Pascal Delahaye
Delto
Petites mais bien plantées

Sous près de quatre hectares de serres, l’encarsia formosa et le macrolophus caliginosas se chauffent au soleil. Ces minuscules prédateurs exterminent les mouches blanches et autres parasites indésirables qui élisent domicile sur les plants de tomates : à elles deux, ces variétés d’insectes obtiennent des résultats aussi rapides et efficaces que les pesticides. Avec le plus évident d’une action 100% naturelle, comme celle des bourdons qui assurent la pollinisation. Recréer un équilibre biologique sous serre pour offrir du bon, c’est le parti pris de Pascal Delahaye, créateur de Delto il y a dix ans : “Mieux vaut prendre de l’avance en choisissant les chemins les plus étroits. Ils sont ainsi plus difficiles à suivre par la concurrence”, connue pour être rude dans la culture de la tomate. C’est pourquoi Pascal Delahaye a préféré depuis 1996 maîtriser une petite niche dont il est maintenant le leader, que “compter pour rien dans l’immense marché de la tomate générique”. Grappes après grappes, il impose ses tomates cerise auprès des détaillants haut de gamme à travers la marque “les jardins de Rabelais”. Très prochainement les petits fruits rouges et juteux aguicheront aussi les consommateurs des grandes surfaces, à travers une autre marque dont le nom est encore à l’étude.
Les étrangers en sont également friands puisque sur les 15 MF de chiffre d’affaires prévus pour 2000, 20 à 30 % seront réalisés à l’export.
Contact : 02 47 58 90 17
E-mail : p.delahaye@wanadoo.fr

ACB

 
Jean-Louis Anxoine
Art floral
Sa franchise se développe

Un été à la campagne ? Non pas un projet de vacances mais l’enseigne d’une franchise créée il y a deux ans et demi par Jean-Louis Anxoine. L’ancien fleuriste, passé maître dans l’art floral, y a vu le moyen de boucler la boucle : “Ces magasins servent aussi de lieux de formation aux stagiaires qui suivent mes cours”. Jean-Louis Anxoine Formation, ouvert en 1992, attire en effet des élèves du monde entier : depuis l’apprenti qui se prépare au CAP, jusqu’au fleuriste japonais venu s’inspirer dans “l’usine à idées” du centre de formation de la Riche.
Saumur, Vannes, Saint-Germain en Laye, bientôt Nantes et Annecy, le réseau des franchisés s’étend, séduits par le concept d’un magasin qui privilégie une image de naturel appliquée au mobilier, à l’agencement, aux couleurs : “C’est l’association de la nature aux fleurs nobles”, commente Jean-Louis Anxoine qui pourrait faire un bouquet de ses récompenses. Meilleur ouvrier de France, Mercure d’or et tout dernièrement primé Talents 99 par le réseau des boutiques de gestion, il préfère fleurir l’hôtel de ville de Paris ou le château de Versailles, écrire des livres sur l’art de la fleur ou faire son travail de consultant.
Contact : 02 47 38 37 37
E-mail : jean-louis.anxoine@wanadoo.fr

ACB

 
Annick Gerbault
Nikita Style
La haute couture au fil de ses doigts


Un conseil par-ci, une rectification par-là, Anita est partout à la fois. Pas question de musarder quand la tension est à son comble. Les tissus sont arrivés le matin même et le défilé a lieu trois jours plus tard. D’ici là, les jupes Lolita Lempicka, les chemisiers Givenchy ou les robes Saint-Laurent devront être cousus, aussi finement à l’endroit qu’à l’envers, et livrés. Les coulisses de la haute couture se trouvent à Nouans-lès-Fontaines, où cinq personnes travaillent, très concentrées sur leur machine, quand il est possible de l’utiliser. Car dans la spécialité du “grand flou” - entendez soie, mousseline, dentelles - certaines fabrications ne sont pas possibles autrement qu’à la main. Formée à l’école Balenciaga de 1961 à 1968, Annick Gerbault est une personnalité, mieux, un personnage, connu dans le milieu des grands couturiers sous le nom d’Anita. “Le tissu, c’est ma vie”, assure celle qui, à l’âge de dix-sept ans, a quitté sa ville natale de Châtellerault pour apprendre la haute couture à Paris. A partir d’un modèle esquissé sur une feuille et annoté de quelques indications, elle met au point la réalisation technique, quitte à choisir parmi trois formules différentes celle qui sera la plus simple et la plus rapide de fabrication, prix de revient oblige. Femme d’affaires, Annick Gerbault a ouvert fin 99 l’atelier Nikita Style à Nouans-lès-Fontaines, voué uniquement aux collections. “Pour favoriser une meilleure organisation, je voulais le distinguer de mon atelier de production d’Ecueillé où travaillent déjà dix-huit personnes”. Elle proposera bientôt ses propres modèles sur Internet sous son vrai nom et à son prix.
Contact : 02 47 92 74 99
www.stylenikitafrance.com

A-C. B