La Touraine affiche une excellente santé démographique et retrouve un certain équilibre.
 
Poussée de croissance
 
Le croisement de plusieurs sources d’informations révèle clairement le dynamisme et le solide équilibre de certains secteurs géographiques, ainsi que des retournements favorables de tendance. Globalement, la croissance en Touraine est plus forte que la moyenne régionale et nationale, selon l’analyse de l’INSEE.
 
Gagner des habitants, c’est bien. Construire des logements, c’est logique. Attirer en plus des entreprises dans chacun des secteurs (industrie, commerces, services) et afficher une augmentation du nombre d’emplois, c’est prouver un dynamisme incontestable. Selon les premières analyses du dernier recensement, croisées avec les données de l’Observatoire Economique et de l’ASSEDIC, deux cantons de Touraine sont ainsi gagnants sur toute la ligne : celui de Chambray-lès-Tours et celui de Vouvray.
Onze autres affichent des résultats globalement positifs dans toutes les catégories. Les données recueillies témoignent cependant d’une mutation due le plus souvent à la perte de commerces, compensée par des gains dans d’autres secteurs économiques : à Montlouis, toutes les données analysées sont positives sauf le nombre de commerces (-10), à Saint-Avertin également sauf sur l’emploi (- 196), même situation à Neuvy-le-Roy (-15 emplois). Malgré les modifications constatées dans le paysage économique, la croissance caractérise également, de manière inégale toutefois mais spectaculaire en regard d’autres cantons, ceux de Neuillé-Pont-Pierre, Amboise, Azay-le-Rideau, Ballan-Miré, Château-la-Vallière, Luynes et Sainte-Maure-de-Touraine.
Saint-Cyr-sur-Loire, qui connaît globalement une très forte croissance, doit figurer au tableau d’honneur des cantons qui montent malgré une perte d’emplois ancienne (-716) due à des baisses successives d’effectif chez Sprague.
On assiste à un retournement favorable de tendance, qui semble une amorce d’un futur développement, dans quelques cantons où le solde migratoire est devenu positif et où il y a eu gain d’entreprises et d’emplois : ceux de Château-la-Vallière, Ligueil et Sainte-Maure-de-Touraine.
Mais le grand gagnant de la décennie, c’est sans doute l’axe ligérien sur l’ensemble de sa traversée de la région Centre. Il poursuit son développement tous azimuts en s’élargissant, coupant toutefois la Région en deux. Il propulse la Touraine en tête des départements de la région Centre et même au-delà. En effet, le taux de croissance global (+ 0,50 %) y est supérieur à la moyenne régionale (+ 0,31 %) et nationale (+ 0,38 %). Ce taux est pratiquement stable par rapport à la période 82-90 où il était de + 0,56 %, alors qu’il a diminué dans tous les autres départements de la Région.
 
Campagne et
centres-villes

ont la cote
 
   Au plan démographique, les résultats disponibles du recensement permettent d’affiner l’annonce de 554 100 habitants en Indre-et-Loire, faite en mars 1999. L’Insee explique que, par rapport à la période 82-90, “la structure de la population évolue, le solde naturel* expliquant désormais la moitié de l’augmentation de la population contre les deux-tiers antérieurement. Ainsi :

  • une grande partie des zones rurales a renoué avec la croissance ou, pour certaines, cessé de perdre des habitants (ce qui est enfin le cas de Montrésor !), essentiellement en raison de soldes migratoires positifs qui compensent ici ou là des soldes naturels encore négatifs. Seuls, quatre cantons connaissent une évolution négative entre 1990 et 1999 : ceux de Richelieu, Preuilly-sur-Claise, Le Grand-Pressigny et l’Ile-Bouchard (qui marquait une évolution positive entre 82 et 90). Deux cantons cumulent solde naturel et solde migratoire négatifs : Richelieu et Preuilly.

  • l’Indre-et-Loire est le seul département de la Région à connaître un mouvement migratoire amplifié par rapport à la période 82-90, et donc une attractivité renforcée. Dans le détail, selon l’Insee, “les naissances dans les communes rurales excèdent à peine les décès mais les campagnes sont très attractives, comme sur la période de 82-90, de manière moins accentuée cependant ; à l’inverse, les communes urbaines se caractérisent par un solde naturel élevé, complété par un solde migratoire de moindre ampleur”.

  • l’unité urbaine d’Amboise gagne de la population, selon l’analyse de l’Insee, “sur ses deux composantes naturelle et migratoire et ce, de façon uniforme, alors qu’à Chinon et à Bléré, l’augmentation de la population est essentiellement due à un solde migratoire positif. Les unités urbaines de Loches et Château-Renault perdent de la population aussi bien sur le plan migratoire que naturel”.

