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L'euro, l'intelligence économique et les nouvelles technologies de l'information et de la communication constitueront les thèmes dominants de ce 4e salon Décideurs & Perspectives. Tour d'horizon des grands moments.
Jeudi 22 octobre de 14 h à 17 h :
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Faut-il rappeler que l'on pourra passer à l'euro dans moins de 10 semaines et en tout cas avant 2002 ? Des entreprises s'y préparent. Assister à la table ronde sur l'euro devrait les aider à passer à l'acte.
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Philippe Sassier et Jean Le Berre animeront la seconde journée du salon d'une table ronde sur l'euro. De grands témoins, banquiers et responsables financiers, chefs d'entreprise et journalistes européens interviendront face au public. Toutes les questions qui se posent aux chefs d'entreprise sur le passage à la monnaie unique seront ainsi traitées au plus haut niveau. Ils apporteront également aux auditeurs un témoignage direct sur la manière dont les autres pays réagissent. Les Tables rondes de l'euro accueilleront trois séries de grands témoins parmi lesquels Michaël Melcher, directeur général de la Commerzbank, William Nahum, président du comité euro de l'ordre national des experts-comptables, Heïko Engelkes, journaliste ARD (Allemagne), Thomas Kam du Wall Street Journal (Etats-Unis), Marc Rogerson (Grande-Bretagne), Michel Rattier ; du groupe Unilever, Jacques Pareuil, directeur des affaires juridiques et fiscales chez Ford France, etc. Des représentants de la société des Bourses françaises, d'une banque italienne et de la communauté européenne seront également présents aux côtés du Préfet et du Trésorier Payeur d'Indre-et-Loire.
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23 octobre de 9 h à 13 h :
Les Assises de l'intelligence économique
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La démarche d'intelligence économique doit être désormais entreprise dans les PME-PMI. C'est une question de survie à la mondialisation de l'économie. Rendez-vous au Vinci pour entendre messages et témoignages de choc et pour en débattre.
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La matinée sera consacrée à la présentation des enjeux essentiels de la société de l'information. Après les interventions de Michel Marchais, président de la CCI de Touraine, et de Michel Sapin, président du Conseil régional du Cen-tre, Philippe Caduc lancera le sujet (voir interview p.20), suivi de Roland Weyant, Henri Dransard, Hervé Burdin, Philippe Le Corviger et Yves Lecointre. De nombreux témoignages de chefs d'entreprise, parmi lesquels Jean-Paul Galande et Bernard Bolze, nourriront la fin de matinée, qui s'achèvera sur l'intervention de Jacques Barel, préfet de la région Centre, avec la présentation d'un schéma d'orientation possible pour la région.
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CONFERENCES
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pour l'entreprise
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L'après midi du 23, salle Descartes, quatre conférences mettront en scène cinq grands spécialistes européens qui communiqueront leur expérience dans des sociétés et groupes internationaux :
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France Télécom : la Net Compagnie
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France Télécom renoue le partenariat établi en 1996 avec la CCI de Touraine autour du Centre national d'études des télécommunications.
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Trois espaces d'expression présenteront des innovations technologiques d'applications quotidiennes, qui ne sont pas encore commercialisées, et des solutions aujourd'hui en service. Une série de conférences traitera des sujets d'actualité : internet, intranet, externet, réseaux européens, télécommerce, conférence téléphone et accueil téléphonique.
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CNET :
les solutions de demain
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Le télétourisme
Il est désormais possible de se connecter à distance et en temps réel à un site touristique éloigné et de le découvrir grâce à une caméra. A partir d'un écran tactile, la borne de consultation permet d'établir une liaison par le réseau Numéris avec le site de son choix. Les sites seront également accessibles sur des PC pourvus d'une carte de visiophonie.
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La commande vocale Les recherches du CNET ont abouti à la réalisation de solutions de synthèses vocales variées avec des applications dans le domaine de la vente par correspondance, la lecture vocale de télécopies ou de e-mails. Grâce à la reconnaissance de quel-ques mots clé, même noyés dans un flot de paroles continu, il est possible aujourd'hui d'interroger des serveurs ou de diriger des appels téléphoniques vers leur destinataire.
