Les entreprises préfèrent les beaux sites d’activité.
 
Missions sur sites
 
Méthodiquement, la CCI suscite aux quatre coins de la Touraine des opérations d’amélioration de la qualité des sites d’activité. De nombreuses collectivités ont déjà pris le relais pour effectuer les travaux de requalification qu’elles jugent nécessaires.
 
Pourquoi la CCI a-t-elle entamé une démarche dite de “Requalification des sites d’activité” ? Pour améliorer les conditions techniques du développement des entreprises, pour mieux les intégrer dans un site et dans leur environnement, pour favoriser l’accueil d’autres activités, pour faire évoluer les sites d’activité de manière qu’ils conservent dans le temps leur qualité ou gagnent en attractivité.
Cette démarche a débuté en 1994. Elle s’est amplifiée en raison de l’excellent accueil fait par les diverses municipalités à ce projet.
Pratiquement, c’est aux maires que la CCI propose de mener une étude sur les sites d’activités de leur commune : état des lieux, perception du site, attentes des entreprises implantées, souhaits d’entreprises potentiellement intéressées, financement des travaux à réaliser. Il reste aux communes à décider ou non de mettre en oeuvre les opérations, qu’elles gèrent entièrement par la suite.
La mission de la CCI s’arrête en effet à son rôle d’interface entre les entreprises, dont elle connaît bien les besoins et les exigences, et les collectivités locales. Elle s’entoure, pour réaliser cette étude préalable débouchant sur des préconisations, d’entreprises agréées par la collectivité selon les termes d’une convention. Celles-ci constituent un pôle de compétences techniques spécifique à ce type d’opération dans les domaines du paysage, de l’ingénierie et du génie civil, de l’environnement, de la communication et de la signalétique.
 
Les éléments
repoussoirs
 
   La décision de la CCI de Touraine d’entamer une réflexion sur la requalification des sites d’activité en Touraine est issue d’une analyse* poussée de la situation, aboutissant à un constat sévère :
- 86 % des sites d’activités n’offraient pas de signalétique homogène.
- 65 % offraient peu ou pas du tout de plantations sur les espaces collectifs et 47 %
présentaient de réelles insuffisances d’espace de verdure sur les parcelles privées, 50 % présentaient un mauvais entretien des lots non commercialisés.
- 73 % n’offraient pas une vue d’ensemble satisfaisante sur le plan architectural.
- 60 % n’offraient que des aires de stationnement réduites voire inexistantes.
 
 
Les critères de
séduction
 
    C’est dans une réflexion globale de valorisation et d’amélioration du site d’activité que s’inscrit ce programme de requalification. Il en émerge une série de critères de qualité auxquels doivent aujourd’hui répondre ces espaces, selon l’analyse des attentes des entreprises :
- une bonne organisation générale du site d’activité : implantation du bâti, voies et stationnement, abords et espaces libres, fluidité et sens de circulation,
- une intégration dans l’environnement : relation avec le site, impact de la végétation, mise en oeuvre d’un programme paysager,
- une maîtrise des séquences visuelles : volume, matériau, homogénéité, valorisation ou masquage des éléments bâtis,
- la prise en compte des éléments de cadrage : signalétique, mobilier urbain,
- la mise aux normes des réseaux divers et la gestion des effluents : réseaux d’assainissement, d’eau, énergétiques, gestion des DIB et DIS.
 
Le dossier
clé en main
 
    La CCI de Touraine met ainsi ses propres compétences au service des collectivités, livrant une étude complète, comportant un bilan des opérations à mener, leur phasage ainsi qu’un calendrier de travaux en adéquation avec les attentes des entreprises des sites concernés. Dans cette logique, les coûts sont évidemment chiffrés et les dossiers administratifs conçus de telle sorte qu’ils intègrent sans tracasserie ultérieure les demandes de subventions au Conseil général, à la Région et à l’Europe. Du clé en main.

