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Lavenir est au cumul des compétences
Nouveaux
métiers,
Plusieurs facteurs influencent lévolution des métiers et des marchés. Polyvalence et réseau de compétences sont le credo de plusieurs entreprises qui se sont déjà adaptées. |
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Environnement |
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Il y a près de dix ans, en produisant et négociant à tour de bras des pins et autres cadeaux daffaires, Denis Sicamois, directeur de SDEC France à Reignac-sur-Indre, et Claire Pelissier, gérante, savaient où ils allaient : pour mettre en oeuvre leurs projets de détecteurs de tritium et de carbone 14 à destination des centrales nu-cléaires, ils avaient besoin dargent. Le pins alors faisait rage et en deux ans les fonds nécessaires étaient réunis, tandis que le travail de recherche sur les capteurs avançait. Quatre ans détudes, raconte Denis Sicamois, sans commande, et dans lattente dune loi parue en 1997 qui obligeait à mesurer le tritium ! LAnvar nous a beaucoup aidés. Nous avons monté quatre projets ensemble et nous avons toujours remboursé les fonds.
Aujourdhui, lenvironnement est devenu lunique préoccupation de SDEC France qui travaille dans deux directions : le nucléaire avec la fabrication du fameux matériel capable de concentrer le tritium et le carbone 14, afin den mesurer les rejets dans lair, et lagro-environnement, le métier dorigine de Denis Sicamois : SDEC fabrique des appareils de mesure et de comportement de leau dans les sols, humidimètres, tensiomètres.
LINRA, le BRGM, le Cemagref, le CEA, le CNRS, la Cogema, EDF, comptent parmi les quatre cents clients réguliers répartis dans le monde entier. SDEC réalise un CA de 6,5 MF dont 45 % à lexport et emploie onze personnes dont deux ingénieurs.
Avec vingt agents exclusifs dans le monde et des relations quotidiennes avec les centres de recherche, internet est depuis longtemps un outil incontournable. Un poste informatique y est dédié. |
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Santé - sécurité :
Sesame analyse et prévient les risques |
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Monter cette agence, je ne laurais pas fait il y a dix ans, assure Joël Guillemain, créateur de Sesame, Société dExpertise sur la Sécurité Aliments, Médicaments, Environnement. Ce pharmacien de formation, enseignant à la faculté des sciences et de pharmacie de Tours, ancien responsable du site IMT Pharmatox (groupe Pierre Fabre) à Saint-Pierre-des-Corps, a quitté le groupe il y a huit mois pour créer son cabinet de consultants : Je lai fait par envie dopérer une synthèse de mes compétences. Mon métier de base, cest le médicament, la cosmétique et lhygiène corporelle. Au cours de ma carrière, jai été appelé à participer à diverses commissions ministérielles, en particulier à la commission Novel Food, qui étudie les risques de toxicité des nouveaux produits dalimentation et où je suis toujours présent à titre dexpert toxicologue, et à la commission Biotechnologie qui se préoccupe des organismes génétiquement modifiés. Dans tout cela, une logique mest apparue : le type de service que je propose existait déjà mais de manière très fragmentée. Jai senti lopportunité de pouvoir concilier mon expérience passée avec la demande des industriels en matière daide à la décision sous langle de la sécurité.
Joël Guillemain a donc créé Sesame en mars dernier. Pas une aventure, car il démarre avec des clients, mais un grand pas dans le statut libéral, et qui naurait pas été possible sans les outils technologiques nouveaux dinformation et de communication.
