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Plus d'exposants qu'en 1996, mais moins de visiteurs : le salon doit évoluer.
Jean Racoupeau, vice-président de la CCI, président du salon |
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1998 : Un salon de transition |
Le nombre d'exposants a augmenté de 50 %. A quoi attribuez-vous le succès commercial de cette 4ème édition du Salon Décideurs & Perspectives ?
Jean Racoupeau : - Le succès de l'édition 1996, les thèmes proposés, la nouvelle implantation des stands, le nombre de manifestations variées et de haut niveau organisées durant le salon ont à l'évidence séduit les exposants qui nous ont massivement suivi sur cette quatrième édition. |
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Il semblait donc raisonnable d'espérer une augmentation de la fréquentation, ainsi qu'elle avait été régulièrement constatée depuis 1992...
J.R. - Les exposants ayant fortement adhéré au concept de ce salon et aux thèmes que nous avons voulu développer autour des enjeux de demain, nous nous attendions, comme eux, à ce que la fréquentation suive. D'autant que nous nous adressions à des chefs d'entreprise et à des commerçants directement préoccupés par ces questions d'actualité. Nous les avons largement informés par voie de presse, par des courriers et des invitations nominatives. Nous avons mis à la disposition des exposants plus de 80 000 invitations à faire parvenir à leurs clients et partenaires... Et pourtant, le nombre de visiteurs a chuté de moitié par rapport à l'édition 96. Que s'est-il passé ? J.R. - L'effet "boomerang" attendu ne s'est pas produit ainsi que nous l'avons constaté par le faible retour de ces invitations. Questionnés, les chefs d'entreprise expliquent essentiellement leur absence par le manque de temps. En fait, nous constatons que les trois premières éditions du salon ont été des manifestations de crise : de nombreux chefs d'entreprise y ont assisté par besoin de trouver des solutions. Depuis, la conjoncture économique s'est améliorée. De plus, en 1996, les nouvelles technologies de l'information et de la communication constituaient une découverte pour la plupart, sans oublier l'effet Vinci dont le bâtiment a suscité une vive curiosité. Enfin, outre une usure naturelle qu'il faut prendre en compte et les difficultés de stationnement en centre-ville, notre message a sans doute manqué de clarté. Résultat : nous avons retrouvé l'exacte fréquentation de 1994. Des exposants sont déçus. D'autres, malgré cette baisse de fréquentation, sont satisfaits. Comment analysez-vous cette disparité ? J.R. - Des raisons de place nous ont amenés à utiliser l'espace François Ier, situé en dehors du cheminement naturel. Des actions de communication ont été menées sur le salon pour diriger les visiteurs vers cet espace, qui n'a pourtant pas connu la fréquentation escomptée. Cette situation, comparable à celle d'autres exposants pourtant mieux placés, ramène à l'évidence : de même qu'on n'attend plus le chaland derrière la vitrine de son magasin ou la porte de son bureau, il est devenu nécessaire d'inventer de nouveaux moyens de communication pour réussir un salon. L'investissement important qui y est lié doit probablement être soutenu par une stratégie de marketing avant, pendant et après le salon, pour le rentabiliser à moyen terme. De nombreux exposants, pas mieux lotis que d'autres, sont en effet très satisfaits, en regard de leurs attentes, de la qualité des contacts qu'ils ont eus, exploités par un suivi spécifique à ce type d'opération. Il y a là matière à réflexion. Quels enseignements tirez-vous de cette quatrième édition ? J.R. - Malgré le niveau élevé de toutes les conférences et manifestations qui se sont déroulées durant le salon, cette baisse de fréquentation nous fait constater un décalage entre les préoccupations des chefs d'entreprise et des commerçants et les thèmes proposés, pourtant d'actualité brûlante, l'euro par exemple. Question de langage ? Nous menons actuellement une réflexion approfondie afin de poser les premières pierres de l'édition Décideurs & Perspectives de l'an 2000.