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L'internet de demain
Le projet BATRU développe sur un réseau internet à haut débit des services de visiophonie de type Web, enrichis de séquences vidéo, de présentation d'objets en trois dimensions, d'outils de travail coopératif et d'une authentification par carte à puce. Des expériences sont actuellement menées avec le Crédit Mutuel de Bretagne qui offre un service visio banque pour un dialogue ou des opérations réalisées en direct et à distance, ainsi qu'avec le groupe des 3 Suisses autour de son catalogue multimédia. Le projet BATRU a été déclaré d'intérêt national dans le cadre du programme "autoroutes de l'information".
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ALAIN CAHEN,
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un grand consommateur de services
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Qu'est-ce qui motive la présence de la SNCF sur le salon Décideurs & Perspectives ?
Alain Cahen - Ce salon est pour nous l'occasion de montrer aux décideurs que la SNCF est une entreprise de services à part entière et que son offre en direction des entreprises concerne autant les déplacements de personnes que le secteur du fret et des messageries. C'est la raison pour laquelle, cette année, les trois activités du transporteur que nous sommes sont présentes sur un même stand.
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La SNCF est-elle, sur la région Centre, un grand consommateur de services ? - Evidemment, oui. Sur un montant global d'achats de 750 MF en 1997, 210 MF ont été consacrés aux travaux et prestations de services. Ce qui signifie que bon an, mal an, nous faisons travailler plus de 280 entreprises régionales dans des domaines aussi variés que les transports, le nettoyage, le gardiennage, la maintenance ou les prestations intellectuelles diverses.
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En tant qu'acteur économique, que représente la SNCF au plan régional ?
- C'est une entreprise de 5 700 personnes, ce qui doit nous situer au deuxième rang des employeurs d'Indre-et-Loire. En 1997, nous avons réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 1,3 GF et le montant de nos investissements a atteint 380 MF. Cela dit, derrière ces chiffres, il y a une entreprise qui bouge et qui, sous l'impulsion de son président Louis Gallois, s'est résolument tournée vers ses clients. En deux ans, notre gamme tarifaire a été totalement revue, de nouveaux services à la clientèle se sont développés, notamment avec les engagements, et de nombreuses liaisons ferroviaires se sont encore améliorées, en particulier sur Tours-Lyon et Paris-Bourges. J'ajouterai pour finir que le travail de fond mené sur le TER avec le Conseil régional porte ses fruits et c'est l'une des satisfactions majeures de ces derniers mois. D'ailleurs, nos résultats sont là pour attester du regain que connaît le transport ferroviaire actuellement : nous sommes globalement sur une tendance qui avoisine les 10 % d'augmentation de trafic depuis le début de 1998.
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Dans un nouvel environnement concurrentiel, la démarche de l¹intelligence économique est capitale pour l¹entreprise.
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Philippe Caduc, directeur de l¹agence pour la diffusion de l¹information technologique, participera aux assises de l¹intelligence économique, organisées dans le cadre du prochain salon Décideurs & Perspectives à Tours. Il affirme que ce concept est porteur de nouveaux marchés et d¹emploi.
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Directeur général de l'ADIT depuis 1994,
Philippe Caduc est un spécialiste des questions d'intelligence économique, auteur de nombreux rapports et intervenant pour le compte des administrations et des grandes entreprises françaises. Il est, en outre, secrétaire exécutif du Comité pour la compétitivité et la sécurité économique, membre du collège d'experts d'EDF, du CEA et conseiller du président de l'ACFCI. |
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Qu'est-ce que l'intelligence économique ? Philippe Caduc - C'est l'ensemble des méthodes qui permettent à une entreprise d'être bien informée et de prendre les décisions qui s'imposent au moment où elles s'imposent. Ce sont des moyens coordonnés de recherche, de traitement et de protection d'une information utile à un décideur économique.
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Qu'est-ce qui explique aujourd'hui l'émergence de l'intelligence économique, comme outil incontournable du développement ?
