Comment le barreau d’une rocade conduit le développement.
 
Tours : barre au nord !
 
2 600 m exactement : une petite distance, mais pour le moins attendue. L’ouverture de la liaison RN10-A10-Sainte-Radegonde fait plus d’un heureux.
 
“J’étais en vacances, mais on m’a raconté que le jour J, une vingtaine de voitures “piaffaient” en attendant l’ouverture”. Gérard Créola, ingénieur en chef à la direction des services techniques de la ville de Tours, s’étonne encore d’un engouement aussi rapide : “Tout le monde s’y est rué ; il n’y a même pas eu de mon-tée en charge”. A voir le succès qu’elle remporte depuis le 27 août, il est manifeste que la liaison RN 10-A 10 correspondait à un réel besoin. Réclamée à cor et à cri depuis longtemps, une fois décidée, la construction du nouveau tronçon nord-est a été réalisée dans les meilleurs délais : fait notable, les travaux ont été achevés quatre mois avant l’échéance annoncée du premier trimestre 2000, à la plus grande satisfaction des riverains du quai Paul-Bert, de la Tranchée ou de Sainte-Radegonde dont les petites rues serpentines s’accommodaient mal du flot bi-quotidien des automobilistes se rendant à leur travail, également des enseignes commerciales de Tours-Synergie (ZAC, zones Fusaparc et Maréchal Juin) ou encore des usagers et locataires de l’aéroport qui languissaient après une facilité d’accès tant vantée.
 
Cinq partenaires
financiers
 
   L’artère interurbaine à 2x2 voies - la quatrième voie dans le sens sud-nord sera achevée fin novembre - et d’une longueur de 2,6 km a coûté 64 MF, achats des terrains inclus, répartis entre cinq maîtres d’ouvrage et partenaires financiers : le syndicat Tours(+) à hauteur de 13,7 %, l’Etat (18 %), le Département (27,3 %), la Région (27,3 %) et la ville de Tours (13,7 %).
La construction de cette liaison s’inscrit dans une logique de gestion des axes départementaux et nationaux, où s’intègre également l’aménagement de la rue Nationale : “On estime à 30 % le trafic de transit, dont celui des poids lourds qui passait sur l’axe RN10”, rappelle Gérard Créola.
Désormais, à moins de se rendre à Saumur, les poids lourds sont obligés d’emprunter la rocade nord-est, évitant ainsi les avenues Maginot, de la Tranchée, Charles-de-Gaulle et du Mans.
 
 
Le centre-ville
est à dix minutes
 
    “Voyant que Tours-Nord se développait à tout va, ce qui nous intéressait c’était l’emplacement.” Manuel et Marie-Céleste Vaz, qui ont ouvert en avril le “Portofino” sur la RN 10, ne regrettent pas leur restaurant du vieux Tours : “Non seulement notre clientèle nous a suivis - grâce à la rocade, elle est là en dix minutes - mais avec les entreprises tout autour, nous travaillons beaucoup plus au déjeuner”. En effet, avec cent dix couverts au lieu de quatre-vingts, Manuel et Marie-Céleste ont plus que doublé leur chiffre d’affaires et ont créé quatre emplois. “Tout ce qui facilite l’accès à notre centre de formation est bon à prendre”, reconnaît Xavier Raby, directeur pour la région Centre de l’AFT-Iftim, dont l’implantation régionale est à Orléans. Locataire de l’aéroport, ce groupe de formation professionnelle dans le domaine du transport, se réjouit de sa facilité d’accès pour les véhicules lourds, grâce à la liaison avec l’autoroute : “C’est un plus, à la fois pour les chauffeurs et les conducteurs routiers, mais aussi pour les salariés de l’association qui font la navette entre Blois et Tours”.
 