Pour ses clients, Joël Guillemain fait de la veille, analyse les risques, met en place les réflexions et les méthodes qui permettront danticiper tout problème. Cest un métier qui ne peut se faire à la sortie de lécole. Et les règles de lindustrie - compétence, confidentialité, respect des délais, qualité - sont incontournables. Je travaillerai donc avec des équipes qui intègrent ces quatre éléments. Contact : 02 47 27 33 23 ou 06 15 41 41 53 e-mail : sesame.jg@wanadoo.fr |
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Internet :
Web Industrie va plus loin |
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Cette société implantée à Tours est née en juillet dernier de toutes les compétences qui lentourent : le groupe Soreco emploie 84 personnes à Tours, réalise un CA de 45 MF, dispose dun équipement de centre dappels, de développeurs de programmes... Il est spécialisé dans le recouvrement de créances (1 100 000 reçues et traitées en 1999). Son pdg, Roger Renard, est aussi le gérant de Web Industrie, filiale à 50-50 de Soreco ; et NetGiro, une société scandinave créée en 1997, est devenue filiale de Web Industrie qui détient 25 % des parts. Plate-forme de paiement électronique multi paiement - multi devises, présente sur vingt pays, NetGiro compte parmi ses clients les Chemins de fer suédois, Boxman (leader européen de vente de CD en ligne), Anderson Consulting, etc., indique Boris Gramond. Web Industrie va donc prochainement commercialiser les services NetGiro et devenir fournisseur de paiement électronique (sécurisé), à partir de limpressionnante plate-forme installée au siège de Soreco, rue de la Préfecture. De là à proposer aux clients de Soreco et à dautres de la e-facture, il ny avait quun pas : depuis le mois de mars, certains consommateurs peu-vent payer via internet leurs propres factures et mettre en même temps leur compte à jour chez les fournisseurs. Pour ce faire, Web Industrie est connecté avec les banques de ces fournisseurs. Dans la foulée, en utilisant le system Wap, la société va pouvoir offrir un bouquet de services sur le web, accessible sur les téléphones portables. Des métiers façon e. Contact : 02 47 20 88 38 www.webindustrie.com |
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Centre dappels :
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Répondre à un appel constitue lune des activités des centres dappels. Appeler les clients dune société pour une enquête de satisfaction ou pour vendre des produits en est une autre. Mais pour rentabiliser un équipement de centre dappels, il faut davantage. Patrick Rubel, créateur dArcatel-Arcaphone à Saint-Avertin le sait bien. Outre la conception maison dun logiciel permettant de gérer en direct les appels et leur contenu et den stocker les résultats, cest à un autre niveau dintervention quest destiné le nouvel équipement capable de gérer 1000 appels par jour, le double si nécessaire. Spécialiste de linformatique, Patrick Rubel en est à sa troisième entreprise, démarrée sur un business plan quil a voulu solide : Etablir une véritable relation client, devenir la vitrine commerciale de nos donneurs dordres, telle est notre vocation, dès maintenant. Demain, les produits vedettes seront liés aux téléservices : conseil, réponses à des questions, numéro vert, azur, surveillance alarme, etc. Mais nous pensons déjà à lavenir, à trois ou quatre ans, et nous avons dans nos tiroirs des produits novateurs liés à lexternalisation de services encore plus proches de la production dune PME. Ce que je veux développer, cest un centre dappels au service des PME de la région, différent de ceux des gros centres, grâce à des téléopératrices spécialement formées, compétentes, douées dune vraie qualité découte, et qui seront intéressées aux résultats de lentreprise. Cest au télémarketing que pense Patrick Rubel : Le meilleur outil qui fasse évoluer le produit dune entreprise ! Cest complètement différent de la publicité, car on a une remontée dinformation permettant de mesurer en temps réel lefficacité dune mission, offrant ainsi la possibilité daffiner les produits futurs. Arcatel-Arcaphone, sarl créée en novembre dernier et opérationnelle ce mois-ci, prévoit un effectif de quinze emplois à mi-temps en juillet prochain, essentiellement pour des missions business to business, menées aux heures ouvrables. Contact : 02 47 25 81 80 e-mail : arcatel@voilà.fr |
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Conditionnement :
Solupack dose juste |
