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Le cinéma trouve en Touraine
inspiration, décor et logistique. |
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7ème art : la Touraine est au 7ème ciel. Elle s'équipe sans complexe des plus grands complexes et séduit les réalisateurs...
Depuis "La Belle et la Bête" de Jean Cocteau, un film tourné en 1946 au moulin de Touvoie, à Rochecorbon, et dont Jean Marais incarna le héros, la Touraine a parcouru des kilomètres de pellicules et attiré un certain nombre de célèbres "bobines", de Pialat pour "Van Gogh" à Polanski pour "Tess" (tournés à Richelieu)... Et voici que le film d'Erick Zonca, soutenu par la Région Centre, "La Vie rêvée des anges", vient d'être sélectionné pour représenter la France aux Oscars (1 048 000 entrées nationales et 17 559 dans le département au 20 octobre). Il n'y a pas de doute : la Touraine est séduisante... et productive. Une demi-douzaine de films par an y sont tournés avec l'aide de l'Atelier de Production Centre Val de Loire*, installé à Château-Renault. "Depuis sept ans, ce chiffre est en constante évolution, annonce Jean-Raymond Garcia, le directeur de l'atelier. Les courts métrages sélectionnés sont pré-achetés par la télévision et destinés à être diffusés principalement sur France 2, France 3 ou Canal+. Ils sont également présentés dans de nombreux festivals en France (dont Images en Région qui s'est déroulé à Vendôme du 4 au 9 décembre) et à l'étranger. L'expérience montre qu'un grand nombre d'entre eux sont primés". |
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Erick Zonca, réalisateur de la "Vie rêvée des Anges" |
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200 000 F
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Comment expliquer le succès du département auprès des producteurs et des réalisateurs ? Outre son charme légendaire et sa facilité d'accès, la Touraine possède de nombreux atouts. Côté financement : elle fait partie des dix départements français à bénéficier d'un soutien à la production et à la diffusion (respectivement 2 MF de la Région et 240 000 F du Conseil Général par an). Côté pratique, on essaye d'y faciliter le travail des équipes de tournage. L'APCVL est notamment équipé d'un système d'information géographique "Cinéma", vaste banque de données informatiques qui comprend toutes les ressources nécessaires au travail. Seulement quatre régions françaises en sont dotées. D'autre part, l'Atelier envoie à tous les producteurs un catalogue thématique sur les décors repérés dans la région, des hôpitaux aux friches industrielles, "des sites de tournage inédits et accessibles".
A ajouter à la liste des attraits de la star : la création en 1996 de Last Kitchen Hero, l'unique cantine de cinéma de la région Centre, basée à Château-Renault. "Nous nous déplaçons sur les lieux de tournage, dans un camion aménagé en cuisine professionnelle" expliquent Jérôme et Valérie Ellies, les entrepreneurs, qui ont déjà un joli palmarès national à leur actif. En Touraine, Last Kitchen Hero a collaboré à "La Vie rêvée des Anges", "Le Bleu des villes" et à de nombreux courts-métrages. "Les retombées économiques des tournages sur l'emploi et le commerce local sont indéniables" explique Jocelyn Thermeau, le repéreur de décors de l'APCVL. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : "Le Bleu des villes" de Stéphane Brizé, tourné en mars 1997 à Tours, Saint-Cyr-sur-Loire et Joué-lès-Tours, a généré des retombées estimées à 1,4MF. "Une seule journée de tournage pour "le Zonca", c'est 200 000 F". Quant au "Balzac" produit par TF1, réalisé par Josée Dayan et interprété par Gérard Depardieu, Jeanne Moreau, Fanny Ardant, entre autres stars, ses retombées pour la Touraine ne sont pas encore analysées. Une partie du tournage a été réalisé à Tours et Saché en octobre durant six jours. L'assistante de production, Edith Colnel, assurait alors privilégier les fournisseurs locaux. |
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| Le Ciné A a ouvert ses portes à Amboise. "La grande salle est équipée d'un écran géant courbe de 13 m x 4, 70 m et d'un dispositif sonore Dolby Digital", expliquent les exploitants Joëlle Hanot et Jean-Claude Desandre, qui comptent programmer quatre à six films nouveaux par semaine en sortie nationale et une programmation d'art et d'essai en liaison avec l'APCVL. "Nous espérons enregistrer de 50 à 60 000 entrées par an et amortir nos investissements (7,5 MF) en 7 ou 8 ans". | |
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20 nouvelles salles en 2 ans |
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Travelling avant sur le parc d'équipement cinématographique du département : les trois complexes de la ville de Tours : Pathé, Studio, Rex, représentent seize salles. Depuis que le Circuit Georges Raymond (CGR) a inauguré l'arrivée du multiplexe sur la zone des Deux-Lions, la ville peut s'enorgueillir de posséder un parc de vingt-huit salles et le département de quarante-quatre salles, soit 7 660 fauteuils. Entre le Pathé, rue Blaise Pascal, et le multiplexe des Deux-Lions, ce sont vingt nouvelles salles qui se sont créées à Tours en deux ans. Une évolution sans équivalent dans la région Centre.
