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En certains pays, des marchés porteurs sont accessibles
aux Français.
Marchés
africains :
En Afrique, plusieurs pays francophones ont besoin déquipements industriels et touristiques. Les entreprises françaises peuvent y trouver des marchés. Mais connaître les codes est un préalable à toute négociation. Ce qui demande du temps. |
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| La reprise globale des économies africaines - très inégale selon les pays - date de 1994 malgré la baisse régulière de laide publique mondiale, et française. Elle est consécutive à la dévaluation du franc CFA dans les pays francophones, à la pluviométrie satisfaisante, à la remontée des prix des matières premières. Il néchappera à personne que cest dans les pays où une stabilité politique se maintient que la croissance est forte. Il en résulte une confiance accrue des banques, la manifestation dune volonté dentreprendre, surtout chez les jeunes, et une imagination nouvelle mise au service des productions traditionnelles. Lafricain étant naturellement un bon consommateur, très friand de nouvauté, de technologies pointues, il est facile, non pas de lui vendre tout et nimporte quoi, mais de construire avec lui un marché déchange solide. A condition de bien en connaître les codes et de miser sur le long terme. Dans une logique qui na plus rien à voir avec celle de lépoque coloniale, selon les observateurs et acteurs français en Afrique, tel Jacques Merel (voir interview), les dirigeants africains ont su réagir au désengagement mondial, après avoir parfois touché le fond. Certains pays, dailleurs, sont encore loin démerger ! Toutefois, les récentes mesures prises à Cologne, lors du G7, pour alléger la dette dau moins une dizaine de pays, dont la Côte dIvoire, constituent un geste de confiance des pays développés. Une forme daide qui contribuera sans doute à donner du souffle à une économie en pleine mutation. Mais il ne faudrait pas, dans les pays en pleine croissance, que des poussées de fièvre sociale ou des heurts entre les très nombreux peuples en présence ne viennent compromettre ce développement bien réel que confirment de nombreux indicateurs. | |||||||||||||||||||||||||||||
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Jacques et Olivier Merel :
Le marché du IIIème millénaire est en Afrique |
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Quels sont les atouts des entreprises françaises sur le marché africain francophone ?
Comment amorcer les relations ?
Le bruit court quil est difficile de se faire payer...
Quels sont les perspectives de consommation ?
Les problèmes actuels avec la banane et lananas peuvent-ils compromettre le développement du secteur agro-alimentaire ?
Les plate-formes pétrolières surgissent en mer. Quattendre de ce développement ?
Le Sénégal offre-t-il les mêmes perspectives ?
Le marché de loccasion est-il toujours intéressant ?
Vous allez sûrement conseiller aux chefs dentreprises de passer par un intermédiaire...
Propos recueillis par Odile MENARD |
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Une très forte croissance démographique En 1980, la population de lAfrique représentait environ 70 % de celle de lEurope. Une bonne croissance économique Croissance moyenne mondiale : 3,4 % par an Source : rapport Prouteau et lettre de la CPCCAF - juin 1999. Exportations vers lAfrique :
NB : la part européenne na cessé de décroître. Celle des Etats-Unis (2ème pays fournisseur) sest maintenue. La présence asiatique et celle de lAfrique du Sud ont doublé en 10 ans. Sources : Douanes/ rapport Prouteau/MOCI-suppl. du14 janvier 1999 |
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import-export
La demande africaine |
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Le Sénégal achète en France : chaudières, machines, appareils et engins mécaniques (15 % du total des importations, en hausse de 5,8 % en 1997), machines et appareils électriques (12 % du total, en hausse de 65 %), ouvrages en fonte, fer ou acier (8,5 % du total, en hausse de 141 %), produits pharmaceutiques (7,6 % du total, en hausse de 5,2 %), combustibles minéraux et huiles minérales (7,2 % du total, en hausse de 40,5 %), etc. La Côte-dIvoire achète en France : sel, soufre, plâtre, chaux, ciment, ouvrages en fonte, fer et acier, combustibles minéraux, huiles minérales, instruments et appareils doptique, photo ou cinéma, produits chimiques, papiers et cartons, matières plastiques, véhicules, produits pharmaceutiques, appareils mécaniques, etc. Les ventes déquipements professionnels ont augmenté de 27,2 % en 1998 par rapport à 1997 (matériel électrique : + 57,6 %, électronique professionnelle : + 50,7 %, sur les 9 premiers mois de 1998). Selon la Coface, le risque pays en 1999, au Sénégal et en Côte-dIvoire, est faible à court terme. Il est plus élevé à moyen terme, sauf en cas de financements internationaux ou de lAFD (agence française de développement). |
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| Loffre | |||||||||||||||||||||||||||||
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Le Sénégal vend en France : poissons, crustacés, mollusques et leurs préparations (41,8 % du total des exportations, en hausse de 17,7 %), graisses, huiles animales ou végétales ( 17,6 % du total, en hausse de 12 %), etc.
La Côte-dIvoire vend en France : fruits, cacao, café, épices, préparations de viandes, poissons, crustacés et mollusques, etc. Sources : Maison de lAfrique, Marchés tropicaux et méditerranéens, données dOlivier Merel. |
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