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14 000 tonnes de produits sont conditionnés chaque année pour des clients tels Vilmorin, Bayer, Algoflash, des marques de distribution (Continent, System U, Carrefour) et, dans le secteur du bricolage, Bostik, Ato Findley, Perfax, etc. Solupack emploie 40 personnes et prévoit de réaliser un CA de 35 MF. Contact : 02 47 32 54 54 www.solupack.com e-mail : solupack@club-internet.fr |
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Informatique :
SVSI vers le Virtual Private Network |
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La demande est aujourdhui de plus en plus forte en accès distant et en liaison inter-sites, explique Stéphane Jarry, directeur de la société informatique SVSI à Saint-Pierre-des-Corps (effectif : 7 personnes, CA : 6 MF). Cette demande croissante conduit les entreprises à rechercher des solutions daccès distants et de routage basées sur la technologie Citrix : Cette technologie consiste à centraliser à la fois les applications et les données sur un même lieu, tout en les rendant disponibles aux autres sites de lentreprise. Cest possible grâce à une architecture multi-utilisateurs et ce, dans un environnement hétérogène (Windows, Unix, Macintosh). En utilisant une très faible bande passante, nous arrivons à des performances identiques à celles des réseaux LAN (lo-caux), malgré léloignement géographique. Lintérêt pour lentreprise réside dans la facilité dadministration du réseau. Plusieurs sociétés font confiance au savoir-faire de cette SSII, créée en 1994, en intégrant ces technologies dans leurs structures : Bénard SA, La Nouvelle République, Clen SA, etc. Dans ce domaine, de nouveaux métiers se profilent, telle la location dapplications ASP (Application Service Provider), un nouveau concept qui permettra de centraliser les traitements applicatifs sur des serveurs hébergés auxquels se connectera lutilisateur. Cest la tendance du marché pour les années à venir, estime Stéphane Jarry. Notre évolution suit celle de linformatique des réseaux : nous sommes leader sur la région Centre dans le secteur de la CAO/DAO (produit Autodesk). Nous nous sommes spécialisés dans le réseau et la communication à la demande pressante de nos clients. Nous sommes, de ce fait, à la pointe des nouvelles technologies de linformation et de la commu-nication. Une position qui tient peut-être à une démarche rassurante : Nous ne voulons vendre une solution informatique que si nous sommes sûrs quelle fonctionnera bien : lorsque nous sommes sur un projet, avant même davoir le marché, nous faisons toujours un test avec une phase de prototypage et un contrôle qualité. Contact : 02 47 44 22 74 www.Svsi.fr Odile MEnard |
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Observatoire des métiers
Savoir-faire et savoir-être |
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| Le récent rapport de lObservatoire régional des métiers, réalisé en partenariat avec la CRCI sur la base dune enquête auprès des entreprises de la région Centre, met en évidence les attentes en personnel des chefs dentreprise : en de nombreux secteurs, ils apprécient les multiples compétences voire la polyvalence des hommes dans des postes de tout niveau, afin de gagner en souplesse dans lorganisation du travail. On demande à chacun de plus en plus de responsabilité et dautonomie, de polyvalence, de capacité à être linterlocuteur unique dun client tout au long dune affaire, on décloisonne les services, on réduit les niveaux hiérarchiques, on constitue des équipes pluridisciplinaires autour dun projet. Communication, management et animation de groupes de travail deviennent des priorités de formation, sans que soient négligés les apprentissages de base. Un rapport de même nature a également été rédigé par divers partenaires régionaux sur lemploi dans les industries agroalimentaires : on y témoigne également des besoins en personnel de plus en plus qualifié, la mécanisation des tâches diminuant les postes les moins qualifiés de fabrication et de conditionnement au profit de postes de surveillance exigeant une plus grande indépendance et une responsabilisation accrue. Une meilleure coordination école-entreprise est, par ailleurs, vivement souhaitée par les professionnels. Ainsi, dans chaque secteur, la tendance va-t-elle vers une plus grande qualification des emplois basée sur une capacité à appréhender une fonction dans toutes ses implications, quels que soient la taille de lentreprise et le niveau du poste. | |||