65 MF d'investissement : le nouveau-né, installé sur le quartier des Deux-Lions, est le plus grand complexe cinématographique de la région Centre. Il comporte douze salles et 2 000 places ultra performantes sur le plan du confort et de la technique (son numérique, comme au Pathé). Tours rejoint donc le peloton des sept villes équipées de ces cinémas géants, dont Bordeaux et Montpellier. "L'arrivée de ce complexe devrait permettre de doubler le nombre des entrées et va immanquablement réguler le marché du cinéma à Tours" précise Jean-Gabriel Planchard, qui remplace Roberto Rui à la tête des CGR de Tours. Un parking de 600 places, chaque film diffusé quatre à cinq fois par jour, une salle équipée d'un écran de plus de vingt mètres de large... et, comme par enchantement, les candidats à l'installation sur le quartier se bousculent aujourd'hui : restauration, loisirs, immobilier... |
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Gérard Depardieu et Josée Dayan en compagnie de Jean Delaneau, président du Conseil Général, à l'hôtel Mame.
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RENCONTRE AVEC
GÉRARD DEPARDIEU ET JEANNE MOREAU Jeu de rôles |
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"Balzac a bien fait de mourir à 50 ans. A 80, il aurait été épuisé !" lance joyeusement Gérard Depardieu au matin d'un tournage à Tours d'une scène de "Balzac" qu'il interprète d'après un scénario de Didier Decoin. "Jouer Balzac, ça me dépasse un peu. C'est plus difficile que Monte Christo. Mais ça me plaît : Balzac a beaucoup souffert, il se raccroche à sa mère, aux femmes... Je me sens tout petit derrière ce personnage, ce verbe. En fait, je ne sais pas ce que je donne. J'ai quelques similitudes avec lui : je suis une bête de travail ! Je ne compte pas. Est-ce que je joue la vérité ? J'essaie seulement d'être avec les acteurs dans le sens de la scène. Je suis le contraire de l'historien. Je vis l'histoire. Je fais mon métier !"
A quoi s'attendre ? "Attention, on n'est pas ici dans Lagarde et Michard" prévient sans détour Josée Dayan, la réalisatrice du téléfilm, "mais dans une vie de Balzac tour à tour drôle, pathétique. Dans ce film, la vie importe plus que la justesse". Jeanne Moreau, mère de Balzac à l'écran, avoue alors avoir accepté le rôle sans lire le scénario : "Je n'ai pas cherché à savoir qui était la mère. J'ai été fascinée par la personnalité de Josée et celle de Gérard. Mais Balzac a en effet une dimension monstrueuse, il est possédé par l'écriture jusqu'à l'anormalité... Et sa mère entretient avec lui une relation passionnelle, agressive, destructrice, basée sur l'argent". Quand on sait que l'écrivain venait en Touraine pour fuir ses créanciers... Zoom amusé des stars sur Jean-Pierre Guérin, le producteur, qui préfère de beaucoup tourner en province, où "tout est plus facile", plutôt qu'à Paris. Il annonçe pour ce film un budget de 60 MF dont bénéficiera forcément la Touraine avec les six jours du tournage à Saché et à l'hôtel Mame à Tours. "Par son délabrement", note malicieusement Gérard Depardieu, ce néanmoins bel hôtel, meublé pour l'occasion, ressemble, paraît-il, à la dernière demeure de Balzac à Paris, rue Fortuné.
O.M
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Un César pour la
fréquentation |
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Coté fréquentation, le département se porte très bien. En pôle position dans la région Centre, la Touraine semble plus cinéphile que ses voisins. Il y en a pour tous les goûts : de la cinémathèque de Tours (récemment installée aux Studios) à la formule ciné-loisirs des grands complexes. Tours notamment, décroche un César : les salles de la ville ont enregistré en 1997, 1 257 000 entrées, alors que le nouveau multiplexe n'était pas encore ouvert. "Ce frémissement, ce bouillonnement cinématographique, explique Jean Breillat, chargé de la communication de la Ville de Tours, génère des initiatives qui ne manquent pas de dynamiser et d'alimenter la vie économique régionale". Claude Lelouch est ainsi venu le 12 novembre présenter en avant-première nationale son film "Hasards et coïncidences" et Bertrand Tavernier a rendez-vous en janvier 1999 au Pathé avec les Tourangeaux, auxquels il présentera cinq films. On parle aussi d'un festival Renaissance qui devrait voir le jour à l'horizon 2000 à Loches, où Marc Nagot dirige les deux salles de cinéma. Action.