Propos recueillis par Odile Ménard
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TEMOIGNAGES
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Lu dans "La Lettre des Dirigeants commerciaux de France" |
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Rabet Sérigraphie : "Nous avons souhaité participer à ce salon car sa couverture régionale nous permettait de rencontrer nos clients et de conforter notre image. Nous avons atteint nos objectifs. Nous aurions toutefois souhaité la présence plus importante de visiteurs." |
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Athena Assurances : "Tout le monde n'a pas la chance d'être situé en face de l'entrée... J'ai rencontré une trentaine de personnes de connaissance mais aucun prospect ni quiconque intéressé par des renseignements sur l'assurance..." |
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Actiforces : "Un salon dont la situation géographique des stands a fait des heureux et des mécontents... Nous avons eu le plaisir de recevoir des clients et des prospects, certes moins nombreux qu'en 1996. Par contre, davantage de qualité vis à vis des besoins exprimés par les interlocuteurs décideurs. Des moments pour éduquer clients et prospects à notre évolution d'image... L'importance d'un salon est surtout de savoir organiser son suivi." |
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Pierre Hexagone : "Ce salon, que nous considérons plutôt comme un Forum, a été pour nous excellent au niveau des contacts. Reste à transformer les essais. Mais nous sommes très confiants. La majorité de nos contacts sont des exposants, ce qui prouve que dans ce type d'opération il ne faut pas se contenter d'attendre les visiteurs sur son propre stand. Nos actions se sont tournées vers la visite des exposants et la fréquentation assidue des cocktails... pour joindre l'utile à l'agréable". |
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Grand Prix du Jury : la société Allaire, à Sainte-Maure de Touraine |
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Cette maison de prêt-à-porter féminin (324 personnes), dirigée par M. Le Thiesse, réalise un chiffre d'affaires de 143 MF. L'export en représente 28 %. Ses clients sont établis en Europe et en Chine où les femmes apprécient l'élégance de la mode française. "Je pense que ce qui a été primé, c'est l'originalité de notre démarche. Il existe beaucoup de produits de prêt-à-porter qui viennent de Chine, alors que nous, nous réussissons à exporter dans ce pays notre prêt-à-porter "made in France", avec les difficultés que cela représente pour y parvenir". |
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Prix de la créativité-adaptabilité : la société Antoine Courtois, à Amboise |
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Dirigée par Jacques Gaudet, elle emploie 40 personnes. Elle crée et fabrique des instruments de musique en cuivre. C.A : 16 MF, dont 52 % à l'export. Pour les jazzmen du monde entier - Japon, Etats-Unis, Allemagne - Courtois, c'est "la haute couture de la musique. Un prix qui va tout particulièrement aux instruments nouveaux que nous créons, comme la trompette-évolution.". |
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Prix de la communication : Déclic - Jonglerie, à Saint-Pierre-des-Corps |
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Stéphane Delimoges dirige une équipe de six personnes. Son succès en France en matière de création et de commercialisation d'articles de jonglerie et festifs l'ont poussé à exporter ce qui représente 4 % dans ce secteur d'un CA de 9 MF. "C'est le dynamisme de toute une équipe jeune qui est récompensé. Je crois aussi que nous savons mobiliser des techniques comme Internet ou les catalogues sur CD Rom. C'est cela qui fait la différence". |
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Prix de la commercialisation : Couvoir du Moulin Brûlé, à Saint-Branchs |
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Un CA de 62 MF pour cette société de 80 personnes spécialisée dans l'accouvage des canards. Depuis près de 50 ans, une maison reconnue en France et à l'étranger. Yannick Berraute, le directeur, commente son prix : "Nous sommes présents dans de nombreux pays, et ce n'était pas évident au départ, car nous travaillons avec des produits vivants. C'est plus difficile à distribuer que des boulons. Et nous avons doublé notre chiffre d'affaires depuis 93, l'export représentant entre 17 et 20 %". |
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Prix Spécial Touraine Export : Lestra-Sport, à Amboise |
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Ses sacs de couchage ont fait la renommée de cette société dirigée depuis peu par Eric Andrès. On y fabrique des articles de literie, en particulier des couettes. Le CA atteint 131 MF dont 20 MF à l'export avec une belle réussite en Allemagne, un marché reconnu comme difficile. Jean Malraux, directeur général, explique : "Nous sommes le leader du sac de couchage. Nos duvets sont présents aussi bien en haut de l'Everest que sur le Kilimandjaro ou dans la traversée de l'Antartique. C'est ainsi que nous avons acquis nos lettres de noblesse". |
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Les lauréats 1998 de Touraine Export. |
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Création d'entreprise La Société Chamsyl à Avoine, dirigée par Catherine Mulon. |
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"A sa création en 1996, Chamsyl commercialisait déjà du champignon sauvage déshydraté", explique Catherine Mulon. Vendus en vrac, en sacs d'un kilo ou en petits conditionnements, ils sont nettoyés, calibrés, passés au détecteur de métaux et conditionnés pour l'industrie alimentaire et la GMS. L'idée novatrice réside en l'association champignon et DLC (date limite de consommation) de 90 jours. Par rapport à la conserve, ce moyen permet de préserver toutes les saveurs du produit". |
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La Ligérienne de Navigation, à Rochecorbon, dirigée par Georges Marchand. |
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"Les Tourangeaux aiment à nouveau la Loire alors qu'ils l'avaient, pendant un moment, bien oubliée. Je pense que la réalisation de notre projet permet une promenade agréable aussi bien qu'instructive sur le fleuve royal. Nous proposons un commentaire culturel sur toutes les dimensions de la Loire". |
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Coton Fripon, créé par Valérie Lioret qui conçoit et fabrique des objets décoratifs et jouets en tissu. |
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"L'originalité et la créativité de ce que je fais ont dû contribuer à l'obtention de ce prix. J'ai de l'ambition et j'y crois, et je veux, dans quelques mois, passer à la création d'une Sarl". |
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Reprise d'entreprises La SARL Dafranpi à Château-Renault, dirigée par Gérard Dupety. |
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Il est décorateur en grès, porcelaine, faïence et verre et réalise des décors personnalisés et cadeaux d'entreprises. "Je crois que nous sommes sur un créneau porteur. Nos circuits de distribution vont aussi bien vers les associations que les magasins de cadeaux et les entreprises". |
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La Billebaude à Tours, dirigée par Marie Gaubert. |
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C'est un commerce de prêt-à-porter, vêtements de chasse, cadeaux et objets de décoration. "Nous avons des produits autrichiens ou anglais en exclusivité sur Tours. Ce qui nous amène une clientèle très ciblée sur la qualité et le confort". |
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Faivre, à Montlouis, dirigée par Lionel Biémon. |
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Cette entreprise de mécanique générale est spécialisée dans le repoussage de tous les métaux et la fabrication d'outillage de repoussage de découpe. "Nous sommes une petite entreprise par la taille, mais nous travaillons avec l'aviation, le CEA. Des établissements qui font référence". |
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Philippe MARTINET et Laurence FREMAUX |
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La SA Idesk de Pavel Pardo est proposée au concours national des Espoirs de l'économie. |
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