  • la périphérie de Tours continue d’afficher des taux d’évolution élevés. Les premiers résultats par quartiers montrent que Tours “repeuple” son centre (Grammont, Saint-Symphorien, Sainte-Radegonde, Rabelais) ; les quartiers nord (Douet, Milletière, Europe) et ceux du sud (Rives du Cher, Fontaines) sont en baisse ; le quartier du Sanitas est la seule zone urbaine sensible de la région Centre à gagner des habitants.

  • à Saint-Pierre-des-Corps, tous les quartiers connaissent une baisse de population. A Joué-lès-Tours, on remarque un contraste fort entre la croissance des quartiers sud de la commune et la forte baisse du quartier de la Rabière (- 13 %).
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    Les ménages
    rétrécissent
     
        Les premiers résultats sur le logement donnent une croissance de 14 % du nombre de logements en Indre-et-Loire pour la période 90-99, mais une diminution de la taille des ménages qui passent de 2,5 personnes en 90 à 2,3 personnes en 99. On remarque par ailleurs une hausse du nombre des résidences principales et une baisse des résidences secondaires.
    Enfin, on notera la forte croissance du taux de vacance des logements en zone urbaine (+ 40 % en Indre-et-Loire contre + 25 % pour la Région). Cette vacance baisse en zone rurale : -11 % en Indre-et-Loire contre - 6 % en Région.
    Il reste à attendre du dernier recensement des données sur l’âge et les catégories sociales des Tourangeaux, ainsi que sur leurs déplacements domicile-travail. L’analyse de l’évolution des catégories socio-professionnelles devrait, quant à elle, permettre d’expliquer l’évolution favorable des indices de la consommation et d’affiner la tendance.
    Claude Chéron en collaboration avec Odile Ménard

    * Définition :

  • Taux de croissance annuel : pourcentage de population gagnée chaque année.
  • Solde naturel : différence entre les naissances et les décès.
  • Solde migratoire : différence entre la population qui vient habiter en Touraine et celle qui la quitte.
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    Les chiffres :

  • Population de l’Indre-et-Loire : 554 100 habitants au 1er mars 1999 (529 300 en 1990), deuxième département de la région Centre après le Loiret (617 200 habitants).
  • Ensemble des communes rurales : 154 100 en 1999 (147 100 en 1990).
  • Ensemble des communes urbaines : 400 000 en 1999 (382 200 en 1990).
  • Agglomération de Tours : 296 700 habitants pour 22 communes (dont Tours 133 300) en 1999, premier pôle urbain de la région Centre. (Agglo : 282 200 en 1990 dont Tours 129 500).
  • Chinon (ville et unité urbaine) : 8 700 habitants en 1999 ( 8 600 en 1990).
  • Unité urbaine de Loches : 10 000 habitants (dont Loches 6 300) en 1999, (10 200 dont Loches 6 500 en 1990).

    Les champions :

  • du gain de population : Saint-Avertin, Neuillé-Pont-Pierre, Ballan-Miré, Chambray-lès-Tours, Luynes, Montlouis, Vouvray, Montbazon,
  • de la création d’entreprise (+ de 20, tous secteurs confondus) : Vouvray, Chambray, Joué, Tours, Saint-Avertin, Saint-Pierre-des-Corps, Saint-Cyr-sur-Loire,
  • du gain d’emplois :
    + de 1000 : Vouvray, Montlouis,
    + 300 à 1000 : Chambray, Chinon, Saint-Pierre-des-Corps,
  • de l’augmentation du nombre de logements : Saint-Avertin, Chambray, Montlouis, Luynes, Ballan-Miré, Neuillé-Pont-Pierre, Vouvray, Montbazon, Tours, Joué, Saint-Cyr, Azay-le-Rideau.
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    Les maires des communes riveraines de la RN 143 veulent une amélioration rapide des conditions de circulation.
    RN 143 - Les maires riverains se serrent les coudes

    L’association SOS RN 143, que préside Jean-Jacques Descamps, maire de Loches et conseiller régional, a été entendue par le Conseil régional qui envisage d’attribuer une enveloppe de 167 MF à l’aménagement de cette voie, dans le cadre du contrat de plan Etat-Région. L’association avait estimé à 220 MF le minimum nécessaire pour les aménagements d’urgence. Contact et adhésion : mairie de Loches, BP 231, 37602 Loches.