- Des facteurs ont modifié l'environnement dans lequel s'exercent le commerce et l'activité des entreprises au plan local et international. Des facteurs politiques : on est sorti de la guerre froide pour arriver à une économie véritablement ouverte. On a vu des blocs économiques se former : l'Union européenne, par ex-emple, nous est familière, mais il y en a d'autres. La globalisation de l'économie, plus qu'hier, est donc façonnée par des réseaux, marchands, financiers, des réseaux de recherche, de production. C'est un autre facteur général : l'activité s'exerce sur une base de plus en plus mondiale. Le troisième facteur est technologique : la compression de numérisation de données, par exemple, a donné naissance à l'internet et bientôt aux autoroutes de l'information, ce qui a tendance à contracter l'espace et le temps.
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En quoi les nouvelles technologies de l'information et de la communication changent-elles la donne ?
- Elles bouleversent largement l'environnement concurrentiel des entreprises qui devient plus mouvant, plus complexe, moins visible, plus global, plus dangereux aussi, plus menaçant puisque la concurrence peut venir de plusieurs milliers de kilomètres. Cette impérieuse nécessité de revoir nos comportements à l'international a été désignée sous le vocable d'intelligence économique.
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Comment se situe la France en ce domaine ?
- La France est en retard. Mais qui est en retard par rapport à qui ? Cela n'a pas grand sens de généraliser. En revanche, ce qui est sûr, c'est que les PME-PMI sont plutôt en retard sur les moyens dont disposent les grands groupes industriels pour exercer leur activité sur une base mondiale. On a beau leur parler de marchés lointains, de technologies très sophistiquées, leur quotidien, ce n'est pas cela.
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Est-ce grave pour les PME-PMI ?
- Oui, je le crois. Aucune entreprise ne peut considérer que son marché est local, protégé. Il n'a plus de vocation à l'être. Je le répète, l'intelligence économique, c'est une méthode, un état d'esprit qui permet d'aborder les changements qui s'imposent, dans la vie politique, économique, technologique, etc.
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Devant la masse d'informations aujourd'hui accessible, lesquelles doivent être captées en priorité par un chef d'entreprise ?
- Celles qui vont lui permettre de mieux anticiper l'évolution de son environnement, à la fois concurrentiel, scientifique, tech-nique, normatif, réglementaire, stratégique. Il doit faire circuler cette information dans son entreprise. Enfin, une fois qu'il a senti quelque chose et mis en place les moyens de le vérifier, il doit en tirer des enseignements pratiques et agir. Con-crètement, les méthodes de l'intelligence économique lui permettront à l'international de faire valoir son image, son produit, de se positionner intelligemment dans des réseaux étrangers, de bien comprendre quels sont les acteurs-clés, les conditions d'une entrée réussie sur un marché étranger, la culture, les procédures, les structures.
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Puisqu'il y a urgence, comment accélérer le mouvement ?
- Il faut créer l'appétence vis à vis de l'information, en montrant que c'est peu coûteux au regard de ce que cela rapporte, que cela ne fait pas perdre du temps mais en fait gagner, au contraire, que c'est un effort collectif dans une entreprise : le patron peut répartir les responsabilités, déléguer plus qu'il ne le fait aujourd'hui. C'est un investissement très productif.
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Par quoi commencer ?
- Il faut démontrer par des cas concrets comment régler les problèmes pratiques dans l'entreprise : ³Faites-vous ap-pel à l'information, quelles sont vos sources, comment les qualifiez-vous, comment les utilisez-vous, comment faites-vous circuler l'information dans l'entreprise ?² Puis développer l'appétence pour des marchés moins connus que les mar-chés traditionnels, souvent étrangers, ainsi que l'envie d'utiliser les nouvelles technologies de l'information et plus généralement de l'innovation, technologique, innovation d'organisation, so-ciale... Je crois qu'il faut inciter les entreprises à adapter leurs structures aux futurs enjeux : technologie, 35 heures... C'est à inclure dans les objectifs de l'intelligence économique.
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Les nouvelles technologies de l'information sont- elles réellement un outil de ce développement ?
- L'internet est le grand réseau qui commute les hom-mes et toutes les entreprises entre elles. C'est extraordinaire pour la prospection, l'avant-vente, la vente et l'après-vente. Les technologies de l'information, type internet, intranet, favorisent ces échanges. Il est nécessaire de se faire référencer aux bons endroits, de faire valoir son information partout où la prise de décision peut survenir, de savoir quels sont les forums de discussion sur lesquels se retrouvent les investisseurs, quels sont ceux que consultent les banques, les personnes chargées de conseiller les entreprises qui veulent s'expatrier... C'est là-dessus qu'il faut organiser sa présence, son message. C'est très important.
