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Le bâtiment n'est plus au pied du mur.
Le bâtiment construit son avenir |
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A l'aube de l'an 2000, les perspectives sont encourageantes pour le marché du bâtiment en général et de la maison individuelle en particulier.
Version des plus optimistes pour 1999 : "Le bâtiment, avec une activité en hausse de 2,9 % devrait afficher un taux de croissance supérieur à celui de l'industrie et du PIB" explique Alain Sionneau, président de la Fédération Française du Bâtiment. Pour la première fois depuis sept ans, en 1998 l'activité du bâtiment a cessé de se dégrader. "La croissance a été tirée par le haut grâce au secteur de l'ancien et notamment celui de l'entretien. Le secteur du neuf, quant à lui, a vu la mise en chantier de nombreux logements individuels contrairement aux logements collectifs. Hors logement, la croissance a été dynamisée par les travaux dans la construction neuve du secteur privé : locaux industriels, commerciaux, bâtiments agricoles..." commentent Jacques Pinon, président de la Fédération départementale du BTP Indre-et-Loire et son secrétaire général Christophe Rousseau. Côté secteur public, les huit premiers mois de l'année ont été favorables. Cet enthousiasme a été suivi d'une inquiétude due à la "raréfaction des projets en fin d'année", selon la cellule économique régionale de la région Centre. |
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| L'année de tous les espoirs ! | |||
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"Nous pouvons être très optimiste pour 1999 car nous allons retrouver pendant cinq ans des capacités de financement", explique Jacques Pinon. "La profession a signé en 1998, avec l'Union économique et sociale pour le logement, une convention quinquennale qui devrait sauver le dispositif 1 % logement. Le prêt à taux zéro serait réalimenté par le budget de l'état et non plus par les fonds du 1 % logement. "Il faut savoir que ce dispositif fait travailler par an 12 000 salariés et génère de 25 à 30 milliards de francs en constructions". La teneur de la loi de finances 1999 est fa-vorable. D'autre part, la consolidation des aides à la pierre, les incitations fiscales en faveur de l'entretien, la réduction de la TVA sur les terrains à bâtir, la réforme de la taxe professionnelle devraient conforter la tendance. "Cette relance ne doit pas nous faire oublier quelques points d'ombre, relativise le président. Si, en 1998, le volume de marchés a augmenté, le niveau des prix n'a pas suivi la même progression. De nombreuses entreprises de bâtiment sont encore fragilisées par des prix trop bas et des marges trop serrées". Le dispositif d'amortissement Périssol va cesser de s'appliquer au premier septembre 1999. Les loyers seront donc encadrés, pas forcément fixés dans les prix du marché. Autre souci pour la profession : le nouveau régime de la micro-entreprise (non assujettie à la TVA en deçà de 500 000 francs de CA), pourrait faire émerger une constel-lation de micro-structures, susceptibles de fausser le jeu de la concurrence avec les entreprises artisanales et de favoriser le développement d'un travail au noir. Du côté des hommes : en 1997, on a recensé 2 758 entreprises de bâtiment dans le département dont 1 094 sans salariés. En 1998, elles étaient 2 734 dont 1 046 sans salariés. Ce qui représente 9 310 salariés en 1997 et 9 781 en 1998. L'emploi s'est donc maintenu. Ces chiffres font abstraction du développement de l'intérim sur cette période. Bonne nouvelle pour 1999 : le bâtiment devrait créer plusieurs milliers d'emplois en France, au titre de la croissance prévue de l'activité. |
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gagne du terrain |
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Le grand gagnant du marché reste le constructeur de maison individuelle. "En 1994, ce sont 850 maisons qui ont été construites en Touraine, 1 547 en 1997 et 14 % de plus en 1998 !" explique Pierre Aussant, délégué régional permanent de l'Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI). "50 % des entreprises réalisent entre trente et cinquante maisons par an" confirme Jean-Pierre Barraco, président départemental de l'organisation. Seuls quelques cons-tructeurs se démarquent en évoluant sur un créneau spécifique. Tel est le cas de l'entreprise Barraco (qui emploie six personnes), créée en 1974 : elle ne réalise que de douze à quinze maisons par an seulement, pour un chiffre d'affaires de 11 MF. Sa spécialité : des produits haut de gamme, demeures de caractère qui s'inscrivent dans la lignée des propriétés tourangelles, avec le charme de l'ancien et le confort d'aujour-d'hui. Avec le "plus" technique de l'entreprise : le "Monomur bioclimatique en terre cuite pour faire respirer naturellement les murs". Plus récente, créée en 1989, l'entreprise Pierre et Terre (douze personnes) réali-se près de cent cinquante maisons par an. Rendez-vous dans son pavillon d'exposition avenue Maginot à Tours. "Le marché de la maison individuelle est en hausse, c'est indéniable ! Initié il y a trois ans, le mouvement a plutôt tendance à s'amplifier. Le chiffre d'affaires de Pierre et Terre a augmenté de 50 % en trois ans" explique Pierre Dourthe, Pdg de l'entreprise et président régional de l'UNCMI. |
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| "Déjà penser à demain"... | |||
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Il faut modérer l'enthousiasme ambiant et déjà penser à demain : la France en général et le département en particulier rencontrent plusieurs problèmes : la réserve foncière s'amenuise sérieusement. Il faut la reconstituer. Certaines communes prévoient, dans le cadre du plan d'occupation des sols, des zones pavillonnaires, mais pas toutes. "C'est pourquoi je crois que l'avenir de notre profession passe par le développement d'un nouveau concept : la maison de ville, plus intégrée à l'environnement et qui mobilise moins d'espace" commente le président, Pierre Dourthe. "Nous avons aussi, en tant que société de services, un handicap concernant la sous-traitance. On peut commencer à craindre une certaine pénurie de main-d'¦uvre, notamment chez les maçons, les plâtriers. Comment assurer la transmission de ces savoir-faire et les valoriser pour attirer les jeunes" ? "Avec, au planning, 94 maisons en 1999, la maison Ericlor, quant à elle, enregistre 40 % de progression en un an" affirme Eric Gauthier. Pour accompagner le dynamisme du marché, l'entreprise a opté pour "une communication radicalement différente. Affiches, présence sur les foires et salons, soirées... Souvenez-vous des nains de jardins !" L'alchimie fonctionne. Preuve en est : "Ericlor effectue un CA de 5 MF en 1989, de 11 MF en 1992 et un CA prévisionnel de 30 MF pour 1999 !" Et les exemples se multiplient : La Construction Idéale Demeure (CID, neuf personnes) passe "de soixante-et-un chantiers réalisés en 1998 à quatre-vingt-cinq pour 1999" indique Clau-dy Garot, le Pdg. "Si la demande est à la hausse, l'offre tend de plus en plus vers un produit et une démarche qualité" ajoute-t-il. Les entreprises, de plus en plus structurées, travaillent dans un cadre juridique rigoureux : la loi du 19 décembre 1990 (ap-plicable depuis le 1er décembre 1991) a réglementé la construction de la maison individuelle en organisant une protection renforcée de l'acquéreur. Elle impose aux professionnels un contrat de construction (CCMI). D'autre part, à l'initiative de l'UNCMI, du Centre scientifique et technique du bâtiment et de l'organisme certificateur Qualitel, les "MI" sont en cours d'obtention de la norme NF. Courant 1999, les maisons devraient rejoindre le lot des produits estampillés "Norme Française". Laurence FREMAUX Contact : FFB : 02 47 42 84 00 UNCMI : 02 47 64 49 42 |
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