Marc Vincent
Mebotech
Il a monté un salon
sur un plateau


Du 17 au 20 avril, le grand hall du parc des expositions de Tours a accueilli la première édition du salon régional Mébotech. Initié et organisé par Marc Vincent, responsable de l'agence de communication Conjugaison, ce salon a bénéficié du partenariat de la CCI de Touraine, de la Chambre de métiers, de la Chambre d'industrie hôtellière, des syndicats professionnels et de la Nouvelle République. Y ont été conviés tous les professionnels des métiers de bouche, de la restauration, de l'hôtellerie, des cafés, des discothèques et de la gastronomie. En Touraine, 3 500 entreprises et artisans sont concernés.
"Tous ces métiers fonctionnent bien en réseau. Il m'a semblé évident qu'une région à tradition touristique comme la Touraine se devait de leur donner l'occasion de se rencontrer et de découvrir de nouveaux savoir-faire", explique Marc Vincent.
Une soixantaine d'exposants venus de toute la France ont présenté leurs produits en matière d'équipement (agencement de cuisines, décoration, matériel de cuisson, de pesage, vaisselle...), d'agro-alimentaire et de gastronomie (produits régionaux, produits surgelés, vins et spiritueux...) et de services (assurances, banques, emballage, hygiène...). Des démonstrations, animées par les exposants sous forme d'ateliers, ont ponctué les quatre journées.
Contact : 02 47 920 808 - E.mail : salon.mebotech@wanadoo.fr A.-C.B

 
Jean-Claude Lagoutte
Imprimerie
Il imprime
sur Equatop!


"J'ai toujours été dans le métier. J'ai même vécu le passage de la lettre de plomb à la PAO". Autant dire que l'ouverture d'une imprimerie sur le parc d'activités d'Equatop n'est pas un tournant professionnel à 180°. Jean-Claude Lagoutte, compograveur, avait créé, il y a 22 ans, les établissements du même nom qui, avant leur déménagement à Saint-Cyr-sur-Loire, siégeaient rue d'Alsace, à Tours. L'ancien de chez Mame le dit sans ambages : la création de Lagoutte Imprimeur est motivée par la survie des emplois des Etablissements Lagoutte : "Du fait de la baisse de leur prix, la PAO et autres scanners de table sont devenus accessibles à beaucoup de mes clients traditionnels, leur épargnant ainsi un intermédiaire. Mes parts de marché ont diminué, m'obligeant à licencier trois personnes", explique-t-il avec amertume. Pour l'heure, il a rebondi en investissant dans une machine offset quatre couleurs, format 52x72, "neuve" précise-t-il. "Avec une double prestation de compogravure et d'imprimerie, j'offre au client un service complet. Il suffit qu'il vienne nous voir une seule fois avec son fichier et nous nous occupons du reste !" Contact : 02 47 85 15 15
 
Francis Quillon
Cyclisme
Il allège les cadres

Connaissez-vous Cyfac ? Si vous répondez par l'affirmative, vous êtes un vrai passionné de vélo ou vous courez dans une formation professionnelle du Tour de France. Car, à moins d'être snob et très riche, il faut être capable d'apprécier à sa juste valeur un cadre de bicyclette, qui coûte en moyenne 20 000 F pièce (3 049 E) quand il passe par les ateliers de Cyfac, à Hommes. En titane, en acier ou en aluminium, les 2 500 cadres qui y sont assemblés, polis et personnalisés chaque année, par les soins de 19 personnes, sont usinés selon des cotes établies à partir de la morphologie de leurs futurs propriétaires. L'un d'entre eux, Alain Prost, aura bientôt le privilège de posséder le cadre le plus léger existant sur le marché : pulvérisé le record des 1 100 g avec lesquels Janie Longo est devenue championne de France en 1998 ! Avec 900 g, le poids de ce nouveau cadre d'aluminium représente exactement la moitié de ce que pesait le nec plus ultra des années 70, en acier. "En un an, l'aluminium a fait un bond technologique. A tel point que nous avons dû suivre une formation", explique Francis Quillon. Avec 35 ans de métier et une carrière de cycliste amateur de haute compétion derrière lui, il sait comment est fait un vélo de course. "L'an passé, l'aluminium représentait 5 % de notre production ; cette année 90 % !", s'étonne encore celui qui préside aux destinées de Cyfac depuis 1982. Alors, hors course l'acier et le titane ? "On trouvera toujours des inconditionnels pour ces deux matières. Et puis, qui sait quels progrès on va encore faire ? " Contact : 02 47 24 94 29