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Qui peut aider les entreprises en ce domaine ?
- L'Etat, à travers l'ADIT, et les CCI, comme l'explique Roland Weyant dans son livre blanc sur le sujet, peuvent les aider à prendre les virages qui s'imposent en matière de technologie de l'information, d'innovation et d'exportation.
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Quels projets accompagnez-vous en Touraine ?
- Un projet Adit-CCI de Touraine est en cours qui pourrait aboutir dans quelques mois. L'idée est de créer en Touraine une sorte d'intranet, c'est-à-dire un internet dédié à une région et à ses entreprises dans lesquelles, d'une part, l'Etat et tous ses services, publics, parapublics, de la préfecture à toutes les directions techniques, en passant par la CCI, l'Anvar, les laboratoires universitaires et, d'autre part, les entreprises, puissent être présentes sur un même réseau, y mettre leurs informations que l'on puisse échanger en temps réel. Ce serait une sorte de guichet unique virtuel, électronique, avec des mots de passe. C'est une grande nouveauté qui commence à être mise en place à Caen où l'on assiste à un réel engouement : plus de 200 entreprises du département ont demandé à avoir un mot de passe à l'annonce même de cet intranet. Nous envisageons également ensemble de mener une stratégie globale de valorisation des atouts de la Touraine sur le réseau internet en vue d'y faire venir des investisseurs étrangers. D'autres pays, l'Allemagne, l'Angleterre, la Belgique, sont extraordinairement actifs sur internet...
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L'objectif de l'intelligence économique est de créer de la richesse en permettant aux entreprises de se développer. Peut-on déjà mesurer les incidences sur l'emploi ?
- Oui. Nous avons actuellement suffisamment de recul sur le département de l'Essonne où ce genre de programme permettant à l'entreprise d'être innovante, mieux informée, plus agile, plus exportatrice, a démarré en 1994. Avec deux millions d'investissements initiaux, par le Con-seil régional, la préfecture et d'autres organismes, dont l'ADIT, nous avons créé en quatre ans 250 emplois directs : des personnes ont été recrutées par des entreprises qui participaient au programme pour la collecte, le traitement de l'information, etc. Les effets indirects en terme de création d'emplois sont plus difficiles à analyser. Toutefois, avec ces deux millions, nous avons permis à trois entreprises de créer au total 30 millions de dollars d'exportations supplémentaires. L'une a exporté en Corée, les autres aux Etats-Unis. Elles ne connaissaient pas ces marchés. Nous les avons accompagnées.
Propos recueillis par Odile MENARD
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L'agence pour la diffusion de l'information technologique
est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du ministère chargé de la Recherche. L'ADIT collecte, traite et diffuse les informations scientifiques et techniques internationales, en vue d'accompagner le développement des entreprises françaises. Elle contribue en particulier au développement des activités de veille technologique et stratégique sur l'ensemble du tissu industriel français, à des travaux de prospective sur l'évolution mondiale des sciences et tehniques, à la réalisation de dossiers de synthèse sur les stratégies technologiques et industrielles en France et à l'étranger.
Contact : 01 44 18 31 39 - Internet : http://www.adit.fr
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Dans un nouvel environnement concurrentiel, la démarche de l¹intelligence économique est capitale pour l¹entreprise.
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L'information sert l'action, à condition d'ouvrir "les yeux et les oreilles" de l'entreprise...
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Bernard Bolze, PDG de Sanitaire Equipement, fait entrer l'intelligence économique dans son entreprise.
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"Les outils de l'intelligence économique ? la difficulté n'est pas là. Quand on sait ce que l'on cherche, l'outil vient tout seul", assure Bernard Bolze, responsable de Sanitaire Equipement, engagé depuis six mois dans cette démarche.
