| Les sons et les odeurs favorisent les achats dimpulsion. | |
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Atmosphère,
atmosphère... |
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| Les magasins se mettent au parfum et aux ambiances sonores. Avec un double objectif : marquer leur différence et créer un climat propice aux achats. | |
| Le client qui se sent bien dans un magasin achète plus facilement ou davantage. Les commerçants le savent. Il semble même, et ce sont des experts de la consommation qui laffirment, que le consommateur soit de plus en plus demandeur de magasins dambiance. Des boutiques où la convivialité et le confort dachat sont au rendez-vous, où lon restaure laccueil et le sourire. On a assez rationnalisé, disent-ils en substance, le consommateur veut éprouver du plaisir. Les gens ont de nouveau envie que lacte dachat procure une émotion. Et ce ne sont pas les bagarres sur les prix, les promotions à tout va et les publicités agressives qui pourront les satisfaire sur ce point. Certains points de vente lont bien compris et lon voit apparaître depuis quelque temps des concepts nouveaux. Leur idée de base : le consommateur met de plus en plus ses cinq sens en oeuvre pour acheter. Or, si le commerce fait traditionnellement appel à la vue, au toucher et au goût, louïe et lodorat sont des sens rarement sollicités dans les magasins. Leur stimulation permet pourtant daccroître la sensation de plaisir retirée par le consommateur et de favoriser, en outre, les achats dimpulsion. | |
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Comment créer
une ambiance ? |
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| Respirer... | |
| Difficile de sarrêter de respirer. Et pourtant... Longtemps négligé, lodorat revient sur le devant de la scène. Il est, avec le goût, le sens qui agit le plus directement sur les zones cérébrales responsables des émotions. Il existe par contre peu de recherches réellement scientifiques sur les effets des odeurs sur le comportement du consommateur. Un ouvrage récent, Le marketing olfactif, tente de faire le point : Des travaux ont fait apparaître que, si lon diffuse un parfum agréable, le temps passé à faire son choix, à faire la queue ou à se faire servir paraît plus court quil ne lest en réalité. Des études prouveraient que lutilisation dune bonne animation olfactive amènerait le consommateur à prolonger son temps de course de 10 à 15 % dans le magasin et à y dépenser 10 à 20 % en plus. Une odeur pourrait même inciter directement à lachat. Ce qui est sûr, cest quelle constitue un excellent facteur de différenciation pour le magasin et que le commerçant dispose aujourdhui, sil le souhaite, de matériels adaptés à ses besoins. Au dernier salon Technomag, la société toulousaine Indigo proposait des bornes olfactives diffusant des particules très fines de liquide odorant ainsi quun catalogue de senteurs. Le coût de linstallation? Il dépend bien entendu de la taille de la boutique, de son emplacement et fait lobjet dun devis. | |
| ...Ecouter | |
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Lambiance sonore, selon certains, entraînerait une augmentation substantielle du panier moyen. Elle permet en tout cas dabolir un silence parfois très intimidant pour le client. Aucune grande surface en tout cas ne travaille aujourdhui sans musique. Par comparaison, on estime aujourdhui que moins de 10 % de points de vente indépendants sont sonorisés, et souvent par la FM. Avec des inconvénients : la FM est impersonnelle et fait courir le risque de diffuser la publicité de son concurrent dans son propre magasin. Et puis, à choisir, un chant doiseau peut être plus agréable à entendre que le bulletin météo. Si de grandes enseignes de la mode ou de la beauté nhésitent pas à faire concevoir leur propre musique pour renforcer leur positionnement, des magasins indépendants peuvent aussi se fabriquer un programme spécial préenregistré... ou se le faire faire. Car il nest pas question de faire nimporte quoi : on ne met pas indifféremment du rap, de la techno ou de la musique classique. Tout dépend du créneau et du style du magasin. Lambiance musicale doit être à limage du magasin et cohérente avec le reste : la décoration, les couleurs, les odeurs et les services. Parce que le client perçoit tout dans sa globalité et que les sens sinfluencent les uns, les autres.
Certains parleront peut-être de manipulation, mais peut-on parler de manipulation quand tout est fait dans un magasin pour que le client achète : laménagement des lieux, léclairage, la disposition des produits ? De toutes façons, il ne sagit que de stimuli et il serait vain den attendre des effets mécaniques. Par contre, dans un contexte général de banalisation des produits et des prix, le commerçant dispose là doutils lui permettant de se distinguer : en créant une ambiance dans laquelle le consommateur se sente bien et qui lui donne envie de revenir.
Catherine GEFFROY |
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