* Source : étude qualitative et technique des sites d’activités - CCI - Chambre de Métiers - Observatoire Economique - Comité d’Expansion - 1993

Odile Ménard

 

TEMOIGNAGE

“Renforcer l’image des sites” :

Quelles sont les caractéristiques du site d’activité de Saint-Paterne-Racan ?
Henri Zamarlik - Créé en 1985 en bordure de la N 138, le site du Vigneau s’est réalisé en plusieurs tranches. Une dizaine d’entreprises y sont implantées, offrant environ 150 emplois dans l’industrie et les services. Le site ancien de la Noiraie, à la sortie du bourg, existe toujours. Il est aujourd’hui rempli.

Pourquoi avoir récemment lancé une étude de requalification ?
- Pour essayer de donner une meilleure image au site d’activité du Vigneau. La municipalité voulait savoir comment, de l’extérieur, était perçu ce site. Notre but est de diversifier l’emploi et d’attirer des entreprises : nous sommes seulement à vingt minutes de Tours-Nord et nous pensons qu’un jour, une déconcentration de l’agglomération se réalisera. Il se trouve également que l’amendement Dupont portant sur l’interdiction de construire à moins de 75 mètres d’une route nationale, sauf à procéder à un embellissement de l’ensemble déjà construit, concernait ce site et son avenir. Cette étude a été décidée dans ce contexte, d’autant que nous constituons par ailleurs un pôle d’appui dans le cadre de l’aménagement et des contrats de territoire du Conseil général, des aides pouvant être obtenues.

L’analyse des besoins et les préconisations faites par l’équipe dirigée par la CCI correspondent-elles à vos attentes ?
- Nous avons rencontré quelques difficultés, au début : la municipalité voulait que cette zone soit bien repérable... Aujourd’hui, les préconisations faites par ce pôle de compétence nous semblent très opportunes : signalétique, totems, plantations... Les images de synthèse présentées nous donnent une bonne idée de ce qui peut être réalisé sur nos deux sites. Il reste à trouver des fonds pour exécuter les travaux : les petites communes ont des moyens limités, surtout en regard des sommes allouées à l’agglomération tourangelle, même ramenées au prorata du nombre d’habitants ! Ce qui ne fait qu’accentuer le déséquilibre...

 
 
Région - Images économiques en région Centre

Henri Dransard, président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie, et Michel Sapin, président du Conseil régional du Centre, ont présenté le 14 janvier dernier un ouvrage sur l’industrie régionale édité en partenariat avec l’agence tourangelle Efil : “Images économiques en région Centre”. En 120 pages illustrées de photos en noir et blanc d’Edouard Golbin, une cinquantaine d’entreprises sont présentées, dont dix-sept sont tourangelles. Cet ouvrage fait suite au livre “Images industrielles” paru en 1995, et qui présentait des produits. Cette fois on y trouve les entreprises au travail, parmi lesquelles de nombreuses sociétés de service. Cet ouvrage est en vente au prix de 320 F.
Contact : 02 47 47 03 20

Région - Le MEDEF Touraine

Le MEDEF Touraine, la CGPME et l’UPA étaient représentés à Paris, le 18 janvier dernier, par deux mandataires du Medef Touraine, lors du débat et du vote sur leur maintien ou non dans les organisations paritaires. “Nous nous sommes donné un an pour travailler et réfléchir ensemble, indique Etienne Rouxel, président du Medef Touraine, au lendemain de cette réunion. Si la réflexion est bien avancée fin 2000, nous resterons dans les organismes paritaires, sinon, nous partirons. Je suis conscient du travail énorme que nous allons entreprendre. Mais les patrons ne se sont pas montrés frileux... et le jeu en vaut la chandelle !” Lors de l’enquête menée en Touraine pour préparer le débat, 83,50 % des chefs d’entreprise ont jugé inacceptable le caractère de la seconde loi Aubry sur les 35 heures, 94,50 % étaient d’accord avec les propositions du Medef, 75 % se sont montrés favorables à une période transitoire, finalement décidée, tandis que 17 % auraient préféré négocier. 8 % étaient partisans d’une action forte.
Bernard Bolze, pdg de Sanitaire Equipement à Tours, a été désigné comme l’interlocuteur du Medef Touraine pour les questions de communication, au titre de l’industrie, Bruno Gonzague (Actiforces) pour les services, et Jacques Vautier (notaire) pour les professions libérales.
Contact : 02 47 05 72 49