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"Moins une
question de savoir que de savoir-être "
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La collecte, l'analyse, le traitement et la diffusion de l'information supposent et né-cessitent une organisation en interne, privilégiant des relations transversales plus que verticales entre les membres de l'entreprise. Chacun devant se considérer autant consommateur que fournisseur d'informations. Car si la volonté du chef d'entreprise est la condition sine qua non à l'origine de la démarche - c'est le décideur qui transforme l'information en action - tous les membres de l'entreprise sont autant de sources et de vecteurs d'information : "Mais le faire passer dans les faits, ça c'est difficile. Certaines personnes ont naturellement cette attitude de qui vive et de curiosité à l'égard de leur environnement, d'au-tres pas du tout", estime Bernard Bolze, qui considère que l'intelligence économique tient moins à une question de savoir que de savoir-être.
D'où l'intérêt de formaliser la recherche d'information et de s'organiser pour introduire et généraliser un état d'esprit de vigilance : "Même si nous en sommes encore à une phase de sensibilisation, petit à petit nous instituons des habitudes : les commerciaux rédigent un rapport d'étonnement suite aux contacts pris à l'extérieur de l'entreprise (visites de clients, salons, voy-ages à l'étranger etc.). Nous avons passé un contrat avec un ingénieur conseil qui, dans notre secteur d'activité, nous envoie les extraits de brevets parus en France et à l'étranger. Nous commandons et nous étudions ainsi les plus intéressants. Il a aussi pour mission de défendre nos marques, ce qui nous a d'ores et déjà permis de réagir à l'encontre d'une société allemande indélicate", précise Bernard Bolze, qui reconnaît que savoir ce que font les concurrents à l'instant présent c'est bien, mais que l'idéal est de con-naître ce qu'ils feront demain. Etre capable de détecter les nouvelles tendances, avoir une vision prospective, bref passer d'un mode réactif à un mode anticipatif dans la prise de décision, c'est le but de l'intelligence économique. Se convaincre de l'intérêt d'une telle démarche n'est pas difficile, plus compliquée est sa mise en oeuvre. Toutefois, dès lors qu'on sait ce que l'on cherche et pourquoi, la question de savoir comment s'en trouve simplifiée.
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Trouver
l'Information, et vite !
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Toute entreprise est confrontée à des difficultés liées à l'évolution des marchés : cependant les PME-PMI, disposant de moins de ressources que les grandes, subissent encore davantage un environnement toujours plus complexe, la pression con-currentielle internationale, en même temps qu'un accroissement exponentiel des flux d'information.
La nécessité de disposer d'accès rapides à l'information, pour répondre à l'accélération du rythme d'évolution des marchés, est compliquée par la masse d'information disponible : celle utile à l'entreprise, diluée, est ainsi de plus en plus difficile à identifier. Conscient de ce problème, le réseau des CCI s'est organisé. Celle de Touraine a mis en place un système d'information à destination de ses ressortissants, dont le point nodal est le CIE. L'équipe qui y travaille propose un service de recherche gratuit (l'accès à l'information est payant), soit en interrogeant des bases de données : tout savoir sur le concurrent, connaître le fournisseur de la vis à trois têtes, le marché des boîtes à pizza ou la liste des SSII au Portugal etc, soit en se renseignant auprès des conseillers techniques. Le produit innovant Actu-business (voire p.26), créé par ORT, la Nouvelle République et la CCI, est à la fois une source et un service d'informations dont les entreprises tourangelles pourront profiter à la fin octobre : "Tout pour réfléchir vite et bien décider", résume Jean-Jacques Jouhanneau, responsable des nouvelles technologies de l'information à la Nouvelle République. Anne-Christine BECARD
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INTERNET
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et être vu
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Il y a l'information qu'on va chercher et il y a celle qu'on délivre. Un site sur internet pour faire connaître l'entreprise et ses produits est un moyen efficace. A la seule condition d'être bien référencé : "Vous pouvez ouvrir un site, si personne ne "passe devant", il ne sert à rien", assure Jean-Jacques Jouhanneau. Outre la simplification des procédures et l'intérêt financier, choisir de passer par le service NR /CCI pour ouvrir son site offre l'intérêt majeur d'entrer dans un flux de circulation. En effet, le réseau Loire Valley on line est un nom évocateur partout dans le monde.
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