aide spécifique de surfinancement en matière économique (l’arrondissement de Loches étant déjà bénéficiaire de ce fonds).
     
     
    Immobilier d’entreprise - Reprise du marché

    En 1999, en Touraine, le rythme de commercialisation des bureaux a été stable par rapport à 1998. Plus de 22 000 m2 ont fait l’objet d’une transaction par l’intermédiaire des sept agents FNAIM Entreprises d’Indre-et-Loire. Dans le même temps, 40 000 m2 de locaux industriels et entrepôts ont été loués et 6 500 m2 ont été vendus, ce qui représente une croissance de plus de 80 % des surfaces commercialisées par rapport à 1998. Par ailleurs, les mises en chantier de locaux à usage économique au cours de l’année 1999 confirment cette tendance du marché (source : SITADEL - DRE). En effet, les surfaces de bureaux dont la construction a commencé en 1999 ont quasiment doublé (36 400 m2 contre 18 700 m2 en 1998). Cette reprise est également confirmée par les mises en chantier de locaux industriels, hors entrepôts qui marquent une baisse. Pourtant, les professionnels de l’immobilier sont loin de l’euphorie. En effet, malgré une offre qui se raréfie, les prix restent stables à la vente comme à la location, alors que les coûts de construction de bâtiments neufs augmentent régulièrement. Les investisseurs privés hésitent donc à engager des programmes neufs qu’ils seront obligés de commercialiser à des prix supérieurs aux prix du marché pratiqués localement.
    Contact : 02 47 47 20 54

    Amboise - Un pour tous

    Tous les documents touristiques sur les sites d’Amboise vont désormais se retrouver côte à côte dans un même présentoir, histoire de se mettre en valeur. Disciplinés, facilement identifiables, ils devraient ainsi s’imposer sur les différents comptoirs d’accueil où, souvent, ils sont éclipsés par la documentation de sites extérieurs. Un grand pas vient ainsi d’être fait vers une promotion commune de la richesse locale : cette initiative réunit en effet les acteurs du Parc des mini-châteaux, de l’Aquarium de Touraine, du Château Royal, du Clos Lucé, de la Pagode de Chanteloup, d’Animation Renaissance Amboise, de l’office de tourisme, de l’Union des hôteliers-restaurateurs, ainsi que la ville d’Amboise, partenaire de l’opération. Dans la foulée, ces acteurs amboisiens du tourisme ont accordé aux habitants 50 % de réduction sur les entrées de leurs sites, du 8 au 16 avril. D’autres initiatives de partenariat sont annoncées.
    Contact : 02 47 23 47 23

    Vignobles - Deux guides

    Le CIVT vient de publier deux guides gratuits : “Escapades en vignobles” et “Découvertes des caves”. Le premier est une invitation à découvrir les châteaux de la Loire en empruntant la plus longue des routes de vignobles d’Europe, avec 800 kilomètres d’itinéraires fléchés en Touraine-Val de Loire. L’itinéraire en Touraine a été choisi pour la qualité des paysages. L’autre publication, traduite en cinq langues, fait entrer dans les quelque six cents caves qui accueillent du public sur cette route. Tous les renseignements utiles y figurent : ouverture, nom du producteur, prestations proposées, langues parlées, cartes bancaires acceptées, etc.
    Contact : 02 47 05 40 01



    TGV Aquitaine - Deux fuseaux en lice

    Prolongement du TGV Atlantique à partir de Tours et jusqu’en Espagne, le TGV Aquitaine cherche sa voie. Les fuseaux, dits “ouest”, “Marigny-Marmande” et “Est”, qui s’écartaient le plus du réseau de communication en place constitué de la N10, de l’A10 et de la ligne TGV dans la traversée du département, ont été abandonnés. Sur le tronçon Tours-Poitiers, le ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement a retenu l’éventualité d’un fuseau (d’un kilomètre de large) comportant deux options à partir de Sainte-Maure : l’une par Maillé, l’autre par Ingrandes. Selon un communiqué du cabinet du ministre, Jean-Claude Gayssot, “un choix définitif devra être effectué à l’issue d’études complémentaires. Une attention toute particulière sera portée sur la commune de Maillé, compte tenu du caractère sensible du site”. Le ministre a demandé à Réseau Ferré de France la réalisation d’études complémentaires concernant les possibilités d’aménagement de la ligne existante entre Tours et Poitiers, comme une alternative partielle ou totale à la réalisation d’une ligne nouvelle, ainsi qu’une variante de fuseau de ligne nouvelle, jumelé à l’autoroute A 10 au nord de Poitiers. Son objectif : que ces études complémentaires relatives à la section Tours-Poitiers soient conclues d’ici la fin 2000. Par ailleurs, le ministre a demandé des études d’avant-projet sommaire concernant le sud immédiat de Tours, afin de préciser rapidement les conditions de croisement entre les projets de TGV Aquitaine et d’autoroute A 85.