| La jungle des aides mérite qu'on s'y aventure. |
| Recruter pour décoller |
|
Certaines aides à l'embauche offrent à l'entreprise l'occasion d'y puiser des ressources nouvelles, grâce aux formations proposées et à la possibilité de recruter des collaborateurs de haut niveau.
Les chefs d'entreprise l'assurent : ce ne sont pas les aides qui les décident à créer des emplois, mais les marchés décrochés et les besoins qui en découlent. Alors seulement, la panoplie des aides proposées par divers organismes retient leur attention. D'autant que certaines constituent un tremplin et même souvent une solution par l'accueil de jeunes diplômés ou par les formations sur-mesure qui accompagnent l'embauche, calquées sur les besoins de l'entreprise. Tour d'horizon.
|
|
L'objectif : permettre aux PME de mener à bien leurs projets de développement en leur donnant les moyens de renforcer leur équipe d'encadrement. Les entreprises bénéficiaires doivent appartenir au secteur industriel, être financièrement saines, exercer leur activité depuis au moins trois ans. Cette aide doit encourager la création d'une nouvelle fonction dans l'entreprise avec un contrat de travail à durée indéterminée. Différentes fonctions peuvent être prises en compte : le secteur commercial, la production, l'environnement, la qualité, la gestion et l'administration ainsi que le stylisme dans les entreprises de confection. Le recrutement concerne des cadres possédant un niveau de formation Bac + 4 au minimum.
La subvention, qui peut atteindre 50 % du montant du coût salarial de la première année d'embauche définitive, est plafonnée à 150 000 F. Contact : 02 47 47 20 49 |
| Technicien supérieur : Cortechs |
|
C'est pour développer l'innovation et la technologie dans l'entreprise qu'ont été créées les conventions de recherche pour techniciens supérieurs. Etablie sur quatorze journées et d'une durée d'un an, la formation est organisée par la Chambre régionale de com-merce et d'industrie du Centre. Elle vise différents objectifs : l'insertion du jeune technicien dans un projet industriel, la conduite d'un projet innovant, l'acqui-sition d'un savoir-faire. La convention Cortechs associe une "équipe mixte" de quatre partenaires : un technicien supérieur, possédant un DUT ou un BTS, une entreprise de moins de 500 personnes, décidée à embaucher ce technicien sur un contrat à durée déterminée ou indéterminée, un centre de compétences qui assure un soutien technique au projet et un conseiller technologique qui assure le suivi et la coordination de cette collaboration. L'entreprise percevra une subvention forfaitaire versée par la CRCI pour le compte du Secrétariat d'Etat à la recherche et le Conseil régional, couvrant environ la moitié du coût salarial du technicien, charges sociales comprises, sur une durée d'un an. Sur quatre ans, le bilan est positif avec des projets aboutis dans 90 % des cas et un maintien du technicien dans l'entreprise dans 80 % des cas. Contact : 02 47 47 20 49 Technicien : programme Ardan Les entreprises de moins de 100 salariés, industrielles, artisanales, commerciales ou agricoles, grâce au programme régional Ardan, peuvent recruter un demandeur d'emploi ayant au mini-mum un niveau de technicien et ne prendre en charge que 45 % de sa rémunération pendant les six premiers mois de sa mission. Contact : 02 47 47 20 58 |
|
Bras droit : gestion, communication, management
Trouver un bras droit, polyvalent, c'est aujourd'hui possible grâce à la formation que propose la Chambre de métiers d'Indre-et-Loire à des entreprises tourangelles de toute taille et de tout secteur. "Assistant Gestion Communication Manage-ment" : cette formation s'adresse à des jeunes de ni-veau Bac + 2 minimum. Elle est menée dans le cadre d'un contrat de qualification d'une durée de 19 mois. Le rythme d'alternance est de trois jours par semaine en entreprise et de deux jours en centre de formation. Le programme prévoit des cours de bureautique, de comptabilité, de gestion, de droit, d'anglais, de communi-cation, de ressources hu-maines, de comportement commercial... Exonération de charges et prime à l'embauche sont incitatives. Contact : 02 47 25 24 36 |
|
Collaborateur d'artisan : un brevet
Spécial Lochois : la Chambre de métiers propose aux conjoints et collaborateurs de chefs d'entre-prise du Lochois une formation continue menant à un Brevet de collaborateur du chef d'entreprise artisanale. T#rois jours par mois, les stagiaires suivent des cours de même nature que la formation Assistant Gestion Communication Management. Ils peuvent passer un diplôme d'Etat, équivalent au bac, validant les compétences acquises. Contact : 02 47 25 24 29 |
|
Nouveau : contrat de développement de l'emploi
