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Le TGV Aquitaine sera réalisé,
les projets de nouvelles gares sont mis entre parenthèses. |
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La consultation sur les études préliminaires a permis aux élus et aux socio-professionnels de donner un avis avant de passer à l'avant-projet sommaire. Le moment est venu de conjuguer aménagement du territoire et développement économique.
C'est fait : la phase de consultation sur le fuseau de un kilomètre, menée par le Préfet et la mission TGV s'est bien achevée le 31 décembre dernier. On avance... Pas forcément à très grande vitesse, mais la création d'une ligne nouvelle prolongeant le TGV Atlantique vers le sud de l'Europe est entrée dans une phase déterminante.
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Gain de temps
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| La nouvelle étape concerne le cahier des charges. Priorité est donnée à la réalisation de la ligne à grande vitesse Tours - Bordeaux (350 km/h). Les voyageurs partis de Tours gagneront de 3 à 5 minutes entre Tours et Poitiers et 39 minutes entre Tours et Bordeaux. Un "cadeau" appréciable qui devrait peser dans la prévision envisagée : la ligne nouvelle entraînerait une augmentation de fréquentation de près de 40 % sur cet axe. | |
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Plus court, moins cher |
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| Maîtriser les coûts au maximum en adoptant l'itinéraire le plus direct possible est un autre impératif. Dans cette perspective, plusieurs fuseaux sont à l'étude. Il s'agit, pour l'instant, de faire un choix sur une bande de 25 kilomètres de large pour déterminer, parmi de nombreuses variantes, un fuseau d'un kilomètre, qui sera ensuite réduit à une bande de 500 mètres, constituant l'avant-projet sommaire. Il faudra du temps pour déterminer le tracé idéal, l'emprise définitive occupant une largeur de 30 à 70 mètres. L'enquête publique pourrait voir le jour, dans le meilleur des cas, en 2001. C'est qu'il est indispensable qu'une large consultation permette à tous les acteurs du territoire de s'exprimer. Si le tracé est l'objet d'une attention méticuleuse, c'est pour éviter les zones sensibles et respecter les écosystèmes. Dans les différents itinéraires en présence, interviennent les notions de milieu humain, d'activités, de milieu naturel, de patrimoine culturel et loisir, de paysage, d'agriculture et de sylviculture, de ressources en eau, de géologie et géotechnique. C'est ce qu'on nomme la recherche du moindre impact. Pour le tronçon Tours-Poitiers, par exemple, il existe actuellement six variantes d'itinéraires parmi lesquelles il faudra déterminer la plus favorable à l'insertion du TGV. En région Centre, seul le département d'Indre-et-Loire est concerné avec 53 communes situées dans l'aire d'étude, dont 36 figurent sur les fuseaux du tracé. Il convient d'y ajouter Tours et Saint-Pierre-des-Corps pour les gares.La "note" globale sera salée : au total, un investissement de 18 milliards de francs, que n'arriveront pas à compenser les 14 ou 15 milliards de gains engendrés par cette opération dont bénéficiera la collectivité nationale (gain de temps, de clientèle, réduction des nuisances, etc.). Ce calcul a été fait sur 20 ans. | |
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Les phases du projet : |
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L'enjeu : un couloir nord-sud |
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L'effet TGV profite aux villes desservies, mais également à tous les territoires et régions traversées. L'enjeu majeur est en effet l'ouverture d'un véritable couloir d'échanges entre le nord et le sud de l'Europe. Pour la Touraine et la région Centre, ce sera l'occasion de conforter le rôle de Tours comme nœud d'échanges nord-sud et est-ouest sur l'axe ligérien. Le développement économique devrait en être stimulé, tout particulièrement dans des secteurs comme le tourisme et le tertiaire supérieur. Aux partenaires concernés de définir les mesures devant accompagner le projet et de faire émerger des idées neuves pour accompagner les retombées de cette nouvelle ligne.
En Touraine, des réunions ont amené les élus et les populations concernés à débattre très librement et complètement des effets du passage du TGV Aquitaine dans leur commune. Les avis recueillis serviront à éclairer le gouvernement dans ses décisions finales. Même si le terminus est encore loin (2010-2020), le projet est désormais sur la voie. Philippe MARTINET |
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Tours
- Le bon retour
sur investissement du Vinci
Un centre de congrès génère des retombées économiques et sociales qui dépassent largement celles de l'activité de sa propre structure et de ses fournisseurs. Les congressistes sont en effet consommateurs d'hébergement, de restauration, de souvenirs, de visites de sites, de transports... autant de flux financiers, également exprimables en emplois, qui n'existeraient pas sans la présence de cet équipement d'accueil.
Centres-villes
- Le retour
Toute ouverture de nouvelle boutique constitue un signe visible de l'orientation que prend un centre-ville. Les transactions et les changements de mains se sont multipliés cette année à Tours et, depuis la rentrée de septembre, le mouvement ne s'est guère ralenti. Dans une moindre mesure, ces signes s'observent aussi à Amboise et à Chinon.
Saché
- L'auberge est
L'auberge du XIIème siècle a rouvert ses portes en juillet dernier. En grand. "L'auberge est une maison de cœur pour les Tourangeaux, c'est un patrimoine commun que nous voulons faire revivre", annonce Thierry Gimenez, qui passait devant chaque matin, étant petit. L'enfant du pays a été accueilli avec chaleur par les habitants de Saché, très heureux que le lieu poursuive sa destinée de restaurant et ne devienne pas une maison d'habitation comme ils l'avaient craint. Pour redorer le blason de l'auberge - sa table a connu un macaron au guide Michelin, avec Jean-Louis Niqueux aux commandes - Thierry Gimenez n'est pas seul. Outre son épouse, il partage l'aventure et les cuisines avec son associé et ami Xavier Aubrun, qui tenait avec lui le restaurant le Lys, rue Blaise-Pascal à Tours. "Nous voulons conserver le même état d'esprit : une cuisine de saveurs à partir de produits locaux", explique-t-il, bien décidé "à redonner à la maison les lettres de noblesse qu'elle mérite". |