Laurence FREMAUX * L'APCVL, basé à Château-Renault, encourage la production, le développement et la diffusion de films, sélectionne les courts métrages, organise l'accueil des tournages, propose des animations en milieu scolaire et dans les quartiers et soutient les jeunes talents du cinéma. Il bénéficie du soutien du Département et de la Région en tant qu'acteur de la promotion de la Touraine. (Retour) |
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| Jean Germain en compagnie de Claude Lelouch. | |
Bientôt sur les écrans :
ils ont, pour tout ou partie, été tournés en Touraine :
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Robert Pouzioux, maire de Saint-Avertin, et Denis Ventre, directeur régional de France Télécom, ont mis la visio-conférence à portée des entreprises.
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Tours
La ville en fête
L'Union des commerçants et des artisans de Tours, que préside Jean-Pierre Lesot, a lancé son programme de Noël en centre ville. Un kit de décoration des magasins est proposé aux adhérents : deux sapins avec racines, un tapis rouge, deux éléments de vitrophanie, le tout emballé dans une campagne de communication comprenant affiches sur les bus durant deux semaines et dans les magasins participants, encarts publicitaires, etc. Un message : "Les magasins du centre-ville sont ouverts les dimanches 13 et 20 décembre". Qu'on se le dise !
Rochecorbon
Bernard Plat, P.-DG de la société Etiqroll spécialisée dans l'impression d'étiquettes adhésives (CA 40 MF, effectif : 75 personnes), vient de recevoir l'une des trois distinctions - la seule en France - décernées par Waterless Printing Association dont le siège est à Chicago. Un UV Waterless Award honore ainsi le créateur d'Etiqroll : il a en effet été un pionnier dans l'impression "Waterless avec encre à séchage aux U.V". Il a également contribué, en collaboration avec la société Grognard International spécialisée dans les arts graphiques, à l'essor des plaques offset sans eau, une technique inventée par le Japonais Toray. Christian Padra, directeur général et membre de l'association qui rassemble les différents fabriquants d'encres, de plaques, de papier et même de machines autour de ce procédé, est venu lui remettre cette récompense à Rochecorbon, le 24 novembre dernier.
Après un Oscar de l'emballage, trois prix pour ses étiquettes, Bernard Plat reçoit un Award.
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Saint-Avertin
La visio-conférence pour les entreprises
Lors du salon Décideurs & Perspectives, en octobre dernier, la ville de Saint-Avertin et France Télécom ont signé une convention portant sur la mise à disposition des entreprises de la ville, au 3 bis rue de la Tuilerie, aux Granges-Galand, d'une salle de visio-conférence. L'équipement est assuré par France Télécom.
Tours
La Galerie de l'Orangerie entame une nouvelle vie. Histoire de tourner la page, elle s'appelle désormais la "Galerie du Palais". Ce changement de nom et d'image s'appuie sur la venue de Mango (sur 640 m2), un des leaders du prêt-à-porter espagnol, et de MOA, "le Monde des Affaires" (sur 800 m2), une enseigne venue de l'Est de la France. Ces deux magasins vont donner une nouvelle attractivité à la galerie. Bien entendu, tous les commerces et services toujours en activité - dont le supermarché Champion et la librairie Forum - restent en place. Huit nouvelles boutiques d'indépendants viennent même les rejoindre : magasins de chaussures, de prêt-à-porter, jouets, brasserie, etc. Cette opération s'accompagne d'un mini-lifting et d'un agrandissement de l'entrée permettant d'accéder au parking. Un nouveau portique en façade devrait prochainement signer la nouvelle identité de la galerie.
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Villaines-les-Rochers
Le sceau du PNR sur la vannerie
La première marque "Savoir-faire du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine" a été attribuée à la Coopérative de vannerie de Villaines-les-Rochers. Ce label signe la qualité d'une activité artisanale, traditionnelle et pourtant innovante, exercée dans un cadre naturel et avec le souci de faire partager savoir-faire et environnement aux visiteurs.
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