 
Visibles
de l’autoroute et de l’aéroport
 
    “Il n’était pas question de parler de commercialisation au nord et à l’est de la ZAC tant que l’aménagement du tronçon n’était pas lancé : aucun des investisseurs potentiels ne prenaient position avant d’être certains que la rocade se fasse” raconte Yannick Mendel, responsable de la commercialisation pour la SAIEM (Tours-Développement) Maryse-Bastié. Mais dès l’annonce des premiers coups de pioche en janvier 1998, les pourparlers amorcés entre Tours-Développement et les éventuels acheteurs de terrain se sont aussitôt concrétisés par des compromis de vente qui, depuis, se matérialisent par la construction de nouveaux bâtiments : comme celui du nouveau Décathlon - un des plus grands de France - ou encore celui, plus modeste par la taille, qui abritera au début de l’an prochain la première concession Jaguar de la région : “Jusqu’à présent il fallait aller à Rennes, à Bordeaux ou à Paris pour trouver la plus proche”, commente François Jacques qui, avec la proximité de l’autoroute et de l’aéroport, espère autant de son emplacement du nord que de celui du sud à Chambray, où il est également implanté avec une concession Rover/Land Rover. Etre visible à la fois depuis l’autoroute et depuis l’aéroport augmente les chances de draîner une clientèle capable de répondre à une offre haut de gamme.
 
 
180 emplois créés
et autant à venir
 
    Presque tous les autres terrains sont sous compromis de vente, en attendant l’avis de la commission départementale de l’équipement commercial (CDEC)”, poursuit Yannick Mendel, qui prévoit la fin de la commercialisation de la ZAC pour 2001. Pour mémoire : la CDEC réunit cinq personnes (un adjoint au maire, un membre de la CCI et de la Chambre de métiers, un représentant des consommateurs et des commerçants du centre-ville), qui émettent leur avis à chaque implantation commerciale. Cette autorisation administrative, liée à l’exploitation d’un commerce, est délivrée par la Préfecture. “180 emplois créés depuis 1997 et autant à venir d’ici 2001”, annonce Alain Dayan, responsable du service du développement économique de Tours et membre de la CDEC. Au détriment des emplois dans le centre-ville ? “Certainement pas. Les enseignes commerciales qui s’implantent au nord n’ont pas leur équivalent en centre-ville. En outre, l’activité commerciale de Tours-centre est notre cheval de bataille. Nous y veillons donc particulièrement.”

Anne-Christine BECARD

 
 
 

Où en est le périphérique ?

Dans six à huit mois les travaux du périphérique sud, de l’autoroute A 10 à la RN 10 seront achevés, en attendant sa poursuite vers la RN 143 et la RN 76. Au nord, l’échéance est à beaucoup plus long terme. Car si le barreau nord-est représente une bouffée d’oxygène pour l’agglomération, c’est encore une solution intermédiaire, que viendra compléter un périphérique plus au nord partant de la Membrolle jusqu’à Parcay-Meslay. Autant le dire tout net, ce n’est pas pour demain. Quant à la portion nord-ouest le long de la Choisille, les prévisions les plus optimistes annoncent sa livraison en 2005, car les multiples ouvrages d’art nécessaires rendent sa réalisation difficile et très coûteuse : environ dix fois plus que la rocade nord-est pour une distance à peine plus longue d’un kilomètre.

 
 
le-Bouchard Le 16ème Point E

Le Sivom du Bouchardais a signé avec la CCI une convention Point E, la 16ème du nom. Son président, Jean Moreau, également président du syndicat mixte du Chinonais et du Sivom de la Touraine du Sud-Ouest, a engagé son syndicat dans un partenariat avec la CCI de Touraine pour favoriser le développement économique des quinze communes qu’il représente. Le Bouchardais dispose actuellement de trois zones industrielles ou artisanales, à l’Ile-Bouchard, à Avon-les-Roches et à Panzoult. Quatorze entreprises y sont installées. Afin de créer les conditions d’accueil de nouvelles unités, le Sivom communiquera à la CCI les offres qu’il recevra de la part de candidats à l’implantation, ainsi que les caractéristiques des espaces disponibles. Pour sa part, la CCI intégrera ces données à ses fichiers Filoc et Fiparc, et transmettra également au Sivom toute offre susceptible de d’intéresser le Bouchardais. Elle s’engage par ailleurs à apporter son aide technique au montage des dossiers.