Le Conseil régional du Centre a récemment approuvé une nouvelle mesure d'aide à l'embauche : le contrat de développement de l'emploi. Sont concernées : les PME-PMI, les entreprises commerciales et artisanales. Il s'agit d'apporter un soutien direct à l'entreprise, comprenant une aide de 20 000 F pour chaque emploi créé. Cette aide sera versée aux entreprises qui recrutent un salarié, quel que soit son âge, au moyen d'un contrat à durée indéterminée, à temps plein et quels que soient l'activité et le type d'entreprise (artisanale, agricole, commerciale, industrielle, de services). Le recrutement doit correspondre à une em-bauche réelle, sans rapport avec le licenciement ou le remplacement d'un salarié. Il est à noter que le CDE est limité à trois recrutements par entreprise, par période de trois ans. Cette nouvelle mesure contribuera également à accompagner les petites entreprises qui créeront des emplois dans le cadre de la réduction du temps de travail à l'horizon 2000 - 2002. Contact : 02 38 70 32 56 Mieux connues, d'autres aides constituent les fondements de l'insertion des jeunes dans l'entreprise : les contrats d'adaptation, de qualification et d'apprentissage, auxquels sont liées des exonérations de charges so-ciales. Quant au contrat initiative emploi, il concerne les chômeurs de longue durée. Il peut être assorti d'aide à la formation et bénéficie de l'exonération des charges sociales patronales. Philippe MARTINET |
| Le contrat ARC donne dans le mille Antoinette Roze gère la sarl familiale spécialisée dans la fabrication de soieries. Elle emploie une vingtaine de personnes : "Il est bon que l'on propose aux petites entreprises des contrats du type "aide au recrutement des cadres". Le patron, explique-t-elle, quand il est tout seul avec son personnel d'exécution, ne peut pas déléguer ; il est obligé de tout faire, de penser à tout. Il finit par étouffer. J'avais un projet pour l'entreprise, mais il me fallait un cadre pour le mettre en route. C'est chose faite depuis le 1er novembre 1998. Eric Julien a été engagé. Cet ingénieur de trente-trois ans est chargé de la création d'une nouvelle activité de l'entreprise : la teinture. Un challenge supplémentaire pour la société Roze et la perspective de six mois sans surcharge financière excessive de trésorerie : "Nous avons monté un dossier clair avec l'appui de l'ANPE. L'aide à l'embauche, dans mon cas, est particulièrement intéressante, puisque la subvention qui m'est accordée couvre la moitié du salaire et des charges". Et après ? "Quand on a quelqu'un de cette pointure, on le garde. Sa présence doit permettre de développer l'entreprise et de la structurer". Il est certain que sans le contrat ARC, Antoinette Roze ne se serait peut-être pas décidée à sauter le pas : "La marche est haute. L'embauche d'un cadre, en temps habituel, c'est une grosse augmentation de la masse salariale. On est toujours au fil du rasoir. Mais aujourd'hui, le cadre est là. "Dans l'avance de notre projet, cela stimule d'être plusieurs à le peaufiner. La créativité n'en est que meilleure". |
| Franchise Quick Le contrat de qualification est un moyen intéressant d'intégrer quelqu'un en douceur sur le plan financier". Hélène Desassis, directrice administrative de deux sarl "Franchise Quick" sur Tours, est satisfaite. Deux jours en formation à la Chambre de métiers, trois jours en entreprise, Elfried Plisson, 24 ans, apprend en théorie et en pratique le métier d'assistante de gestion qui lui sera vraisemblablement confié au bout de deux ans en CDD. "J'avais déjà eu recours à des contrats de qualification sur d'autres postes. Cette fois, j'avais besoin de quelqu'un qui puisse, à moyen terme, me seconder. J'occupe en effet un poste où j'ai la responsabilité de toute la comptabilité, de la gestion sociale. Former une personne dans ce domaine me permettra de déléguer." |
ESCEM- Société Générale |
| Un partenariat efficace "Ensemble, co-produisons les compétences dont vous aurez besoin demain". C'est le message lancé par l'Ecole Supérieure de Commerce et de Management de Tours aux entreprises. Autrement dit, la proposition d'un vrai partenariat à trois, jeune-école-entreprise, pour des contrats en alternance qui permettent à l'étudiant d'obtenir en même temps qu'un diplôme, une qualification professionnelle. Michel Guillouf, directeur du groupe de Tours Val de Loire de la Société Générale a saisi la balle au bond et a proposé que quinze jeunes viennent, dans cette optique, travailler dans des agences pour une période de 18 mois d'apprentissage : 45 semaines en école, et autant en entreprise. Sept d'entre eux, de niveau supérieur, seront formés comme responsables d'agence, les autres, de niveau BTS, le seront comme conseillers de clientèle. "Pour la Société Générale, explique M. Guillouf, c'est un laboratoire-test : nous sommes le seul groupe d'agences en France à mener ce type d'expérience". A l'usage, un bilan extrêmement positif : "Nous avons une très bonne entente avec l'ESCEM qui nous envoie des jeunes très motivés. Nos équipes ont réagi très positivement à cette formule". |