    Touraine - Il y a bientôt cent ans

    Les éditions Alan Sutton, implantées à Joué-lès-Tours, viennent de publier un ouvrage sur la Touraine il y a cent ans, portant leur fonds à près de quatre cents titres sur toute la France. Dans “La Touraine”, plus de cent cinquante photos, collectées par Odile Ménard auprès de Tourangeaux de souche, illustrent une compilation de textes écrits par des auteurs de l’époque. La vie quotidienne, les jours de fête, les moments douloureux ou laborieux y sont évoqués sous un angle inédit, celui des coïncidences avec les préoccupations d’aujourd’hui : l’aménagement de la rue Nationale à Tours, la guerre du petit commerce contre les grandes surfaces, les fameuses “succursales multiples” des Docks de France du Centre, créés en 1905, le prix des denrées peu en rapport avec leur vraie valeur de production, le grand retour de la géline et de la truffe, la limitation de la vitesse des automobiles, les contrefaçons de manteaux en peau de lapin, les voeux pour une autostrade à Langeais, les prédictions de voir Tours devenir le centre d’une grande région... Etait-ce bien il y a cent ans ?
    Ouvrage relié,128 pages, 250 F, en vente en librairie. Contact : 02 47 73 78 00

    Sainte-Maure-de-Touraine - Coup de coeur

    La programmation d’une opération Coeur de Pays donne des ailes aux acteurs locaux, économiques et culturels de Sainte-Maure, encouragés dès l’origine par la CCI de Touraine. Aménagements urbains, mise aux normes des halles, sonorisation en ville, édition d’un bulletin d’information, local pour l’UCIAL, fidélisation de la clientèle, nouveau marché hebdomadaire... tous ces projets visent à dynamiser le tissu commercial et culturel autour d’un axe fort, celui du Pays du livre et du multimédia, amorcé il y a un an. Plusieurs salons du livre, aujourd’hui mensuels, ont déjà été organisés à Sainte-Maure. L’idée s’enracine avec la réalisation d’un livre de recettes de cuisine caprine par les Saint-Mauriens eux-mêmes.
    Contact : 02 47 65 40 12

    Chambre de métiers - Un fort taux de participation

    Les artisans ont élu leurs représentants pour cinq ans, le 17 novembre dernier. Ce vote se faisait pour la première fois exclusivement par correspondance. 40 % des 8105 artisans de Touraine ont participé à ces élections, un pourcentage qui place la Touraine en tête des départements de la région Centre. La Chambre de métiers, présidée par Jean-Vincent Boussiquet, se dit satisfaite de ce taux qui est le même que celui de 1995, alors que 50 % des votes étaient effectués en bureau de vote. La nouvelle assemblée est constituée de deux collèges réunissant trente-six membres, dont quatorze sortants et vingt-deux nouveaux artisans. Le collège des activités comprend vingt-quatre membres répartis en quatre catégories : alimentation, bâtiment, fabrication, services. Douze membres constituent le collège des organisations professionnelles. L’assemblée générale d’installation est prévue le 10 janvier 2000. Les trente-six membres désigneront alors le bureau (onze artisans) et le Président.

    Indre-et-Loire - Les nouveaux consommateurs

    La consommation a repris sa progression de façon nette en 1998. Elle se poursuit en 1999 et tout laisse à penser qu’il s’agit d’une tendance durable qui rompt avec la période 1992-1997. En Touraine, le phénomène est renforcé par une amélioration des indices de disparité de consommation. Il s’agit d’indices locaux qui mesurent le niveau de consommation par rapport à la moyenne nationale dont l’indice est 100. Ces indices permettent donc de comparer le potentiel commercial local avec la moyenne nationale par habitant ou par ménage. Plus favorables que les précédents, ces indices ne s’expliquent pas seulement par des modifications intervenues dans la composition de certaines nomenclatures de produits et de services. Elles marquent surtout un infléchissement des catégories socio-professionnelles de la population. Ainsi, les ménages d’agriculteurs, d’artisans, de commerçants et d’ouvriers sont en baisse relative, tandis que montent en nombre les ménages de cadres, de professions intermédiaires, d’employés, de retraités. Si le secteur tertiaire progresse, la qualification professionnelle également, autant d’évolutions bénéfiques pour le commerce en Touraine. Pour l’ensemble des dépenses commercialisables dans le département, l’indice moyen de consommation remonte de 95,1 en 1994 à 97,5 en 1997. Pour l’agglomération tourangelle, il passe de 95,3 à 97,8.

    Indice 1994 Indice 1997
    Alimentation 95,3 102,2
    Equipement de la personne 89,2 94,4
    Equipement de la maison 93,8 102,4
    Culture loisirs 92,3 95,1

    * Ces indices sont calculés par le service technique de l’Assemblée des Chambres françaises de commerce et d’industrie.