Bléré fait le plein de commerçants.
Bléré - Le commerce bouge

Bléré : 4 578 habitants au dernier recensement, 85 commerces fin 99. Et pratiquement pas d’emplacements commerciaux vides : 1999 a en effet enregistré une vague de reprises et de créations commerciales. Dans l’alimentation tout d’abord : l’Observatoire économique d’Indre-et-Loire, dans son enquête de novembre 99, recense seize commerces alimentaires. 1999 aura connu une reprise : la boulangerie “L’Epi de Bléré” et une création : “Aux délices du Portugal”. Dans l’équipement de la personne, on trouve à Bléré huit commerces de prêt-à-porter, chaussures, bijouterie, dont deux tout récents : “4 Saisons”, spécialisé dans le vêtement enfant jusqu’à douze ans d’un bon rapport qualité-prix, et “Séduction”, consacré à la femme plutôt classique. Pas de nouveaux commerces en revanche dans le secteur de l’équipement de la maison - huit points de vente - ni dans celui de la santé - deux magasins. Deux créations par contre dans celui des loisirs : un magasin d’articles de pêche et armurerie et un autre de matériel informatique. Une reprise : le bureau de tabac. Côté prestataires, une activité de pompes funèbres est venue s’ajouter aux dix autres entreprises de services présentes. Le secteur automobile (douze points de vente) a enregistré une reprise, avec “Val de Loire automobiles”, et l’hôtellerie-restauration deux reprises : celles de l’Hôtel-restaurant du Cher et de L’Extrême Café, qui s’est au passage enrichi d’une activité “cyber-café”. Quand on interroge ces nouveaux commerçants, ils répondent presque tous en choeur : “On est de ce pays, on connaît bien notre clientèle, le cadre est agréable et le milieu commerçant accueillant”. Tous entendent jouer la carte de la proximité et du service. Le mouvement n’est peut-être pas terminé : on dit qu’il existe d’autres opportunités commerciales pour ceux qui voudraient chercher... A Bléré, l’avenir du commerce et son renouvellement semblent bien engagés.

Communauté d’agglomération : Jean Germain préside le bureau, entouré de huit vice-présidents, maires des communes environnantes.
Agglomération - Neuf maires partenaires

La communauté d’agglomération qui s’est constituée le 30 décembre dernier comprend neuf communes : Tours, Joué-lès-Tours, Saint-Pierre-des-Corps, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Avertin, Chambray-lès-Tours, Fondettes et Notre-Dame d’Oé. La réunion d’installation du Conseil s’est déroulée le 10 janvier. Son bureau est présidé par Jean Germain, maire de Tours. Les huit vice-présidents sont les maires des communes environnantes. Ils se sont répartis les différentes charges : politique de la ville pour Philippe Le Breton, développement économique pour Philippe Briand, équipements sportifs et culturels pour Marie-France Beaufils, assainissement pour Robert Pouzioux, voirie pour James Bordas, aménagement de l’espace pour Joseph Masbernat, politique de l’habitat et du logement pour Alain Michel, traitement des déchets ménagers pour Jean-Luc Galliot. Le Conseil de la communauté d’agglomération comprend vingt-sept titulaires élus par le conseil municipal de chaque commune et vingt-sept suppléants, qui ont voix délibérative s’ils remplacent un titulaire.