Tours - Moneo : pour que la greffe prenne

Depuis la mi-octobre, Moneo monte progressivement en charge : 17 000 porteurs devraient être équipés au 15 novembre et plus de 50 000 le seront au 31 décembre. D’ici les fêtes de fin d’année, les usagers se seront habitués au porte-monnaie électronique. Et l’on pourra apprécier “l’effet Moneo” dès Noël 99. Car, tout le monde en est persuadé, le succès de Moneo dépendra surtout de l’usage qu’il en sera fait : du nombre de porteurs, du volume de transactions et de la quantité de commerces acceptant ce nouveau moyen de paiement. De ce point de vue, 1 500 points de vente accepteront Moneo à la fin de novembre. Il n’est jamais trop tard pour bien faire : la SEME encourage vivement les commerçants qui souhaiteraient maintenant adhérer à l’opération à s’adresser à leur banque pour demander à bénéficier de cette période d’expérimentation. Car il s’agit bien d’une phase de test. Comme le confirme Fabrice Constantin : “Nous sommes en phase d’expérimentation ; cela va forcément évoluer vers du mieux. Le système n’est pas figé et nous sommes à l’écoute”. D’ailleurs, si certains commerçants rencontrent quelques problèmes dans l’utilisation de Moneo, les banques sont prêtes à prendre en compte toutes leurs remarques et suggestions. Tout comme la CCI, qui, dès le départ, s’est impliquée dans l’opération.
Contact : 02 47 47 20 79

C’est Publicis Racines à Tours (20 personnes), agence du groupe Publicis en région, qui a été chargée de la conception et de la réalisation de la campagne européenne de communication du lancement de Moneo, après une consultation nationale d’agences. Avec leur équipe, Philippe Astier, directeur général, et Nathalie Cholodenko, directrice de création, ont joué sur “la proximité, la quotidienneté des situations d’utilisation et la diversité des publics concernés, le tout sur un ton événementiel et affectif pour dédramatiser ce que ce changement peut avoir de déstabilisant”. La campagne de “teasing” se joue en deux temps : le teaser “Et là, je fais comment sans monnaie ?”, et la révélation “Moneo, la grande invention pour les petites dépenses”. Avec, pour signature, un message rassurant : “Moneo, la carte qui porte-monnaie”. Deux vagues d’affichage et de messages média ont été lancées (octobre et novembre). Une troisième arrivera début 2000, avec un message ajusté en fonction des résultats des deux premières.
Contact : 02 47 60 74 74

Tours - Le salon Décideurs en perspective

Un coin de voile est levé sur le prochain salon Décideurs & Perspectives : il se déroulera du 27 au 29 septembre 2000 au Vinci à Tours. La CCI a confié à l’équipe du Vinci l’organisation, la communication et la commercialisation de cette manifestation, se réservant, dans le cadre du salon, l’animation de la Semaine des Décideurs, c’est à dire tout un contenu qui a déjà fait ses preuves. “Nous voulons aujourd’hui donner au salon de nouveaux atouts de réussite” a expliqué Jean Racoupeau, vice-président de la CCI de Touraine et président du salon, lors d’une conférence de presse au Vinci. La dernière édition, en 1998, avait attiré près de 6 000 personnes. La CCI avait alors perçu que le salon, créé en 1992, avait atteint ses limites, alors même que le nombre d’exposants avait, lui, atteint des records.
Jean-Michel Dutoit, directeur général du Vinci, se voit donc confier le bébé : “Cette manifestation éveille beaucoup d’intérêt. Son objectif est de réunir des décideurs et de leur offrir... des perspectives. Nous voulons l’ouvrir à des visiteurs, acheteurs et investisseurs parisiens, que nous allons prendre complètement en charge, en les traitant comme des VIP dans un objectif : valoriser une plate-forme de service à 55 minutes de Paris. Nous nous attacherons à optimiser les contacts sur chaque stand, en organisant des rendez-vous entre nos VIP et les exposants”.